PREFACE
Le 26 juin 1765, Voltaire avait mandé à Heivétius : « Nous aurions besoin d'un ouvrage qui fît voir combien la morale des vrais philosophes l'emporte sur celle du Christianisme. Il vous serait bien aisé d'alléguer un nombre de faits très intéressants qui serviraient de preuves : ce serait un amusement pour vous, ^ et vous rendriez service au genre humain. j> Comme le xvm* siècle fournit assez de P faits très intéressants pour combler les vœux P des catholiques et des philosophes, nous lais- Léserons de côté tous les siècles précédents. Ab l uno disce omnes. Pour trancher la question Y proposée, en la traitant sous toutes ses faces, T j'avais envie de retracer l'histoire des philosophes au point de vue des sept péchés capitaux.
it trop loin. Je me consrcher et de divulguer les êtes gens, contemporains
rd par recueillir quelques •ont à éclairer les faits exige Voltaire, faire disait de Ninon de la personne qui avait le dre ce mot dans le vrai lui mérita le nom de la sselte. » Il crut pouvoir, venances, faire de cette assette l'héroïne de sa re. Les éloges ne parucar, à cette époque, il ie rencontrer un honnête j Harpe, à l'article qu'il Lycée, au cardinal de
ai 1764, de Brosses écrii les honnêtes gens d'ici
73, M" e Du Deffand man-
s, par Th. Foisset, iu-8", 1842,
PBEFACE ^ ni
dait à Horace Walpole : ce Le nombre des fripons est grand, et l'estime est un sentiment dont on a peu d'occasion de faire usage. »
Quelque temps après, Schiller, encore sous la férule de ses maîtres, composait son drame des Brigands. Cette pièce paraît, et grand nombre de jeunes gens de bonne famille brûlent de s'enfoncer dans l'épaisseur des forêts pour y détrousser les voyageurs , violer les femmes, piller les riches, terrifier les pauvres et égorger quiconque leur résisterait ou les poursuivrait. Beaumarchais fait représenter le Barbier de Séville, et la foule vient applaudir à Figaro définissant la probité du docteur Bartholo a tout juste autant qu'il en faut pour n'être point pendu », et ajoutant: « La maison que j'occupe appartient au docteur qui m'y loge gratis ; et moi, en reconnaissance, je lui promets dix pistoles par an, gratis aussi. »
Dans une lettre à un de ses amis, Washington jugeait ainsi ses associés dans la lutte de l'indépendance : « Si j'avais à tracer une peinture des hommes et de l'époque d'après ce que j'ai vu, entendu et appris, je dirais d'un mot que la paresse, la dissipation et l'extravagance se sont emparées de tous ;
éculation, le péculat et une insatiable ihesses semblent l'emporter sur toute isidération dans tous les rangs de la nie les disputes de partis elles quersonnelles sont la grande affaire du
nant , compulsons les archives de ; feuilletons attentivement les mêles correspondances les plus authenxvm e siècle ; tâchons de n'en extraire faits très intéressants et équivalant à onstration. Nous les grouperons aues deux chefs : l'Esprit des Cours et os Salons.
AU