SÉNATEUR
Monsieur le baron,
Si le roman était aujourd'hui ce qu*il fut à une autre époque de notre histoire littéraire, une fantaisie souvent spirituelle, quelquefois éloquente, mais toujours une fantaisie, quelque impatient que je sois d» vous donner un témoignage public de reconnaissance, je n'oserais vous dédier les Courbezon, Ne serait-ce pas, en efTet, méconnaître les habitudes de votre esprit, tout entier appliqué aux choses graves de la politique, que de lui offrir un livre de pure imagination ? Mais le roman, qui fut une des formes les plus légères de Tart, en est devenu, de nos jours, la plus sérieuse, la plus profonde, la plus complète, et si Candide ou le Neveu de Rameau n'ont rien à apprendre h 392 1