Second report, p
par le Prevost de la Majesté, de comparoystre en cette isle par devant la Justice, pour cognoystre de quelle autorité Jurez-Justiciers et autres Officiers ont été establis en la dite isle »1. En mai 1582, la cour envoie à Serk une commission composée du baïlli et de quatre jurés; ceux-ci, à leur retour, rapportent « qu’en la dite Isle de Serk un nomé Édouard de Cartheret estoyt Baillif, et onze autres des habitants estoyent Jurés, le douzième estant puis naguèrres decedé; . et qu’ils usoient des lois et coûtumes de l'Ile de Gerzey, et des poys et mesures d'icelle, et mesme que s’il advenoyt aucune cause d'importance entr'eux, qu'ils auroyent sur ce l’advis et conseil des Jurés et autres gens ssavants de l'Isle de Gerzey; ... sur quoy a esté ordonné que le dit Edouard de Cartheret, et deux de ceux qui estoyent establis pour Jurés, viendroyent presentement par devant la Justice de l'Isle de Guernezey … rendre raison de quelle autorité ils avoyent erigé icelle jurisdiction, rejettant la Cour Royalle de la dite Majesté en l'Isle de Guernezey, et s’attribuer (sic) l'autorité d’icelle, et en partie la transporter et differer en l'Isle de Gerzey »1.
Le < bailli >» de Serk comparut en effet avec deux jurés, le 2 juin 1582, et n'ayant « sceu montrer aucune autorité valable», fut envoyé en prison*; « et quant aux deux qui lui assistoient comme Jurés, en considération que la dite Ile de Serk est bien peu peuplée, leur avons permis retourner à leurs maisons, leur étant deffendu d'exercer aucune office de Baillif et Jurés en la dite Ile, jusqu’à autre ordre ait été pris (sic) sur la même affaire »‘.
Ainsi fut abolie la première cour royale de Serk. Il en fut bientôt créé une autre. Un différend entre le gouverneur de Guernesey (qui avait la jouissance des revenus royaux dans le bailliage) et le seigneur de Serk5, sur les droits que celui-ci