L'ARÉOPAGE, ARISTIDE, UN PAYSAN
LE PAYSATf, présentant à Aristide une coquille d'huître et un poinçon* Veux-tu me graver le nom d'Aristide sur cette coquille?
AMSTIDC.
Quel tort t'a fait Aristide pour que tu veuilles le proscrire
U PÀTIAX.
ininn... Seulement Je lois Ub de rentendre, depuis dix au, np- i peler le JntU,
(Aristide grave son nom ; le paysan jette l'ôcaille dans Tenclos ; le cbet de ïliéopaee dépouille le scrutin... Aristide est prosont.)
Quel est ce proscrit? Alexandre Dumas. Où est la proscription? Uniquement dans le vide où a'est jouée, suocessivBiiieDit à la salle Ventadour et enfin à la Porte-Saint- Martin , une aseess mauvaise pièce, peu digne des suceès précédents de l'auteur, ('ela n*est pas la faute du public. On ne réussit au théâtre que par rimagination ou la patience, — quelquefois les deux. Alexandre Dumas était arrivé à l'Age où l'inaginalion fait défaut. Or, il n'a jamais eu la patience du travail. Ç'a été toujours un magnificjue improvisateur à la plume. Bien d'étonnant dès lors que la
LB8 G00U88B8 OU PÂBSL
gtoénitioli «otoelle se montre froide devant ces pastichée
du passé, oii imc mniii exercée cherche en vain à manipuler une idée vieillie ou absente.
Lee Blancs et les BleuB^ grande pièce historique jouée «or le théâtre dn GhAtelet. forent la dernière tentative d'Alexandre Dumas. Elle fat encore plus malhenrense qne Madame de Chainhlny, car sa première soirée avait été tomultneuse et violemment tourmentée. Voici quelques fragments dn feuilleton qa*y avait consacré le eritiqne de la France :
« Je n'étais pointa la promiiMC représentation (\ef> Blancs et des nieus, et j'en suis heureux. Il est profondémentpénw ble d'assister inutilement à la déroute d'un de ses anciens ehellB et de celui qui demenre toujours votre mettre» de voir la main vigoureuse qui traça souvent avec succès de grands tableaux d'histoire dramatique, brosser péniblement et infructueusement de médiocres toiles de théâtre. Cependant le drame du Ghâtelet me parait plutôl malheureux qu*immèritant. •
«Si (piolqne chose peut consoler Alexandre Dumas, c'est que ce n'est pas lui précisément qui est tombé. Presque toute la pièce est empruntée anSonvenira de la Révolution et de f Empire, par Charles Nodier : le hideux marché de Schneider, les scènes de la place de Strasbourg, la condamnation et la sombre prophétie d'Ëisembcrg à Pichegru,
tout jusqu'au nom et à la personnalité des convives de Schneider, dans une aeène de table, jusqu'à une foule de phrases placées par l'écrivain primitif dans la bouche de Schneider, de Saint-Just, de Pichegru ! C'est pour cola sans doute qu'Alexandre Dumas a eu l'idée de mettre dans la pièce Charles Nodier. C'est la première fois, je crois, qu'un auteur dramatique, pour dédommager un collaborateur de n'être pas à côté de lui sur l'aJDUchCi le place sur
AUIXANDIIS DUIUS.
la liste des personnages. Ce brave bibliothécaire de l'Arsenal, qne noas ayons oonnu dé^à vieux et père de famille, ne se déniait eertes pas, avant de monrir, qnUl figurerait, en 1869, sur la scène du Châtelet, sous les traits d^une jeune et agréable actrice, dont le type reproduit du reste assesezaotement -ee q^e Ton peut se figorer qn'é* tait à quatorze ans l'autenr de Smarra et de Tnlhy.Tt
L'imagination s'était éteinte chez Dumas. Cette flamme dramatique de passions trop africaines, usée en dehors du drame, était assoupie sons sa plume. U ne lui restait pins qu'une certaine dextérité de main, une habileté de procédé machinal, une répétition parfois assez spécieuse de vieux moyens d'effets. En travaillant» en fouillant son sujet, il eût peut-être suppléé aux lacunes d'une organisation ap • pauvrie par la prodigalité ; mais, infatigable dans Timprovisation, Dumas était incapable de remuer à la môme place cette terre fàcondable sur laquelle il marchait sans cesse à la déeonverte. Il se croyait encore pourtant à ces temps de ' domination et d'éclat où Casimir Dclavigne — une renommée tombée — disait de l'innovateur (s'il faut en croire rauteur à^AnUmy) : c. C'est mauvais, ce que fait ce diable de Dumas, mais ça empêche de trouver ee que je fais bon. » Un ami de Casimir Delavignc assurait à Dumas que le poëte des Messénienncs n'assistait pas à la pre-* mière représentation de Heari II J, « Bastl r^ondit Dumas • avec cette fatuité plaisante qu'on ne pouvait pardonner qu'à lui, « c'est comme si vous vouliez me faire croire que le condamné n'est pas sur l'éohafaud quand on l'a dressé pour lui. »
De cette impossibilité de la patience, viennent surtout les dernières défaillances de Dumas. Ne parlons donc même, — avant les Forestiers et Madame de dumblayt cas œuvreikmemies, cette littérature posthume, -r- ni du
GmÊiêlkimaÊB dè /« aKmtafa& m de VEnverg d'm0 mm^
finit ion, qui passèrent sans ôolat, derniers coups de feu d'une ioo^o bataille iour à tour perdue et gagnée^ glo- l riaosé — Buda devoniie inutila.
Laf double impreflsien que laiMe eette wmé papidto êë I toute cette carrière est celle-ci : de la dépense immodéféê des plue immeiises dons qui paissent avoir élé fûts à rhoflunot — du peu qu'il m fMtere peuf-èCre pour les | spectateurs, — surtout les lecteurs à venir. La rampe éclaire et éclairei*a encore quelques drames de Dumas. Qui p0Bl répondre que beaiuoeip de ses pages se r^reudrosl sous fàM-jm de la lampe studieuee où ef aMteronf lou-
jours les poëtes du rôve et les historiens du cœur, où La- ' martine, George Sand, Balzac, Alfred de Vigny, d'autres esprito eneore» même moins doués que ne Tétait peuMlM Dunas, mais qui ont su ehoisir dans eux-mêmes, el qs! n'ont pas permis aux lu'cessilés factices de la vie d'entraîner à la dérive leur imagination esclave ? Et cependant okes Dumas toutes les notes ont vibré; à oôtè du niatéitelisme des sens, il y a les aspirsiiotts leê plus nobles de Tàme; l'athéisme de ia matière fait place chez lui quelquefois aux élans du mystieisme le plus pur; témoin cette pagef que j'empruntsàses MétÊàireSf et qui oonflftHile si étrangement, mais si heureusement avec quelques scandales séniles et certaines immodesties de vitrine qu'il faut effacer de sa vie.
« 81 jeune que j'ate été, je me suis toujours senti, en dehors des pratiques extérieures, un sentiment profoudément religieux.
• Je ne suis
point l*homme delà pratkfue religieuse. ITy a môme plus,
cette fois où je in'aiiprcxîJiai de la sainte table fut la seule^
mais — je puis le dire à vous, mort» eomme je le «Uasls
à vous, vivant — quand la denrféré êonnAunioii viendra à moi comme j'ai été à la première; quand la main du Seigneur aura fermé les deux horizons de ma vie; en laissant tomber le roile de son amonr entre le néant quî précède et le néant qui suit la vie de Phomme, il pomra, de son regard le plus rigoureux, parcourir l'espace intermédiaire, il n'y trouvera pas une pensée mauvaise, pas une action que j'aie à me reprocher, i -
Il y a dans cette dernière phrase une telle bonne foi d# la chute, une telle naïveté d'impcnitence, qu'on devient tenté de pardonner à Dumas tout ce qu'il est impossible d'ignorer. Le sentiment se partage entre rindulganoa et la sévérité, mais revimt irrésistiblement à la sympatiiia pour ce mélange bizarre d'instincts qu'on dirait ceux d'une âme virginale et des écarts d'une organisation incandescente.
Et puis» avons-nous bi^ le droit de jeter la première pierre à ee jouisseur dépensier, à ce prodigue imprévoyant ? Si Dumas, qui avait tant, laisse peu, laisserons-nous davantage? Quel siècle, mieux quelo dix-neuvième, pouvait fonder, lui, issu des grands philosophes du dix-huitième» — luit père des admirables générations littéraires qae vit édore la fin de la Restamration et que développa le règne suivant ? Lui qui avait à la fois la saine lueur de la raison, la splendeur enivrante de la poésie I Quelle patrie» mieux qae la France» pouvait édifier» elle qui a^avait naguères que des fuinesf Quelle gloire pouvait faire écla^ ter cette mère majestueuse qui a semblé ne nous faire qu'un patrimoine de souffrances, et, hélas ! d'humiliations? Est- 06 qu*Âlexandre Dumas» (jui a jeté au vent tant de richesses de toutes sortes gaspdlées, tant d'inspirations effeuillées par un sybarttisme tyrannique, est plus coupable que ce peuple inquiet et turljulent, qui ne sait pas plus user dl la liberté que supporter lé despotisme» tantét gèàiil
UBS COUUaBIS DU PA88B.
^odigieax éorasant d'un pas les palais séoulaine, tantôt enfant dépraTé'qni reeonstniirait volontiers le Paro-aax-
Cerfs avec les pierres de la Bastille; assemblage iiiconsistant de génie et de faiblesse, d'héroïsme et de corraption, et qai, sur eeite iwnbe qui vient de s'ouvrir, ne doit se sentir la force que ée déverser le trop plein
d'une douleur qui a tant bcsoiu de s*absoudre, qu'elle n*a plus le droit de condaomer I
Je eomplète cette étnde sur Alexandre Dumas par quelqnes eommentaires (qni auront pont-être un petit intérdl aneedetique) sur la publieation des Soawêmrs dramatiqiws
de récrivain.
Ces doux volumes de Souvenirs dramatiques pourraient se snbdiviser en trois parties : — oe qui est curieux , ^ oe qui est intéressant , — ee qui est inutile. Dans ce qui est simplement curieux , on peut citer une polémique avec Viennet, l'un des signataires de la fameuas pétition adressée à Charles X contre Tenvahissement du mauvais gotkt, mais le mamaia goûtf on le sait, avait gagné Charles X :
Kt la gtrdo ooi aaz barrières da Lonrra M'en détead pas les rois.
On y retrouvera ensuite de grotesques phrases de M. Fttlchiron, député de la majorité et auteur d'une tragédie non jouée, juste-milieu littéraire ou politique cultivant « le Parnasse » sous un pâle rayon de juillet, n'ayant pas une moindre prétention (elle n'est pas encore abandonnée suffisamment) que de faire gérer l'art par les Chambres et le gouvernement. Le progrés intelleotuel des siècles se trouverait ainsi ramené à une question da
ALEXANDRE DUMAS
bureaucratie. La pensée humaine deviendrait au besoin ime attribuliott de sous-préfeoture. Trèa-corieux encore est le procès-verbal d'appréciations littéraires de l'ancien
système de ceusure par divers écrivains éminents appelés en consultation en 1849» au conseil d'État.
Ce qn'on trouvera intéressant au pins haut degré , œ sont les récits de faits personnels de Fauteur. 11 y en a. un tvès-touchaiit de la mort du poëte Pichat.
Alexandre Dumas a nn peu surfait la valeur littéraire de rauteur de LéoDidaa, d'antant pins qu'il a été dans le même ouvrage très-dur pour Casimir Delavigne, pour Ponsard et pour Voltaire — le Voltaire ù! Œdipe — ' le seul Voltaire vraiment tragiqne; mais un peu trop d'enthousiasme était nécessaire pour l'effet de son tableau funèbre. — Les détails que l'iialjilo narrateur donne sur rintérieur du poëte , sur les difiicuités vaincues par le baron Taylor pour la représentation de LéonidaB sont véritablement une page intéressante de l'histoire littéraire, sous la Restauration. Lconidas, du reste, n'eut pas un trés-grand succès d'argent, malgré une admirable mise en scène où l'intelligent administrateur du Théâtre- Français ( Dumas lui consacre plus loin un chapitre spécial) , ût revivre l'auliquité — malgré le talent de Talma, qui reproduisait» à un moment donné, la physionomie prêtée au héros sur la toile , par le Léonidaa de David. Seulement le costume de Talma était ])lus étoffé. La première représentation, dont reiïet fut servi par les eirconstances politiques et les souvenirs de Navarin, fut une belle soirée poétique et surtout philheUénique.
Je puis compléter les souvenirs d'Alexandre Dumas quant au Guiliaume Teii, la seconde tragédie de Pichat, jouée un peu plus d'un an après sa mort, et deux ou trois ^ours avant la Révolution de 1830. Ce fut, dit réerivain
4SI0 utB poyy.ifliiyst oy ffasâ.
que je cite, au sortir d'une de ces représentations qu'eut I lieu le (kremière mauifestatioa des écoles. C'est plus qpA probaUe— ai elle eat liea la nuU, ear l'Odéon lui» conutf toujours, le rendes-YOUs de la jeunesse de la fin gauche. Guillaume Tell, interrompu par la fusillade, inaugura ttatureUement le spectacle de réouverUure. Oa avait rétabli las vers ùmpé» par la censure qui avait été« eatt» fois, presque modéiée ; elle avait peimis à GaillaM Tell d'ôtre à moitié Suisse.
XiS r«4^résiiitalioa fuit curieuse. Tou^ les sdm parurent avec la eocarde tricolore. Bile s'étalait notam- i ment sur le pourpoint chamois de Ligier (Guillaume Tell). Dans Tartuffe, qui tiniasait le spectacle, Ûrgoa, Marisnns^ Dorina^ Gléante, portaient également les mbans ou la cocarde reconquis sur les barricades. Seule* ment à Tartuffe seul on avait laissé , — à dessein, — le ruban blanc. On peut juger de re££at monstre «pii fit produisit dans la salle cbsi cette jeunesse enoore toitf enivrée de l'odeur de la poudre où avait disparu loute une dynastie. Dorînc dut arracher le ruban blanc de la poitnaa de Tartuife et le fouler an peds » au bnût \ des applaudissements frénétiques qui remplaeèimt Ifli hourras.
UOdyasée à la Comédie-I^êOfimm est le morceau le , plus captivant de Touvrage. Le personnage de Man
( celle de la coulisse ) y est esquissé de main de maitrs. ' On y voit cet autocrate en jupon, dont les caprices aigres eurent longtemps au tbéâire droit de vie et de mort sur les œuvres de l'intelligence, enfin vieillie et délaissée par le public , et poussée brutaleuieut hors du théâtre, insultée par ceux-là môme de ses camarades qui avaîôttt la pins i^atement servi ses rancunes miaénaUss on las | imwciilibmtés malsaines de sa prospérité.
Alexandre Dumas est dans Terreur relativement à la tragédie de Christine , de M. BrauU , à qui il céda soa tour quand Mar8 ( Gélimène-Procosto ) eut fait ealever des tableaux de répétition la Christine du poëto roxaaûtiquc — un rôle qu'elle avait voulu en vain faire racoowroir à m dimeiiÉLoia. Alexandre Dumas croit que M/Brault était encore vivant à la r^préaentatlM de aa pièce. Elle fut donnée après sa mort. Le sociétaire David -vint nommer l'auteur dans ces tristes conditions. Comme toutes les j^èoes posthomes^ aelaeat un grand aucoàa de ]iremière représentation. M»« VaUn<nisey, qui nonnaenie* ment était belle, mais qui avait plus do talent que ne lui lien accorde l'auteur de Stockholm et Fouiaiuehleuu t dit avec beanoimp d'énerfie ces deux vers aaaes haidis pour des vers olassiqfues, et qui fàrent extrêmement ap* plandùl. — C'était Christine pariant à Moualdeschi :
Le jutj» orgueil de reine et la pvdear àe ftaiiae, J*ai toal tralii peur tous. tous étae va inOoie 1
Malgré la gravité de la circonstance, la représentation fut égayée par un épisode comique. Joanny (Sentinelli) avidt une passe signés de la reine. Au moment d'en user,
une réflexion le prenait et il serrait le papier sur lui en disant :
RéeertOBMn réffet pour de plna fraude beioiae.
Un rire pins rabelaisien qu'bomérique suivit dans Ifi salle os vers malencontreux.
Dumas racuntu là longuement l'épisode iïAntony, répète pour prendre la place de Christine et trop vivant pour le Théâtre-Français. Faire Mars victime d'une violence rue Richelieu, c'était impmsible; je ne sais même pas si, dans toute sa carrière thèàtralei elle a été une fois séduite.
LIS G00LI88IS DfJ PASSÉ.
Je passe sur toutes les études antiques, shakespeariennes, raciniennes, etc., de l auteur des Souveairs dramatiques. Cela sent uu pou le bénédictiu à la ligne. Les cnliqocs sur la yii ont gardé un peu pins d*aetaalité » bien que les écrivains critiqués ne soient plus. Mais Alexandre Dumas, avec ce s^aus-façon de boa euiant qui rachète toul cha lui» aToae qu*à l'égard de ces dernims la colère e&ah loi a mis la plume à la main. Aussi ne Ta-Wil pas girdée longtemps. De Luuis XI , de r.asiinir Delavii^'-iie , il n a épluché que le premier acte. Sa critique prolongée d'une pièee justement tombée, l'UJ/sae^ de Ponsard, était pu généreuaft. Il y avait quelque chose de plus légîtine daufi les représailles qu'il exerça contre Scribe, dont les amis accusaient sans cesse l'école romantique d'immonlité. Seribe avait dit à la Porte-Saittt-Martia une spéealation de scandale en déroulant dans une pièce intitulée : Dix ans do la vie d'une fcmmo toutes les phases de la carrière de la aréatur» galante, depuis l'adultère privé jusfi'â l'hôpital, en passant, ou peu s'en fallait» par la proflMh tioii publique. C'était une très-mauvaise pièce etde/«i vaific morale. L'audace sans génie n'est plus quu de l'outrecuidance ; le spectaolt du mal, sans Tindignatioa dabies» n'est qu'une souillure pour le regard. Au teste, les re^ proches d'immoralité jetés à l'école romantique dalors i étaient, je ne saurais trop le dire, singulièrement exagéréSi La passion débordait, c'est vrai, mais mieux vaut enoore l'inoudalion (jue la sécheresse. La littérature novatrice d'alors, c'était l'hypertrophie du cœur; mais la iittératui^e d'aujourd'hui n'en est souvent que ranémie.
En terminant cette laborieuse et, je le crains plu:^ encore, trop longue monographie, qu'il me soit permis de constater iei que cette grande querelle des romantiques 6t
ALSXANORB DUMAS. 49d
des classiques du xix* siècle est décidée à ravantoge des premiers. Dumas se rejoue encore. Hugo est an sénith
'■' d'un succès dont tant de nuages ont troublé l'aube. On lit ^ toujours et plus que jamais Lamartine, Alfred de Musset» t Auguste Barbier» Alfired de Vigny. Casimir Delavigne est devenu injouable ou reste au fond des bibliothèques. IjOS f habiletés de Sei ibe commencent à laisser voir la ficelle. Je cherche eu vain le nom des poètes qui continuèrent MUlevoye ou DeliUe de 1825 à 18âô. Le sort de U liberté littéraire est Intimement uni à celui de la liberté politi* que. Le dernier mot du combat reste toujours à qui a jeté le premier le cri d'affranchissemeiU.
Gopgjc