‹ Les courses de chevaux en FranceChapitre 9 sur 76 · REPONSE DU JOCKEY-CLUB · texte numérisé non relu

REPONSE DU JOCKEY-CLUB

A ces propositions la Société d'Encouragement répondait :

« Nous n'avons pas à donner* notre avis sur la conception gfrandiose qui nous est soumise. Nous ne nous arrêterons pas à discuter, au point de vue financier, le système destiné à doubler le revenu de notre Société tout en assurant à des capitalistes désintéressés 8 pour loo d'intérêt et le remboursement de leurs lo millions. Alors même que nous y verrions autre chose qu'une pure chimère, des considérations d'un ordre différent, et, à nos yeux, très supérieur, ne nous permettraient pas de vous en recommander l'adoption.

« Sans doute les courses sont un spectacle, et elles ne peuvent vivre et se développer qu'en satisfaisant, pour l'exploiter à leur profit, le goût chaque jour plus vif du public pour ce genre de spectacle; mais notre Société y voit surtout une œuvre utile, qui perdrait ce caractère si la préoccupation de grossir par tous les moyens les ressources de son budget devait prévaloir contre l'intérêt public, qui commande de consacrer exclusivement ces ressources à favoriser la production d'animaux capables de contribuer à l'amélioration de nos races.

« Nous n'ignorons pas que pour faire de bons chevaux il faut en faire beaucoup, et que pour qu'on en fasse beaucoup il faut avoir beaucoup d'argent à distribuer en encouragements, accessibles non seulement aux sujets de premier ordre, toujours fort rares, mais aussi à tous les animaux dont le mérite, bien que sensiblement moindre, est cependant suffisant pour qu'on puisse voir en eux des reproducteurs utiles. Nos programmes font largement la part des animaux de cette catégorie; mais il y a une limite au delà de laquelle les courses cessent d'être des épreuves sérieuses, et les prétendues réformes qu'on nous propose consistent à n'en pas tenir compte, ou plutôt à la transgresser systématiquement. Nous devons donc repousser, comme un présent funeste, ces augmentations de recettes, qu'on nous laisse entre-

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