‹ Les cours d'amourChapitre 52 sur 65 · Voy. mon Agnès Sorel · texte numérisé non relu

Voy. mon Agnès Sorel

I>ar et de son beau-père le duc de Lorraine, il prit possession de ces deux duchés, qui lui furent disputés par le comte de Yaudemont% le protégé des ducs de Bourgogne. Natures brillantes et valeureuses, les deux princes se rencontrèrent en bataille dans la plaine de Bulgneville, près de Neuf-Château, au bruit du tonnerre nouveau (une foudroyante artillerie de douze pièces de canon). Le Lorrain, comte de Vaudemont, bon fondeur, ainsi que tous les ouvriers allemands, avait forgé de grosses pièces qui , placées en batteries, « dispersèrent comme la paille du blé poussée par le vent » les troupes de René d'Anjou; lui-même tomba blessé et prisonnier* de ses ennemis.

Yoilà donc René, duc de Lorraine et de Bar, aux mains des Bourguignons, transféré au château des ducs à Dijon ^, puis dans une tour isolée

1. Antoine , comte de Vaudemont , était le neveu de Charles, duc de Lorraine. Les Vaudemont sont éteints ou confondus dans la maison de Lorraine ; la vieille princesse de Vaudemont fut une des partenaires du prince de Talleyrand à son jeu du soir. M. de Talleyrand, qui tenait beaucoup à ses prérogatives de noblesse, disait que les deux maisons de Périgord et de Lorraine devaient se placer en face l'une de l'autre.

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