‹ Les cours et les salons au dix-huitième siècleChapitre 21 sur 21 · FM · texte numérisé non relu

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consolations. Dans l'espérance où il était de pouvoir trouver une femme aussi estimable que celle qu'il avait perdue, il mettait à Fessai toutes celles qu'il rencontrait. »

Les écrits relatifs à Talleyrand lui donnent trois sœurs pour maîtresses, à son début dans la vie ; plus tard il fut l'amant de deux sœurs. — Casanova ne s'est pas contenté de faire de ses Mémoires le cours le plus complet de lubricité à propos d'une centaine de femmes qu'il séduisit. Il se complaît dans les détails : il nous apprend qu'il a corrompu les deux sœurs dans huit familles, et qu'il y eut une neuvième maison où il abusa de quatre sœurs, sur cinq qui s'y trouvaient.

Suivant Rulhière, Richelieu eut pour maîtresses M me de Villeroy et M me d'Alincour, belle-sœur de celle-ci.

Le testament de La Fresnaye ne permet pas de douter de la passion de M me de Tencin pour son neveu, d'Argental, le disciple le plus dévoué de Voltaire.

Dans une chanson, reproduite par les Mémoires de Bachaumont, du 17 février 1762, et dans un couplet des Noéls de 1764, inséré dans Y Espion anglais (t. I, p. 238), de Jarente est accusé d'avoir gardé chez lui sa nièce en qualité de concubine. — Nous croyons avoir prouvé, dans Ménage et Finances de Voltaire, que la veuve Denis fut la concubine de Voltaire, son oncle : M. Beuchot nous a avoué que c'était l'opinion des principaux amis de Vol-

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taire; nous tenons de bonne source que la famille de Voltaire Ta toujours partagée. — Suivant V Histoire secrète des amours et des principaux amants de Catherine II, par Laveaux (p. 237), Potemkin vivait avec une de ses nièces; il la maria, mais, bientôt après, il l'arracha à son mari et l'afficha comme sa maîtresse. Castera avance, dans sa Vie de Catherine II, que sur ses quatre nièces, la rumeur publique en regardait deux comme ses concubines.

Nous savons que Rétif de la Bretonne a eu pour maîtresses la tante et la nièce. D'après ses Mémoires, le comte de TiJly commit la même faute. — A en juger par sa Vie privée , il en fut de même du maréchal de Richelieu. — Suivant Mathieu Marais, M lle Houel succéda à sa tante, M me de Sabran, qui fut Tune des maîtresses déclarées du Régent.

Nous avons vu le commerce de M me de Béthisy avec son cousin, milord Tirconel.

Il appert, soit de sa Vie privée, soit des Mémoires de Besenval, que Richelieu eut des galanteries pour M lle de Charolais, cousine de deux filles du Régent, dont il était l'amant. Casanova paraît avoir dédaigné l'inceste du cousinage. Il ne lui est arrivé qu'une fois d'avoir deux cousines pour maîtresses; une autre fois seulement aussi, il séduisit une cousine de deux sœurs dont il était l'amant.

Ainsi, voilà un tableau de soixante-quatorze cas d'inceste, savoir vingt-quatre de consanguinité et cinquante d'affinité.

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