‹ Les CourbezonChapitre 17 sur 19 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Sévéraguette vit encore. EUc nabite toujours Saint-Xist, et, quoiqu'elle ait donné son bien aux enfants de laCassarotte, Félicien et Jean, qui se considèrent toujours comme de simples journaliers, n'ont pas cessé de l'appeler notre maîtresse.

La veuve de Sanégra est morte dernièrement dans un âge fort avancé ; jusqu'au dernier moment, elle a tra- \ aillé à agrandir la propriété de Cécile.

Le Cassarottou se maria vers 1825, et Jeannot prit femme vers 1840. Ils ont rempli la maison d'enfants, qui sont aujourd'hui de rudes gaillards intrépides à la besogne et très âpres au gain. Les terres vendues à Vernoubrel ont cté rachetées par les efforts acharnés de tous ces bras robustes.

Et Marinette ?

Marinette, sœur de Saint-Vincent de Paul, après avoir terme, à Paris, les yeux à Marthe Courbezon, a été envoyée par la congrégation dans une maison du Levant, dont elle est aujourd'hui Supérieure Générale.

Et les sœurs de Sainte-Agnès ?

Les sœurs de Sainte-Agnès sont très aimées dans 1c pays,

OÙ elles font beaucoup de bien. Sévéraguette stimule leur zèle par des bienfaits incessants. Cécile, du reste, ne quitte guère l'école du champ de la Croix- Blanche. Elle a presque accepté la règle conventuelle de ces dames. Elle se mêle aux enfants , leur fait la classe , et les mène quelquefois à la promenade à travers les châtaigneraies. Les religieuses la laissent faire. Elles ont même permis, ces braves sœurs, que , dans le Paroissien qui sert aux prières , au bas des Litanies des Saints , Sévéraguette , par une interpolation pieuse, ajoutât de sa main le nom de l'ancien curé de Saint- Xist, et que, lorsque la pauvre vieille fille, d'une voix que l'émotion plus que l'âge rend chevrotante, s'écrie : — « Sainte Courbe^on ! » les enfants réj?ondissent en chœur * ~ « Pric^ pour nous ! »

ôougivâl, septembre 1837. — Calais, mai lëôi,

Extrait du Catalogue de la BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER

À S fr. ftO le Tolame

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