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La cour d'héritage, qui siège ensuite, au nombre de trois jurés au moins avec le président, instruit et juge les procès civils en matière immobilière.
La cour de cattel, c'est-à-dire de meuble, devait connaitre à l'origine de toutes matières mobilières et criminelles. Dès le temps de Le Geyt, presque toute la juridiction civile de cette cour avait passé aux deux cours accessoires instituées pour la soulager d’une partie de ses travaux, la cour du samedi et celle du billet; la cour de cattel ne connaissait plus que des causes relatives aux rentes et des affaires criminelles!. La juridiction crimipelle lui fut enlevée à son tour, en 1797, pour être confiée à une cour spéciale’. La cour de cattel était donc déjà presque réduite à rien, quand elle a été supprimée par un acte des États, du 17 juin 1862; le petit nombre d'affaires qui étaient encore de sa compétence ont été attribuées à la cour d’héritages.
La cour criminelle, créée en 1797, tient par an six sessions appelées assises, qui ont lieu respectivement au commencement des mois de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre.
Les autres cours, savoir, celle du billet‘, celle du samedi”, et le corps de cour pour l’examen des causes civiles en dernier ressort, siégent tant en vacance qu'en terme, selon que le nombre des affaires l'exige.
Le lieu des séances de la cour royale de Jersey est un édifice situé dans la ville de Saint-Hélieré. Cet édifice porte, encore aujourd'hui, le nom de Cohue royale’. — En cour, « les Jurez de Jersey », dit Le Geyt, « se mettent tous d’un costé, sçavoir, à la gauche du Bailly ». Cet usage s’observe encore. Il vient de ce que le côté droit était réservé, en principe, aux gouverneur, doyen et francs-tenants5. — Depuis le xvrr siècle, il est d'usage que les membres de la cour soient couverts, en séance, d'un manteau rouge’.