‹ Les coulisses du passéChapitre 7 sur 70 · ATALIDE · texte numérisé non relu

ATALIDE

Que plutôt, s'il le faut» vous mouriez !

BOIAin.

Moi, nadimet

8i un tigre , découvrant une proie qui lui échappe » pouvait parler, il n'aurait pas un autre accent quft la grande actrice, enveloppant à ce moment de ses regards

implacables sa rivale tremblante.

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ïiOrs du premier siège de Paris , pendant que les Euméttides républicaines faisaient entendre comme des siffléttents terribles les vers vengeurs des ChàUmenta dans

la salle de la Porte-Saint-Martin, le Théâtre-Français reprenait mélancoliquement un acte d'Eather, à une de ces matinées destinées à rappeler que nous avions eu une littérature.

Esthery c'est le coucher du roi-soleil; c*est la fin de' cette grande monarchie pour jamais disparue. C'est le navire à poupe dorée qui se balance à l'ancre avant d^étre lancé sur les Océans oÂ, depuis bientôt un siècle, nous sommes ballottés sans savoir sî apparaîtra prochainement la terre, où nous raffermirons nos pas et où nous fixerons nos destinées. Déjà cette dynastie de Louis XIV est affaiblie entre des mains glorieuses qui font succéder une gouvernante dévote aux favorites et semblent avoir 6ign4 des décrets de proscription religieuse à côté d'un lait de poule. Mais enfin, c'est encore la grande monarchie, malgré ses crimes et ses oppressions. Soubise n'a pas le bAton du maréchal de Villars; ce n'ei^pas Jeanne Poisson qui remplace La Vallière, et les splendeurs do Versailles ne confinent pas encore aux immondices du Parc-aux- Gerfé. La fojrauté apparaît encore, si elle décline. L sa voix, Racine se réveille d'iin silence de douze ans, o& il a immolé son talent au fétiche d'une piété exagérée, et ses dernières amours s'exhalent en cantiques suaves où il fait célébrer Dieu par de» jaunes filles •

On éprouvait me véritable satisfaction, en des temps si troublés, au milieu des acharnements grondants du carnage, à écouter le doux murmure de ce ruisseau poétique.

Dans les Plaideurs se trouvent, d'après l'excellente édition Hachette, des variantes omises à la scène. Toutes ne sont pas également regrettables, mais il y en a une, cepen-

comaBOÂMf Mouàiuit raooib. 55

dauty que j'aurais voulu voir rétalilii*. D'abord ce ne sont pas à coup sûr les vers les moins bien tournés de ce ba* dinage exquto qne Louis XIV eut Hioimeur de réhabiliter devant rindifférence du parterre et, ensuite, ils auraient l'avantage d initier notre public ù une particularité assez piquante des mœurs judielaires de i'époqjne.

mél roa le loafltara!

PETIT-JEAÎf.

Jo VOUS entends, oui; mais d'une première cause» Monsieur, à l'avocat revient-il quelque chose ?

Ah 1 fl ! G«rde-tal btoa d'ea vouloir rien toucher ; C'est la cause d'honneur, on l'achète bleu cher. On sème des billeUi pour toute la Camille;

Et le petit garçon et la petite fille,

Oncle, tante, cousin, tout vient, jusques au diat»

Dormir au plaidoyer de Monsieur TaTocat.

Jusques au chai est chai*mant.

LES BIVAUX DES GEAJïiDS HOMMES.:

BOURSAULT, PBADON

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