L.iyiii^ca Uy GoOglc
iOS un cMHiLimi w FAtté*
«r Michel Beer aimait les lettres, la poésie; il eu avait le dilottantismo. Loisirs studieux, passe-temps choisis et délmtiM» Uiçhoï Beer n'avait rieu de oe fau qui dàvtra. de cette vocation qfui vous empêche de sortir vna hanra da vona^méme peur aHar firandra Vmf aliei la voisin.
Paëkc inpônieiix, aimable censeur, un peu Rceptique, pas^
sianné oomme voua et moi dana roocaaiont U était lait pour aiaiaf laa lattrea al panr an diaaauvir... < Tant la «sonda aonnatt la nma^na aampoaéa par
Meyerbeep pour cette tragédie de Struenaée, vieillie dan» sa forme et qui, en dépit de l'assistanee que lui prêta la piété fratamelle, n'a jamais pu se maintenir au théàtra« llayaHMT, lA'tdaMna* na aa fataaitpoinl iUoaian.Qai «aar veilleum aana dramatique, qui jamala ne l'alMindofiaa, lui disait que la pièce de Stnwnsro, telle que son frère l'avait
eona^o et exécutéa dans les formes admirativea da l'an^ aianna taa^édia alaaaiqiiat n*ètait i^ourd'feai paaaiUa» al d'antra part il aurait cm oommattra nn aaariléir^ an
vrant l'œuvre de Michel aux remaniements vulgaires de
quelque ihamalurge bien aoelienté. A ces raisons déjà
fort auftinantôs pour expliquer eominont, dii vivani da Mayarbaavi nulle tradnatton du Sirue^Êée aa fut oanaaatia,
il faut enoore joindre ealla*<ai, trèa«earaotériatique, à sa*
voir, que l'auteur des Huguenols et du ProphàL^ ii'aiiu^il pas ^ revenir sur ses anciennes coinppsitiQns. » Vaiai «nelqoaa détails < pria aiUauia, ^ aobivani la
inographia dp ¥ialial Baar:
« Michaël avait parcouru T Italie, séjourné à Paris, qù ses noml^reuses liaisons aveo }e§ plus \ï^n MpritS \v\ dérivaient \m twpa qua pluaianin fois i| rpgrptta. Toii) préa da aa ûn, il aongaaii à aller là a^ pat ipart BfPpn« nn
antre grand poëte moderne. Et pourtsnt, pendant sa der<^ nière année, il devint triste au milieu d'un travail 4 avaiif *
il eut de soml)rcs prosseiUiments. Bientôt la fièvre ohnnde vint s'asseoir à son ehevet et lui brûler la frool* Après
avoir ncèlmeol toofferty Miohftdl «xpira avee Muraga. n avait Iraata^troîa ana.»
J'ai été curieux de connaître comment un esprit eesentiûUemeai dramatique, Alex. DuvaK traita le sujet da StnieBaéa « dana uiia pièaa qni na fut Ja»aia jofuéa. I^a aananre a'y éteift oppoaéa,-*-la vaiaa,iiiiaa an aaèna, aomp»
tant encore daa parants snrle tH^na d'Angleterre (la cen> sure, à celte occasion, eut dû fixer à quelle génération il
y a praaorîption). ûuval s'axcuse presque, dana une ptàm ho»t d'avoir traité la ptèae dana la genre dit romantiqna, ^ maie enfin il fait entendre aun leoteufs qu'il peut bien
s eiu aiiailler une fois sur les pas de Shakespeare et da babiller. Ou uo saurait rieu imaginer de plus grotosqua
an point da vne do la phyaionomio loeala et de raaéai^ioii dn atyla, qna aatto tragédie bourgeoiaa et danoiao d*nn
académioien. On pourrait, en changeant les noms, trans^ porter lu pièce en Espaf^ne, ou Angleterre, en Russie, au dvoiii. Pas une saule des rtiformasde btruensée n'est dér signée i^ominalamaot, Q'aat un roman vulgairo« où Ton vent impoaer lea t nœnda de l'hymen » à Struenaéo , qui gOÙfe d'abord « auprès de la reine les innocents plaisirs d'une tendre amitié* » La raine douairière JuUana < vole à Ifi i^ageanoO)» loraqna ensuite « fttroanaéo aa oonaHpie daa faux d'un amonr qu'on ne peut arraoliar da aom aein qu'en Ini donnant la mort, v Cependant, dana tout ce que l'on a écrit sur ce sujet, y oompris la pièce de Michel Baer» il n*y a que la oomédia gourmée de ûuval oÀ aa trour* vettt une >u deux aitnatione vraiment bellea. Stfuauaéa» là, est grand et intéressant lorsque, chargé de fcire aiv rêter la reine mère, son omiemie, il envoie au roi, sur la demanda da aa pviaonniére, une lettre que eette-ei a intaiv
XA8 OOVUSSM DU PAMSA,
ceptée, et que le ministre avait adressée à la jeune reine. Ce sentiment du devoir qui porte Struensée à transmettre aB roi» sans Touloir le connaître , tm avk qui peut importer à rÉtat, bien qu'on loi fasse tfoinpçonner qae là peut-ètro est un danger pour lui, ce sentiment est aussi élevé que dramatique. Duval dénoue de la façon la plus scénique Tépisode où un traître vient demander à Garoline-Mathilde de se déclarer coupable, comme seul moyen de sauver Struensée en le couvrant de sa complicité. Caroline déterminée par son amour, dont les combats sont asseï habilement dépeints, va signer. C'est Struensée qui Traupèche, et le dénouement où Struensée meurt à ses pieds du poison classique ( que Duval se devait d'employer se rappelant à temps son titre d'académicien), n*est ni sans hardiesse ni sans passion en tenant compte , bien entendu y de l'infirmité naturelle de la forme , une sorte de jargon ampoulé, style de mélodrame en toilette. Tni cependant remarqué cette phrase mélancolique çt belle : « Le bonheur n'est pas fait pour ceux qui veulent le don* ner aux hommes. » I^a pièce d'Alexandre Duval, je le répète, de toutes celles faites sur ce sujet, serait seule susceptible de quelque effet à la représentation, poui vu qu'on la donnât a un théâtre secondaire, où le public n*eùt pas le moyen de se connaître en fait de littérature.
Pour achever de passer en revue tout ce qfui s'est fait sur ce sujet, disons que M. Edouard Mayer fit répéter en. 1855 un Struensée à la Gaité. M. Mayer connaît rhistoire, mais la dénature. Ijbl reine douairière est là, amoureuse de Struensée, avec des allures de Phèdre et de Médée. La censure fut encore pour quelque chose dans les empêchements mis à la représentation. Enfin — un poëte local — M. Bmnner a fait imprimer à Lille une pièce de Sirummée — d'allure dassique mais où cependant je
VaàktKM AMTIQUB R ilflMIOBI. 161
trouve ces deux vers par trop shakespeariens dans la
bouche de Christian parlant pour Paris ;
C'est là qu'il faut aller chercher ces odalisques i Avec qui le plaisir fait oublier ses risques.
n est asses facile de se rendre compte du earaeière de Struensée, quand on étudie un peu ce qu'ont écrit de lui ses contemporains, — surtout ceux qui ont été mêlés aux événements qui ont causé et précipité sa chute : Fal* kenskiold, Reverdil. Struensée avait toutes les aspirations d'un grand homme, seulement il n'en avait pas le tempérament. Il iit le bien avec légèreté, comme il avait fait le mal; il ne .sut être ni réfonnateur prévoyant ni martyr courageux, et cependant l'honneur de ses réformes doit lui être compté aussi bien que Tiniquité de Tarrét sous lequel il succomba. Struensée d'abord était tout à la fois dissolu et matérialiste, r- Peut-être, quant à ce dernier trait de son caractère, presque le sehl pour lequel il faille le féliciter de s'être démenti , faut-il le mettre un peu à la charge de la profession du médecin, dont l'esprit est parfois (je ne généralise pas, à coup sùr) comme le scalpel : il s*arrête dans les chairs.
Grand, élégant, très-gracieux de figure, sauf un peu de longueur dans le nez, ainsi que Vindiquent les portoaits du temps, Struensée eut de brillants succès personnels avant d'arriver a la situation de favori de la reine et du roi Christian Vil*, un de* ces fétiches idiots comme en a produit dans tous les temps l'absolutisme. — Dépravation prématurée qui avait affaibli son tempérament et sa raison, — instincts sanguinaires, ses jeux favoris étaient de simuler des supplices ou de se livrer à des pugilats ignobles avec ses compagnons de plaisir et de débauche. Brandt, le directeur des spectacles de la cour et le confl-
dwiï de Stnienséo, fat foreé par le roi d'aeoeptor un de ces assauts répugnants et auxquels, en effet, il voulait se refuser. Le roi alla jusqu'à le soufileter d'une oraoge jetée à la face pour le contraindre à ce grossier tournoi, et, » chose monstrueuse, — ce fut sur ce fait des sévices auxquels Brandt dut so porter, par ohéissance, sur lapersenne royale, que so motiva en partio l'accusation qui fit tonber sa tète. A la fois raffiné de la base oi diléttanl« d'échaftmds, Christian VII voulut aller en flaanre, si déguisé,
voir mourir sur la roue, avec d'effroyables complica • tions, un soldat coupable do vol et d'assassinat. Un faux air de régence se mariait ehes lui à oes aspirationt 8«ii« vages des raees scandinavee, qui bnraieni l*hydroiiMi1 dans le crâno de leurs ennemis. Christian disait à la princesse Sophit^, sa grand'mèro, lui reprocliaut sa froidq^r pour la jeune reine, « qu'il n'était pas de bon ton d'aimer sa fémme. » Ce frlTole barbare n'en ftal pas moins eom* plimenté par les académies & son voyage à Paris et en Angleterre. Sir W. Jones dédia la vie de Nadir-chah à cet avorton de la débauche» qui n'était pas né cependant sans qnelqne esprit nainrel et sans quelque grâce de sa per* sonne.
Ce fut dans ce voyage que Struensoe se lia avec le roi et commença à prendre Taseendant sur lui. Voulut* il, comme le prétend Reverdil, donner à Christian pour mattresse une charmante femme, M»» de Gabel, selon les uns, maîtresse déclarée du favori, selon ce môme Reverdil, l'ayant repoussé? Toujours est-il qu'il n'y a rien dans la moralité de Straensée qui puisse le disculper d*nn rapro« che qu^ocrédite encore l'éloignement positif qu'avait pomp lui Garoline-MaDiildo. Ce fut l'inoculation faite an prince royal, depuis Frédéric VI; co fui une maladie de l'enfant qui rapprocha à son ehevet la reine et le médecin et eaifr»
TS^vui AimQiai m inuiiaKR.
mença une inlimitc que Cliribtiaa VII, loia de s'en moiitMr jalow, MiBblaÂtpfMqtté flivoriter. 6i om pttti to trou» T6r cruel «nsoito, ee ftift per habitude plaa que par va»-
geance, et quand on vint lut demander la gi Acc de IJrandt, contre qui il n*y avait, pas do prétexte d'accusation, sinon peutp^i-e de n'avoir paa févélé un aeeral diCfamateire» Gbriaiian YII parai m mamaml rnoina èloifné «l'épargna» Stniensée luinnéme.
L'usage que lit Stniensée de son pouvoir ne tut point sana grandeur, sans vraie pliilanUiropie et annonçait un homme hian aupérievr au paya qui parut i'adoptar. La loi danoise puniasait da réaarlèlaaiaBt quieonque UAmail la roi jusqu'à rinsiiltor, et toute atteinte à sa puissance absolue. Falkenskiold* un soldat peu libéral à coup sûr, dit avec raiaon dana aaa Mémotrea» en rapporlaat eea textea élaatiquea, que paa un Danoia ne pouvait aa flatter d*Atra épargné par une législation scmblahle. Struensée voulut la presse libre, maia malheureusement, en prêtant le flano à aea ooupa» aa qui le força de rewiir aur aea loia émancipatrieee par un édit oompreaeif, qui aubordonnait
toutefois le cliàfiniont à In jiuitlictiou dos tribunaux. Il agit avec une intelligouf o plus efiloacû et moins hAtive, eu aboliaaaat la tortura. Le malhaureuaL ignorait qu'il tra« veillait pour lui 1 Bas préoautions prieaa an daa évan* tualités do disetto, la tolérance pour tous les cultes, le principe du libre examen consacré, une sorte do conuDui s préalable rendu nécaaaaira pour toutes lea places de l'État ( et Ton oaa, dana aa paya d'abaolutiama, lui faire un crime, dans son acte d'accusation, d*avoir révoqué de nombreux employés sans en référer aux tribunaux ! ), toutes eea oagea idéea juatifièrent et ennoblirent sa subite Wvalton.
f Ily a plus de gloire, diaaiVil, à réformer iM abua
d'une nttioii qu'à lui gagner des batailles. » « La première éducation d*nn prince doit être la même que celle
d'un autre homme. Il no faut pas lui apprendre trop vite les distinctions extérieures de son état. » A la mise en pratique de ces utiles préceptes, Struensée joignait pour le prince royal une hygiène fortifiante qui le sauva peutêtre et dont on voulut pourtant lui faire un crime dans son procès, parce que tout est crime à qui n'est plus heureux.
Des améliorations trop brusques, des mesures regrettables, ont pu prouver qu*il manquait parfois de coup d'œil. A la fois confiant et ombrageux, il prenait en suspicion tous les conseils et n'avait foi que dans son étoile. Cependant il lui échappait de dire qu'il aurait le sort de Concini, mais il se rassurait en songeant qu'il connaissait les luis et saurait se défendre. Comme s'il y avait eu alors des lois qui pussent protéger contre la vengeance des grands et l'impopularité dans les masses!
Le trait rapetissant et on peut presque dire déshonorant de Struensée, ce fut son affectation à se couvrir des faveurs de la reine. Prolitaut des tolérances de Christian, — un sceptique royal à peine dégrossi, — Struensée ne quittait pas Garoline-Mathilde. II était toujours derrière son fauteuil, au théâtre, au concert. 11 se disait sans doute que toutes les vengeances s'arrêteraient de vaut cette solidarité avec une femme charmante, épouse et mère de rois. Il semblait qu'il voulût abriter sous un vertugadin la régénération d*un peuple. Mais en tout cas ce fut pour un but moins noble, poui* un motif plus personnel qu'il avoua devant ses juges son commerce criminel avec la reine — (il est difficile de penser qu'il le supposa) ; — « ce qui entratna une confirmation plus ou moins volontaire (on la dit arrachée par la ruse), à l'épouse de Christian.
raâiOBM Amfsam ar étiiamgkr. 465
Cette faiblesse fut sévèrement et justement reprochée à Struensée. On disait à un Français qui le blâmait, que sa nation n'était pas renommée pour la disorétion en amour, t Le FVançais, répondit bien spiritaellement l'interpellé, a l'aurait dit à tout le monde, mais ne l'aurait avoué dem vant personne. »
Même faiblesse cbes Struensée dans son attitude d'ae* eusé. Il eut des altematlTes de oolére puérile et des démonstrations, peu di^^nes, de désespoir dans sa prison. 11 ne pouvait se défendre d'un tremblement nerveux quand on lui remettait ses chaînes à l'audience. Chez lui, la chair fut faible» surtout tant qu'elle fut aveugle. Cependant, a^ec ses ehatnes et un ooUier de fer au oou, il écrit un bon mémoire. En Danemark, on envovait alors des ecclésiastiques aux criminels après leur sentence, dont quelquefois on retardait l'exécution pour mieux assurer le salut de leur âme ; mais comme on ne devait pas surseoîr au supplice de Struensée, on mit auprès de lui le prédicateur dès le commencement de l'instruction de son procès. L'arrêt était dicté d'avance. Le pasteur choisi (Ut le révérend Munter, qui s'était montré très-véhément contre la reine et le favori mis brusquement en jugement, dans la prédication qui eut lieu le jour de prière et de jeûne ordonné pour soleuniser ce grand événement. Il f eut, en effet, beaucoup de joie à Copenhague» quand la reine, belle-mère du roi, aidée de Rantsau et de Koller, arracha à ce despote servile Tordre d'arrêter et de juger les prévenus. Telle fut l'allégresse de la délivrance que soixante maisons en furent saccagées. L»es peuples n'aiment pas à changer de despotisme. On était fait au premier. Le despotisme du ministre du cabinet du roi avait de plus le défaut d'être intelligent. Les Danois étaient dans la nuit. Struensée, tout en trébuchant, les
LES tiouuâSBS m PA«aÀ.
avait liiiMqiimaai aonduita an iilaïae lunitèia. ûa aa ftut
k étn avaugle, on ne pardonne pas d'èira éblaiii.
Munter a laissé un juuiual de ses conférences avec BUuensée. Go travail a été imin imé aveo un portrait de atraanaéo ai des graYnfaa ooriaaaaa qai naaa nontreat la tête du favori (conforme au signaleiMnt indiqué pla» haut) séparée de son corps, la main cuupLO à côté de la hache, et au-dessous ce fameux vers da Virgile : Dàb» mé9 juatitiëm f eio. Mnntor» réaonailié avec aon péaitant amande, l'aooomiMgna jnaqn'an lama suprâaM. A réeha-
faud, Struensée était ahallu, mais résigné. La main lui ayant été maladroitcnient et tx*és-douloureusement coupée, an aurai! dû, prétend un ohtaniqnanr da Tépoqua, le famaner de force aur le billot pour y aubir le complément mortel do la sentence. Munter et un autre contemporain e]^pii(4ueut et rectiiieul le fait en disant que Struenaée lut aaiai d'une convulsion terrible antre laa deux aolea de cette lugubre tragédie.
Lo peuple, qui avait applaudi à la chute de Struensée fut morne et silencieux devant son Ludavre. Un alïecta une joie cynique à la cour. Ou alla au concert, on At jooer l'opéra d'Adr/en en Syrie au moment où l'on mutilait mortellement !e directeur des apeolaolee officiels, Brandt, personnage léger et inoffensif, uniquement coupable d'amitié pour Struensée. Ou saluait par des fàtea la chute de deux tétaa ^'on laiaaa pourrir deux ana aur des pieux — et le déabonneur de la maison royale.
Si le caractère de Struensée peut être apprécié avec quelque certitude, en revanche ou a controvcraé vivement la culpabilité de Qaroline«>Matbilde. Aucune preuve ne l^t donnée, sinon Faveu de Struensée, làcbeté qui pouvait être une calomnie. La confession de la reine fut extorquée. Une aeuia de acs fanunea la chargea, da ây-
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THÉÉSWI ▲IITIQll* BV iîBAJCOSR. Ifti
bM, «lui depuis s'alftoha Mandaleusenieiit ay«o im comédien nommé Latoup, ei muîlressc, dit-on, elle-même, do bLrueuâéo, Ou iuvo^ua le iémoiguage d'une civQ appokiée A mm Mmur# retrouvée non iataole, des treoee de d'àouuM flur de la pouoeière jetée expiée dans un oor-
rider et enfm jusqu'à d'autres vestiges dont le latin se (Uiargea dans l'acte d'accusation de déiiuir la nature.
Tout eeU eet trèe-vegoet et Uliifaid, l'avocat des préveniMi^ n'eut «lu'ttii jour pour rédiger la déféaee. Mais ee
qui est oertain, c'est que plasiears contemporains et des Uibtoi'iens sérieux ne mettent pas en doute la réalité d'une laute à laquelle le prestige qui s'attaduût au complice et l'iadignité de, Tépoux laissent une excuse. La faute fut durement expiée dans tous les cas. Garoline- Mulliilde, arruchéo de son lit pour aller ù la forteresse de Gronembourg, emportant dans ses bras une petite fiUe de six mois qu'elle allaiteU» lut raillée cyniquement par Hantsau, chargé Tarrestation, au sujet du désordre de sa toilette, dont son désespoir ne se px'éoccupait
pas aesea ; ce même lianUau qui i^ournait ses créanciers à Véchéenee de la révolution qui le porterait au pouvoir 1 et c'était à lui que Struensée crut devoir adresser un der^
nier appel par un subterfuge qui achève de peindre ce héros d'argile. 11 écrit une lettre admiiable de pliilosopliia et de résignation à son ennemi en lui pardonnant sa ehute avec les sm&timents les plus chrétiens. Cette lettre doit être remise, d'après le texte môme, ù Uantzau, après la mort de Struensée, par Munter ; puis uapostsoripbun (toujours le pœt^soriptum 1} fait connaître que le emidamné se ravise, et qu'il envoie directement et immédiatemeut la lettre ù HautzaUi —humiliation bien inutile.
Quoi qu'il en soit» oeupsUe ou non «t dans tous les
cas nolons que le pasteur de l'église française, Roques, qui reçut ses derniers aveux, Tentendit protester de soa
innocence, — coupable ou non, dis-je, Caroline-Math ilde était une personne des plus distinguées, une mère tendre, et peut-être faut-il reporter môme uu peu aux reconnaissances de l'amour maternel la responsabilité de sa ohute. — Christian lui-même la regretta longtemps et fut en correspondance avec elle dans son exil jusqu'au moment de sa mort si prématurée (elle avait vingt-cinq ans) ; ce qui fit courir le bruit de son empoisonnement par la rivale qui Tavait poursuivie. On parle cependant d'une fièvre pourprée qu'elle gagna en soignaut un de ses serviteurs malade.
On voulut mettre en doute la légitimité de sa fille ; mais elle parut prouvée, d'après le témoignage même de Struensée. Quant à celle du prince royal Frédéric VI, elle n'a pu être en question que dans les romans et au théâtre.
Si je me suis étendu sur le Struensée historique, c'est
que là est le vrai drame. — J'ai pu lire une traduction complète et directe du btruensée, de Michel Beer ; l'ouvrage y a une certaine ampleur et parfois un pittoresque de détail qui lui manque dans la version italienne de MatTei. Toutefois les qualilés dramatiques ne s'y trouvent pas davantage. C'est bien, si l'on veut, le personnage au point de vue de la chronologie des événements, non à celui de la physionomie de l'homme. Sbroenséc y réprime avec mollesse, ou plutôt n'y réprime pas du tout la sédition. Adorateur platonique d3 la reine, il cède à • l'émeute par faiblesse pour Caroline- Mathilde. Michel Beer lui prête des oiroonstanees atténuantes, qui sont énervantes, et lui refuse le crime qui serait scénique. La conspiration à laquelle le héros doit succomber se dé*
THiàtrai AMTiQtm n imàifoiR. 109
roule ensTiite froidement. KoUer, qui vient Tarrêter, tue un page qui ne veut pas livrer la clef de la chambre de son mattre : effet de mélodrame qui ensanglante la pièce et ne l'anime pas.
La reine se livre aux pièges d'un misérable nommé Schack, rjui vient surprendre à sa main défaillante l'aveu signé de son crime, scène empruntée aux écrits des contemporains et qui n'est pas suffisamment mouvementée. Je passe quelques hors-d'œuvre, et j'arrive au cinquième acte, longue élégie où Struensée refuse une évasion que veut lui offrir Rantaau. (On a pu voir par ce qui précède si Hanisau l'aurait proposée et si Struensée Taurait re-' fusée.) Ce Rantaao, dont M. Serîbe fait un Talleyrand et M. Gaillardet le père de Struensée, est là un fanfaron de générosité théûtrale, qui avertit d*al)ord Struensée et veut le sauver ensuite, — tout cela sans effet. A coup sûr, il est pmnis de faire une infidélité à l'histoire, mais à la condition que ce soit une bonne fortune. Bref, Struensée voit arriver dans sa prison son père, qui le bénit après être venu vainement, au premier acte, lui demander de quitter la cour et de renoncer à sa fatale passion.
La forme doit avoir plus de valeur que le fond chez Michel Heer. On y retrouve à travers la traduction une certaine élévation, mais aussi quelque chose de vieillot dans la métaphore, — de l'esprit: dans une scène supprimée au théâtre, un médecin dit d'un homme qui a avalé de Tor : «Si je pouvais le disséquer, » — des ooncetti : dans une autre scène, Struensée déclare qu'il ne peut perdre la partié, parce qu'il joue avec les rois.
La preuve évidente, au reste, que l'ouvrage manque de qualités dramatiques, c'est que M. Rottsi, l'acteur si versé dans son art, n'a pu en tirer un seul grand cl fut à la représentation des Italiens. 11 a prêté seulement au person-
us GOUUaWM DU PA8&i.
Mgo beaiiiûOQp de dignité» une belle toane el on prealife qui fait yraieemblable le roman de cette histoire. Quelques jours aupaïuvaiit, duns Hamlct, il se faisait vivement applaudir, et deux jours après, dans OiàelIOf où il est du teste magnifique, il provoquait» pour ses edieiui, dans la salle, un entiMmsisflme vériteUemeiit. • • shiecin,
Le feuilleton a d'autres dsToirs que de servir de héraut el d'eseorto au suoeès. Il se doit plus au talent ineoann,
* néglige, qu'au talent lieureux, — à plus forte raison qu'au métier florissant. Autant il doit être sobre de réclames Yis-é«>vis de cette littérature industrielle do féeries et de revues pour laquelle, en bonne eonscienee, le lundi devrait se retrouver à la quatrième page des journaux en forme d'annonces, — autant il doit s'estimer heureux d'essayer d'arraober a l'ombre une «navre élevée, méritants, f ùt-elle inoompléte et débile par endroits, autant il doit «diereher à faire partager au leeteur un plaisir, qu'on n'a guère la chance de redemander à Tafiiche je ne dis pas — cent, oinquaute, trente ou dix fois,*^ mais une seconde ou une troisième fois.
Ulm lePwrrmde, représenté exeeptionnellenent le i mai 1810, a été repris dimanche 4 février 1H7-2. La pièce vaut la peine d'être racontée, cai* il n'est pas sûr qu'elle soit rejouée. Une analyse avec quelques citations est doue le seul moyen de la faire oonnattre au leoteur, qui aura donné son attention souvent à des compositions, je ne dis pas seulement inférieures, mais moins atlaobantes.
M. Parodi, un Italien, s'est tran^orlé par la peneée dans, le monde Scandinave; cette imagination du Midi a émigré vers.le pôle« Le poëte s'est pénétré de cette my-
thologio nébuleuse de l'Edda, et en a rempli ses avec une poisistanee presque importune, qui iitt(^sto plus la edavioiiûii d'an ieitré ou d'un arUsta initiateur que Tiiabi* \M du fiaisenr rompu au méliar.
La scène B*oavre en lelande; o^eet là qu*a ftit Ulm, prince de Norwégo , maudit par son père qui avait nnathématifié la haine jalouse que son Uls ainô (inquiet de ffféfiàranoes à m yeux pkau dynastiquee que |>ei<Boiuielle8 ) portait au plus jeune. Sur ce tel aride, à la lueur de l'Hé* cla, IJlm ne trouve comme divereion à cette sauvage horreur qu'un vuilo de Jeune lilie. Il a'altend à l'apparition de quelque fée; mais c'est c la Vola • qui surfit, sinistre pep« sonnage incarnant en elle les trois sorcières de ce Macbeth du parricide. La Vola se borne à lui ordonner d'humilier son orgueil et de prosterner son ambition devant son père. Ulm, impatienté, se précipite sur la Vola, l'épée hante; oeUe-ei lui répend t
.... Je suis immortelle, Plaise aux dieux que la mort te soit toujours rebelle 1
Ce vers est superj^e^ une sorte d'imprécation suit, où \% sibylle islaudaisa prédit à Ulm sa lugubre destinée. Im ont de l'effet, mais rcitombeut un peu dans leirifique convenu. Ulm s'évanouit, au moment où la sombre appa^
rition se dérobe; ses regards rouverts rencontrent lajenno fille à la recherche de son voile. Ulm sent s'adoucir son cœur à sa vue; il la fait confidente des événements qui Tout conduit en Islande, et des aspirations conquérantes qui l'entraînaient loin de la patrie. Gefîona , écossaise orpheline, est chrçtienuo, comme l'homme qui l'a élevée. L'entretien est interrompu; on signale le roi de Norwége et ses vaisseaux. Ulm veut se défendre; il croit qu'on pour^ suit un rebelle.
il% LIS OOHUmSlIII FAMÉ.
Mais le roi, qui a perdu son second ftls, yenl faire ap->
pel à la tendresse d'I'lm, pour rendre une famille à lui et à la reine. Uloi voit lu route du trône devenue libre par la mort de son frère; il consent à suivre le roi» qui offre en même temps un asile à Geflona et à son père adoptîf.
Comme le roi Lrar, le vieux roi a des pensées d'abdication , au grand effroi de la reine, avertie par un songe — ce. vieux serviteur classique, un peu étonné d'entrer en service dans la maison d'Odin. Ulm s'empare avec transport du diadème qui lui est offert, mais quand il veut couronner reine Gefiona, (ju'il aime toujours, le roi indigné lui reprend ses bienfaits :
Il est temps qnc j'^lhve la voix.
— Voulez-vous me maudire une seconde fois?
Le roi sort indigné, et Ulm, seul avec un confident, se tire à lui-môme un augure dans une flèche qu'il envoie sur un oiseau qui passe et qui est atteint. La mort de l'oiseau, c'est son règne.
Au troisième acte, Ulm, banni par son père, hésite à partir; il veut emmener Gefiona; sur la résistance de celle-ci, l'amour d'Ulm tourne à la violence; le roi accourt aux cris de Gefiona. Ulm, au paroxysme de la convoitise
trompée , et de l'ambition déçue, frappe son père d'uu coup de poignard ; à ce moment apparaît la Vola :
Règne et vis maintenant; vis, règne, objet d'horreur! Tu me verras oocor, monstre, à ta dernière heure.
Le roi expirant tient un noble langage :
Je meurs loin des combats, Tattstère Valkyrie Qai ne sourit qoT ans morts tombés pour la patrie»
N'ouvrira pas les yeux à l'âme du vieux roi ; Mais ton crime est si grand, que j'ai pitié de toi, Ton supplice entrevu lait peine à ta victime.
i^iym^ca Uy GoOglc
ToàkTKm ARTiQim xr énuMWR» ITS
La reine maudit sou fils, et Ulm tombe fiigenouiUô près du cadavre, en s'écriant : « Parricide 1 »
On ne peut dire qae tout cela soit sympathique, fait au point de vue de l'effet théâtral tel qu'on le cherche habituellement; mais on y sent toujours une inspiration qui n'est pas vulgaire.
Au quatrième acte, Ulm règne, époux et père, depuk quelques années. En vam la vraie cause de la mort du vieux roi a-t-elle été cachée, Ulm est en proie aux remords. Je cite ({uelqucs vers d'un monologue, dont les premiers ne sont que bizarres, dont les derniers sont beaux^ et dont rensemble a un souffle vraiment shakespéariMi,
La nuit qui pour tous fuit invisible et sans voix.
Immobile au chevet du plus lâche des rois,
Vivante, le regarde ; et parlant comme on ràlo.
Abaissant sur la miemie vae tao» spectrale.
Crie : c O mon fllsl mon fllsl » et tout en mTembrufint,
itabrenve de poison et m*ittonde de sang 1
« Sire, me dit la fleur, celte tige est ma mèret »
L'aiglon me montre un aigle, et dit : c Voici mon pèrel »
Au soleil en naissant : « Père ! » dit le rayon.
Moi seul dans l'univers je frémis à ce nom 1
Ulm a fait demander un prêtre d'Odiu et lui exprime son trouble en ces termes :
••• ne vie est pleine dteertume, Le sort forge mon cosur sur une dure enclume; * n a, pour le vider sur mon front de trente ans, Pris le saliiler plebi de la cendre du Temp% A flétri mon visage et l'a creusé de rides.
Le prêtre d'Odia demande à Ulm un sacriûce humain pour expier le erime qu'il est lent à deviner. Au prêtre d'Odin suceède auprès du roi le vieillard
chrétien qui lui promet la miséricorde du Dieu qu'il sert, quel que soit le crime d'Ulm. — Voici le dialogue du chrétien et du roi; il a quelque chose de cornélien.
i14 opofmni on PMiivk.
Pieu,, de CaTn Iui-môniO| 8*11 eftt lAewé fon ertme, eût levé l'anatlièiiitt.
Quel êM to IbrMt par Mt bomina eonmtet
THASG-BRAIfO.
Un dei plna eCbrayant» que le ciel ait pennis.