‹ Les coulisses de l'expositionChapitre 9 sur 212 · GRANDE REMISE · texte numérisé non relu

GRANDE REMISE

Ce qui se rapproche le plus de la voiture qui dort sous votre remise, c’est le coupé ou la Victoria au mois, à la semaine, à la journée. Un mot à l’adresse d'un des grands loueurs de Paris, et le lendemain vous avez à votre porte un véhicule élégant, confortable, traîné par un cheval vigoureux et fin, ayant sur son siège un cocher correct, habile. Il est même des gens pour qui le système de la voiture au mois ou à la semaine est bien plus pratique et intelligent que celui de l’écurie et de la remise dans la maison. On sait exactement, en effet, ce que cela coûte. Pas de coulage, ni de filouterie à craindre de la part de son cocher. Le prix du foin et des avoines vous est indifférent. Si votre cheval tombe malade, on vous en donne un autre. S’il meurt même, quelques regrets bien sentis, mais économiques, remplaceront très avantageusement les désagréments que vous auriez pour le remplacer. En un mot, avoir sa voiture au mois, pour un homme à son aise, est la manière la plus moderne et la plus sûre d’être bien servi sans se faire le moindre mauvais sang.

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