‹ Les coulisses du passéChapitre 12 sur 70 · LES RIVAUX DRS GRANDS HOMMES · texte numérisé non relu

LES RIVAUX DRS GRANDS HOMMES

CSorneille compara l'auteur de Phaéton à Ovide et à Lueiea. Décidément BouraauU avait cette famille heureose. Les deux Esope imprimèrent au talent eomiqae de

Boursault quehiue chose de plus philosopinque et de plus viril. Cependant» Esope à la cour, je le rappelle, ne fut joué qu'après sa mort, et le succès des Fablea d'Eaope faillit être compromis* Dans chacune de ses -soènes , Esope dit une fable empi uiilcu à l^hèdre, en ne craignant pas de braver le parallèle avec La Fontaine.

A la première représentation, le publie coflunença à murmurer de cette dyssenterie d^apologues. La pièce était perdue , on n'eu était encore ({u'à la troisième fable. Raisin, le jeune, un acteur fort aimé , qui Jouait Esope , 8*aYança vers le parterre et dit q[ue si la répétition des fables fatiguait Tauditoire, il était inutile qu'il continuât, ayant encore douze apologues à réciter. Le pul)lic fut dominé et donna à Tactcur des applaudissements dont profitèrent ensuite sans obstacles toutes les fables qu*il débita. Raisin était intime ami de Boursault, et ayant eu rhonneiir de souper chez M. de Vendôme avec La Fare et Gbaulieu (sa femme, elle, montait plus haut et était reçue ches le grand Dauphin), y avait affirmé que Boursault faisait les vers mieux que Molière. Boursault s'en défend dans une de ses lettres, avec une modestie mal assurée. Dans une lettre suivante, il fait, à la mort de l'acteur, épigramme admirative à ce dernier.

Les emprunts les plus remarquables que j*aie faits à Boursault sont déjà des citations d'Esope. 11 est impossible, cependant, quand on parle de Tauteur, de ne pas rapporter cette réplique dont la iFerilenr est consacrée ,

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