ORESTES
Le ffloortre de mon père te fait cette destinée.
KLAlTBimitiaA.
■alliear à mol i jTal conçu et aouiri oe terpaat. Le tante fai mis épaûf aaMi disait vraL
OR£STES.
Tu as tué le père, ta mooiTM par le fiU i
Il y a iraiiâ ûo yi^QmiQv ordre daoe cd »upj?^8ie
Il ne faut paa croire oi^ndant que loul ait ee «ano-
tère de fatalité antique exclusif de toutes les idées d'un monde nouveau. Ainsi voilà, à ia ijiU des iiept Chefs contre Thèbea^ cette simple et grave annonce du héraut qui répond à des sentiments que Ton gionfieraît aujourd'hui, et amène un meuvement touchant d'Antigone, auquel ne manquerait pas» dans uos théàtreSi la bympathie de cœur d'une seule sœur ;
LK IIKKAIT.
Il niG faut annoncer co qa'onl voulu et décrété los chefs du peuple de celle ville de Kadmos. Il leur plaît qu'Etheoklès, à cause de son amour pour la patrie, soit enseveli dans cette terre vénérée. 11 a reçu la mort en repoussant rennemi <U la Tille. Irréprochablement déToué am dieux de m yàra, il ait tombé là oik il est beau aw Janoaa hommes de tomber. Voilà ce qu'on m*a ordonné de yous dire. Maintenant il leur platt que le cadavre de son frère Polyneikès soit jeté hors de la ville sans sépulture, et livré aux chiens, car il eût dévaâté la tem des Eadmeïones, si un dieu no se fût opposé à sa lance.
Mort, il gardera celte souillure. Malgré les dieux paternels, il leur a fait cet outrage d'avoir voulu s'emparer de la ville, en menant contre elle une armée étrangère. C'est pouquoi, en châtiment de suu crimot les oiseaux carnassiers seront son immonde tombeau, tt n'y aur^ point de libations versées sur ses cendres, ni gémissements, ni lamentations sacrés, et il sera privé du cortège de ses amis, ce fUnèbre honneur. Telle est la volonié des cbeft Jkêùmfimê»
autigone.
Et moi, je dis aux chefs des Kaduieïoues : 4ucuu m veut Tensevehr avec moi, seule je le farai, et Je braverai font le danger. Il œ m'est point honteux d'ensevelir mea firère et d'enfireindre en ceci la volonté de la ville. mg dont ftona aeattis nés liaa dam a tme
grande force, enfants d'un père malheureux et d'une mère malheureuse. C'est pourquoi mon cœur veut rester fidèle à ce malheur, et, vivante^ je resterai la sœur de ce mort. Les loups affamés ne dévoreront pas sa chair. Que oui ne le pense. Moi-même, bien que fsmme, je creuserai
THiATRB ANTIQUE ET ÉTRANOBR, 96
M tombe, «t je le oonv^ini de U ^ouitière apportée dant un pU de msù voile de lia. Qne Bill M iM UftM en eeei ; f avrat le eewtfe #^fir •( 4'aclievir mon aotfOD.
Dans les Perses, voici ce que dit l^ombre de Darius à ia vieille Atossa» mère de Xerxèe»
C'est mon fils qui a tout fait, qui chargeant de chaînes le fameux MesponUM, comiie «n eac9a?e, espérait arrêter le êMù ieufe teeikMoa, nhmmr U te d» détreil, et à reiéi de liaM f eiiée 9«r ie nirteau, ouvrir nue voie immenae à one Imoiease arméei Utf» qui étaiii mortel, espérait remporter sur tous les dieux. Comment mon fila a-t-11 pQ être saisi d'une telle démence f le tremble qaa lea crtndaa A abondantes riche<:scs que J*ai amafiéea se eoiant le proie du fMMlv^i voudra s'en ombrer.
AToaaA.
lorxès a C^t eela coo^cill*^ par do minvais liommes. ils lui ont dit ^ ta avais conqul-s par yé\)6e de grandes riche^f^es à tes enCaotay
tandis que lui, par lâcheté^ ne coinl)attait que dans ses demeures, sans rion ajouter à Ja puissance palernclle. Ayant souvent reçu de tels reproches de ces mauvais hoaunes» il partit pour cette expédition centre fleUas^
LE SFtCTKE Di: DAIl£i08.
Ainsi c'est par eax -^uo a'ast acoon^fci i» am^féme désMUc^ iïT<^mt rabie à jamaia !
Est-ce qu'on ne croirait pas eulcndre, en changeant quelques termes rexuius impossibles par la différence des temps, l'ombre d'iua eonquéroat Mipértal irop illustre s'adressant à un descendant, œhii ^ui, 4ui aussi, se fût • cru volontiers le droit de faire fouetter la mer!
Ua peu plus loin, vo4ci les paroles io4Miiia«ktes que Darius adresse à Atossa et qu'Eschyle ne endnl pas de ' faire reporter a^ec olénasce» Mt la eoèm attique, à l'en- JMsd vaincu de la Grèce "*
£t toi, 0 vieille et cbère mère de Xerzèa, étant retournée dans ta ' "taoure, choisis i)Our lai de tiems v^iemeMa, «t ira «a^vwt de ton ^Is. fin edet, il Ji*a plnn antmir de son corps que des lambeaux de vôtement aux couleurs variées, qu'il a décbiréi» dans ia douleur de sei maux. *Conflole-le par do douces paroles.
un couustts DU PAsnfc.
^Eschyle, en dépit de son génie, était modeste. Ses frères l'exhortaient à composer un nouveau I^œan. « L'hymne antique de Tynnychus » leur dit-il « est excellent; je 'eraindrais bien qu'il n'en fût du mien comme des nouTellee statues comparées aux anoiennes, car celles-ei» avec toute leur simplicité, sont tenues pour divines, tandis que les nouvelles, travaillées avec tant de soin» sont «admirées, il est vrai, mais il y en a bien peu qui pro-» duisent l'effet d'une divinité. »
n n*en ressentait pas moins les ingratitudes de ses concitoyens entraînés vers un génie plus jeune et plus sympathique* Il y a dans cet abandon d'Eschyle pour Sophode par les Athéniens quelque chose qui rappelle nos ancêtres se détournant peu à peu de Corneille vieillissant, vers la Melpomène aimable de Racine. Corneille, lui du moins, ne s'expatria pas, mais Ëschyle so retira en Sicile, près d'un tyran intelligent, grand coUectioiineur de poètes, Hieron, qui avait déjà fixé à sa cour Épicharme, Simonide et Pindare. On sait la légende finale du tragique. Je laisse à La Fontaine le soin de la racontar :
Même précaution niiif;it au poëte Eschyle. Quelque devin le menaça, dit-on,
De la chute d'une maison ;
Ans tllOt il qnittt la vUte, Mit son Ut en plein champ, loin des toits, sons les cieux. on «iale qui pomil an l'oir ane tortao Pssst par là, l'homme, et sur sa tète nm. Qui parut un morceau de rocher h ses yeux.
Etant do cheveux dépourvue, Laissa tomber sa proie afin de la casser; Le pauvre Eschyle ainsi vit ses jours avancer.
Si la légende avait un fondament réel, remarquons qu'il y aurait eu dans tout ceci quelque chose de singiilièrement fatidique à ce qu'Eschyle ait été tué par un
nCÉATRE ANTIQUE ET ÉTRANGER. 97
aigle ; et pour excuser les familiarités de la muse du bonhomme La Fontaine, igontons tout bas qu'Eschyle était un épicurien de génie, et ne traînaillant jamais mieux,
— c'est Plularque qui est la mauvaise langue, — qu'en s'cchauffant à Tintérieur avec la boisson dont Thespis, selon la tradition, n'utilisait dramatiquement que la lie, et encore à Textérienr.
Aristophane est Tanoétre» non-seul«nent de la oomédiCt mais du journalisme. Le théâtre satirique è Athènes
était la seule institution qui tempérât les excès du pouvoir si variable, mais presque toujours oppressif sous toutes ses formes, monarchie, oligarchie, démocratie. Une re-» présentation théâtraie était un journal tiré à trente mille spectateurs, journal qui, à toutes les libertés modernes de la presse, unissait toutes les immunités actuelles de la tribune; car il était permis à Aristophane de se moquer des dieux à l'occasion même de leurs fêtes, tout en dénonçant Socrate, qui n'éluit coupable que de scepticisme à leur égard. Cependant, Athènes eut aussi ses lois de septembre, qui défendirent la personnalité nominale.
M. Deschanel a publié une étude très-intéressante sur le poète comique grec — étude dans laquelle il le venge des dédains de Lahaipe, professeur de goût en seize volumes, et complète la réhabilitation de ce vif esprit — solidairement avec Sohlegel, ce maître quelquefois injuste, mais le plus souvent si large et si nouveau dans les ai)erçus. Les obscénités d'Aristophane, que M. Deschanel ne cherche pas à voiler, s'excusent par une religion qui n'était qu'une pornographie — par Tabsence de femmes aux r^résentations théâtrales-* par les influences
LB8 G0ULIB8B8 DU PASsé
du cHmat, voire môme des costumes ou, pour mieux dire^ du peu de costume. — Aiistophane, c'est Molière uu.
M. Descbanel» dans son excellent ouvrage, me parait apprécier avec beaucoup d'impartialité la part — dans tous les cas bien haïssable — qu'Aristophane eut à Ta perte de Socrate. Son ])oiiit de vue est moins paradoxal ([ue celui de M • Eugène Loudun, qui» dans un livre, du reste curieux, les Deax Pagwniamea^ semble conclure à la justice de Tarrét qui a immolé l'illustre philosophe. C'est faire remonter un peu haut, ce me semble, rinfaillibilité des inquisitions.
En revanche, M. Deschanel me paraît trop dur pour une pièce de notre époque, que du reste il ne connaissait qu'imparfaitement et dans laquelle il croit voir des pointd
de ressemblance avec: l'affaire de Socrate et des Nuées ; c*est beaucoup d'honneur pour la Propriété c'est le vol ! cette personnalité, mêlée de couplets, qui donna surtout du retenfisseuient ft la série des parodies réactionnaires en 4848. A côté de plaisanteries assez plates, il y avait là une charge assez amusante des utopies démagogiques.
Les conséquences du droit au travail (on sait que la thèse a été plaidée très^sérieusement par M. Billunlt, depuis ministre de f Empire) nous y montrent un bourgeois rasé, coiffé, rechaussé, rhabillé, remeublé, remis en couleur malgré lui, — et la suppression de l'argent (uu moment décrétée au 15 mai), amenait sur la scène du Vaude- Tilleune sorte de Bourse comique, où le même bourgeois échangeait sa marmite, qui: lai restait seuTe, contre du bœuf, et n'avait plus rien ensuite pour faire cuire son Lœuf, faute de faïence. La pièce dut son succès un peu à la beauté des formes de M"^ Octave, une Ève (la pièce commençait dans le Paradis) (|ui n^vait rien de défendu pour le regard, et surtout ù la mise en scène personnelle
THF.ATHK ANTîQl'i: VT i'tI? WCKR.
de Proudhon trè8i*reooQnai88able avec le masipie de Taotear (Delannoy)^ — tour à tour serpent dans TEdeni ministre de l'intérieur et fabricant de corsets sous In République, enfin destructeur complet do riiumaiiitc. Sans eiLcuser cet abus des traditions aristophanesques, il faut se rappeler que» lors de raj^fMuntipn de la pièce, l'on n'était pas loin des journées de Juin, que nous devions revoir encore des épisodes rév(jlutioaiiairps, et que la société, ayant peut-être à ce moment (noveml ro lsi8) plus à craindre des entreprises de la rue <pie de l'absorption autoritaire» se défendait comme elle pouvait. Proudhon, no« tamment, avait été presque compromis dans ces journées do juin, où ou l'avait vu du côté de la Hastille, « s'enivrer de la sublime horreur de la canonnade. » Toutes ces cousidérations n'eussent pas suffi à amnistier le pamphlet mêlé de chant des auteurs du Vaudeville, si, à la suite des traits tellement violents, qu'ils passaient évidemment pardessus la téte de l'homme qui en était le point de mire, ne s'était trouvée en guise de réparation, une sorte de bouquet rimé. Eve, à la fin , disait à Adam en lui parlant du serpent à lunettes :
Notre oppreisevr n'« pts ftae mëebaate, Sa force môme atteste un noble cœur, C*est pour le bien qu'il cherche, qu'il inventa, Mais il est myope» et voilà son malheor
Si bien qu'à lutin la satire tournait presque à lu réclame. Tout le monde s'embrassait, et l'ogre du ao<uaU&ma a'était plus qu'un bénisseur,
M. Deaehanel, ea flétnasant à bon droit les peraoïuisr litét du théâtie, i<;uorait sans doute ees circonstanees atténuantes. Dans tous les t as, si Aristophane a préparé les accusations sous lesquelles a succombé âocrate, et ai Aaito0 se pendit d» ééms^Qit da les a^oir ÎêH réussie.
100 LIS COUUattB DU PASSÉ.
M. Clair viUe et la mémoire de Jules Gordier ne doivent poini porter la peiae de Proudhon, oondanmô pour délit de presse et s'ezilani dans des temps tout différents de
ceux qui avaient vu naître cette pochade de combat. Ce qu'il y a de plus curieux, c'est que ce nom de Jules Gordier n'était qu'un pseudonyme d'Eiéonore de Vaulabelle» frère de M. Achille de Vaulabelle, auteur de VBiatoire de la Bestavration et ministre de l'instruetion publique sous le général Gavaignac, à peu près au moment où se débitait sur le théâtre du Vaudeville cette polémique dialoguôe antirépublicaine au premier chef.
Les abus incontestables ^ et qu'on ne saurait trop réprouver — de la satire dramatique ont pris fm avec les causes qui les ont amenés ; mais le génie satirique 8urvit« La Propriété c'est Je vol est oubliée. Aristophane — dont les Guêpes ont eu Thonneur, en inspirant Racine et les Plaideurs t de nous révéler que noire tragique français avait beaucoup d'esprit— restera. Le remarquable travail de M. Deschanel ne sera pas inutile à la gloire effrénée du comique grec.
Ce Sénèque le tragique — ou le philosophe — était bien le plus abominable et le plus làohe gredin qu*on pût imaginer. On doute que ses tragédies lui appartiennent. En revanche, ses crimes sont bien à lui. Quand je dis crimes, rinstituteur et le oomplaisant de Néron n'opérait pas précisément lui-même; mais son rôle rappelle celui que joua ce joueur de vielle —'qu'on ne put retrouver du reste — dans l'affaire Fualdès, et qui prêta le secours île son instrument aux meurtriers pour empêcher qu'on entendît le cri du malheureux qu'on égorgeait. Sénéque» lui, est chargé
THÉÂTRE ANTIQUE Wt ÉTRAMOUI.
de tromper le peuple et d'assoupir l'histoire. Quand Claude 0it immolé dans les tortures par Agrippine» c'est Séo^ue qui le met olBdenement au rang des dieox pour que son sang ne crie pas vengeance. Le MùoiUnr à Home, e^élaii
roijmpe.
Sénèqne n'empoisonne pas Britannicos» mais il en hérite* Il n'assassine pas hii-mème Agrippine» sa bienfaitrice, mais il approuve sa mort en conseil de ministres. Il a
écrit sur la clémence. Il maïKiuc, à la collection de ses œuvres, un traité sur le parricide. 11 est vrai que ce philosophe STare, ce lettré thésaurisenr, cet usurier rhéteur, prend parfois des allures de mécontent, de républicain, el donne à Lucain, son neveu, un exemple d'opposition à Néron. Shylock parodie Thraseas ; il cherche quelque temps à sauver sa yie par un fknz désintéressement, par mie honnêteté jouée. Puis il meurt théâtralement, lorsqu'il n'y a plus moyen de vivre, en dictant un discours, les veines ouvertes, et eu laissant sa jeune femme s'ouvrir les siennes, «— elle qui n'était pas condanmée, ^ mais pensant que, pour lui, cette réclame sanglante ferait bien aux yeux de la postérité.
Si ses tragédies ne sont pas à lui, elles méritent de lui appartenir, — tout au moins à en juger par Agamemnon. Le cœur, la passion, l'instinct scénique y manquent absolument. Tout est en récit, en amplification. On assassine Agamemnon hors de la scène. — Aucune lutte éncrf^'ique, aucun combat de l'âme ne précède l'attentat. Ëgisthe et Glytemnestre ont l'air de discuter ensemble le point de droit ; quelque traits vigoureux, mais en général toujours des traits de rhéteur. A travers nno forme surannée et parfois barbare, V Agamemnon de Remercier est cent fois supérieur. Il y a bien plus d'unité dans le plan, un choc bien autrement immédiat des passions contradictoires.
lot um mmuÊÊm m amp*«
plus do Traie oKaleur dans rnécutloii. Il a mieuii rattaché aussi à raotioa le personnage de Cassaudre. i.eiiii rcier u protité de Sénèque ; il lui a emfinuUÂ «flktr^ autre» choses mà b6iiMlirti# rgigan dit 4 C^ftwieatfe, l'hanse criminelle, à qni on a enlevé Oreste :
AeBd»-iiiol» ttmÙB'BHÂ mea ttsi B( toi» f— ifci Inl ioa pèva>
Mais en Bommé le poète national, tout déféctaeox (px*!! |
est resté, a amélioré le tragique latin.
Ui§t^itl yé§k ibdM pointe dA rapport ^v^Ccarneillo; 9Uiki il iiM^ vaeowiallMk à Favaqtagi» â« yéxn às^ <U)t9e
Théâtre, que le travail et la méditalian donnent à son oeuvre une réelle Kupériorité t^^r les éhituoUes de cet iwp¥<4viMUaiir eili^itfftt dopi lee piècea ae coif^pteut par «lUUma, Qa ppiimÂt GtMppaNir l^pa Yég^^uagsmid peintre qui n'aurait fait que dea émisses. L'écart est hien plus sou.^iblo encoic entre Lope de Véga ai bUakcspeare, bien que la critique les ait souvent rapprochés. Çe foi enri^siéviaa le génie de gh^eq^eare et ee qui le <Wt unifia daita yiû8ta|ra da Tari, o'aaft. la prodigieuaa xuriété des types i Roméo est amoureux comme GuUbaa e^t hideux i OtheUu est terrible coipiue Turtia est idéutô.
Qoei shima entra iiamict et UAQfi de ptodii^
9fi9kiMp q^Lmt e4 iUûk^urdIIl? Diraiiroa %tts la «vénie main a produit F%lstatf fi Tîmop d'Athènes t Chei^ Lepei, l'auiour ou plutôt l'orgueil de la patrie, la galanterie piiasiuvu^ôe, iexiiltutieu d^ ia rayante, le scnUmout de Vh44ipawr awrti^ aooi ia seorea exaiuaÀve de tau» les gra«^ effists. Shakespeare» papenani se» types dans tavUsa tss çtimsiH 44 ^ soe^été, 4^J^^ t^outei^ spihère& du mande
th^Utrb ahuous bt tauMam. W
anciea et nouveau, matériel ou imaginaire, d'une main peuplaut l'éther, de l'autre remuant la fange, e'est la révolution au théfttre. G'eat un génie roluner opérant un immense 89 de VinteUigenoe humaine ; — Lope de Véga, c'est toujours l'art gentilhomme — -même à travers toutes les concessioua au public populaire, même avec loua iaa laazi du grsteioso qui sont aouTont» dn reste» des j^lns fines et des plna incisives* Ainsi , lorscpue dans Je Meil»
leur Alcade est Je roi, Sanchc exprime la crainte que sa fiancée, au pouvoir d'un i^ersécuteur, n'ait été deslionoréa: € Gat homme n'a pas encore ta maltresse, lui dit Péiaft (le comique). — Qui te le fait crmret C'est que s'il
l'avait tue, il nous l'aurait rendue. »
La via de Lope de. \éi^ est bieu celle d'un poëtc dra* matiqjqe eaatiilan, U a connu tout se qu'il a peint, rien an delà. Il déhnte dans la vie par une évasion avee nn de ses camarades. K quinze ans, il luvtiela raaisen paternelle pour faire le tour du moii<ie. Partant de Madi id, et l'imagination allant jusqu'au pôle, ses reaaouroas Tarré* tant à Astorga. Espagnol dan» Fâme et catboliqua avant tout, sa jeunesse est toujours entre le froe et Tépée. U re<^'oit eommc sim|ilc soldat celte épée dont un duel malheureux fera plus tard la cause de sa perte* Il rêve d'entre» dans les ordres. IVamaur l'y srracbe. — Deux femmes ont dominé sa vie« On ne les connaît que sous les noms iictifs de Marsile et de Dorotliéc. De la dernière, Lope dit^ huit ans après l'avoir quittée : c Celle que je ne puis nommer sans me sentir aussitôt inondé d'une sueur de glace et de sang. » Ce qui n'empêche pas Lope de Véga do retrouver le calme dans un lien i«'gitime,. et de perdre ce eaime» tem[)orairement d'ahord, par rexiij^ à la suite de ce môme duel dont la cause a été mal éclaireie» et plus doolonransemeoit par la mort de sa j^wne femsae.
104 ïM couussn du passA.
11 retrouve dans une seconde union le bonheur dômes— tique, et, à ce moment, sa gloire est dans tout son éclat. Sa popularité va de la chaumière au palais, des dernières galeries da théâtre au Vatican. Urbain YIII loi envoie le brevet d'une dignité romaine. Le carrosse des cardinaux le suit; celui du roi s'arrête pour le laisser voir. Il est le but vivant d'un pèlerinage universel de rintelligence, et qualifié en 1610 de phénix des génies (fenix de las iagcnios) dans un acte d'officier public, — de l'immortalité par-devant notaire. Tout cela no fait pas Lope de Vég-a plus heureuxy et l'amertume déborde dans ses poésies intimes» les mémoires rhythmés de son ooBur. Au fond peut-être, sent-il (et il l'avoue) toute l'imperfection de cette littérature faite autant pour les besoins quotidiens de Tauteur que, parfois, pour les instincts éphémères du public, — la monnaie d'un grand esprit — le génie au détail. Il survit à toutes ses affections; sa seconde femme est au tombeau ; une fille naturelle, son enfant de prédilection, au couvent. Enfin, ce n*est pas pour rien que Lope a été au service du duc d'Albe. L'isolement, la désillusion, le vide dans la gloire lui font reprendre le froc jeté par lui autrefois aux orties des passions. Soldat et duelliste, et toujours épargné par le sort, c'est sous les coups de la discipline qu'aura seulement coulé son sang. C'est en disant la messe qu'il aura pleuré le plus. Il meurt et le cercueil où il git, le visage découvert, porté & bras par l'Espagne entière, fait un détour pour passer devant la fenêtre grillée de sa fille cloîtrée et sous les larmes de ces yeux creusés par l'austérité, » dernier hommage de tendresse qui dut rayonner plus doucement sur le visage endormi du grand poëte, — que tout l'éclat de ces honneurs royaux!
ML
TBÈÉOM AMTIQin KT ÉTRANOm. 105
rexcellenie Histoire universelle du théâtre^ de Royer, à
l'ai ticle de Lopc de Véga, cette citation et ce dialogue qui semble absolument contemporain de la vogue de la Biche aux Bois et du public de ïa Belle Hélène.
« Le prologue de son sixième Tolume de comédies, et celui du XIX* tome, écrits en forme de dialogues, signalent divers autres abus dont se plaignaient les auteurs de ce temps. C'est d'abord l'introduction des machines, des trappes, des apparitions et des vols qui menacent de bannir de la scène la littérature et la poésie. Le Théfttre personnifié se défend en demandant à son interlocuteur si le plaisir des yeux n'est pas complet pour lui quand il assiste à une coorse de taureaux*
r — Sans doute, répond célni-ci, mais n'ai pas entendu dire que jamais taureau ait chanté ou dansé. . « — Alors ne vous étonnez donc pas que le public recherche le spectacle qui s'adresse à ses yeux.
< — «Mais l'ftme n'est-elle pas la partie principale?
t La plupart desfemmes qui occupent les loges, et les ignorants assis sur les bancs, comprennent-ils la beauté des vers, la différence du bon et du mauvais style, etc. ? Beaucoup vont an théfttre plutôt pour se faire voir que pour écouter, t
Dans le premier volume des œuvres dramatiques de Lope de Véga, dont M. Baret nous donne la traduction précédée d'une excellente notice, se trouvent sept drames. Le premier est Y Etoile de Séville, qui, sous ce même titre, tai représenté en opéra, paroles de M. Hippolyte Lucas, musique de M. Balfe, sous la direction de M. Pillet. M™' Stolz, Baroilbet, et, si je me le rappelle bien, Duprez, étaient les principaux interprètes. C/est le sujet du Cid : le fiancé de la Ghimène venge l'honneur de son roi qui, en voulant attenter à celui de la jeune iille, a été lie tri
d*im affront «lortol par son fràr^ SaacJ^e (le fiancé) encourt la mort i)our avoir tué le frère d'Kslrclle. 11 se laisserait comiaouidr si le roi, eolm» veuiut couvrir sou trop loyal et trap dooik iMifumol, EstreUo» l»eii qu'elle aime éam BêbêAb, pofttia de donnenr 9e main au meurtrier de •en frorc. Et en oeln, la i)iè(30, inférieure du reste à la mjMisaa ti^agédie de C^oruûiiifiy âât aap^rieuro pour le dù» HDûiasiità rimune liraioma» oooim» itmar^uar Â^fkboute fieyir^
L'institution de la ro^rauté qui ne se manifeste, avec VEtoile de Saviilc, que dans sou prestige despotique et dittA aon infailiibiUié malsaiu^ -m relève d«n#: h Meii" leur Aleade est Je roU et n'y app«f ett phl9 QUi m^uu l'eapeet dâaM magistr^im evee iMite k grandeur Timpartia-
lité, toute rimplacabililc do la justice.
Ce dénoùmeut sublime du roi, Xai^nt éj^user par le ravisseur la iummsk (^iX a fli^n pour k ran4rQ eusuùe réhaMUÉ^ è aoa taaeé %pvè« reséeuti<Hi 4u eeupable, a été reproduit bien souvent. L'honneur n'en reste pas moins è Lope de Véga. Dans cette heureuse et cette fois complète inapirattoo. du pueia qaatill^ k Uom au uiYeau du iMid. JL'al iwwiHé ootta pjtknMd {
« Les rois sont comme l'hiver, ils font trembler tes
pauvres gens. »
Jbinoore dans Am(^ et ffi^nettr, les exigences de la
nymlôl Uua iufaaie amowrauaa d'un aoignaur lui dowie «a fanéaMTOua» dont pmQt^ à aa plaea un plua épria.
L'infante, qui oroit aToir appartenu à celui qu'elle aime, exige réparation, ^n complice présuuié est marié, Qu'impwlal pauf r|oa l'^uuiiwr du sang royal aoit satislait, qêù la jauaa fWM maure ai que son époux devienne aalui de rinfiiitai résignation de la jeune épouse condamnée est admirat>le* Tout s'^ciu^cU, ei^ini aprè^ u^e
, foiilo d'nveilhift» twirnnesquf*?, où nous voyons In douce femme du comte, sauvée x>ul' miracle, reparailre sous le tmwottamemiÊmk d'itt ««pilaûfee, rtlroiiver ma époux» tandis qae Tiiifaiite devient la fodinie Ae eehti qui Ke réeltotteal
déshonorée. Les deux première» journées sont des plus pittoresques et des plus dramatiques canceptîoue de l'auteur.
ie laissa de oôiô le Cavalier (tOljHedOt imbrô^lo CcmftiBT 1ê CbâUm0B$ amm vemgmaaa^ «etîoA beaucoup pki»
saisissante où Lopo do Végn, contemporain de Philippe ÎI •1 sendtié vouloir mettre en scèue leteri ilile drame de dou Garkm et d'Ëlisabetb, et Mmàarra àa Bâtard^ un ahaoa sublime, une orgie du génie, OÛ Victer HtIgO ft puisé hl ballade du même nom et dont Mallefille s'est luspiré pour sa glorieuse ehute des Sept enfants de Lara,
Je m'arrête de préférence au Mariage dans la mort, titre qui n'indique que le déMûment du drame héroïque» lequel se rattaclie à netre Msloire astiurtsf et last en
scè.ie les incidents et les personna<?es Hlustrés avec tant de conviction (au double point de vue poétique et lyrique), par M. Mermet, dans son Boland à Boncevaux, Alphonse le Chaste, sans héritier, veut donner l'Espagne . I après lui à Charlenuigne — malgré les plaintes et les reproches des hidalgos pati'iûtes; mais il s'en douve un Aeat la eolère est plus «spUoile : s'est Berjaavddel Garpio, une des grandes figures ÔXl Bomaneero, — bâtard de |«p Alphonse, qui retient prisonnier, depuis de longues armées le père du héros, craignant que, s'il épouse la sœur du roi (de qui il a ea BaniArJ)^ il ne fonde une dynastie à eété de eeBs qtti règoe al ae soaiiiis des prsjstQ poU* tiques.
Bernard ne se borne pas h'i ; il va trouver Gharlemagne, et c'est dans un langage non moins éle^ que la situation