QUESTION HISTORIQUE
QUESTION HISTOBIQDE.
Jusqu’au temps où vécut le dur moine Hildebrand, devenu pape sous le nom de Grégoire VII, qui au onzième siècle attaqua vigoureusement la débauche, la simonie, le trafic des choses saintes, et poussa le rigorisme, les prétentions cléricales à l’excès en instituant le célibat des prêtres et les investitures ecclésiastiques, le saint-siège fut presque toujours occupé par des papes dont l’élection était due aux influences les plus honteuses, souvent à celles des femmes.
D’anciennes chroniques rapportent que le pape
Jean VIII n’étail autre qu’une fille, Allemande ou Anglaise, appelée des divers noms : d’Agnès, de Gilberte, d’Isabelle, de Marguerite, de Tutla, de Dorothée, enfin de Jean d’Angleterre. Conseillée et guidée par un moine, celte intrigante aurait acquis une profonde érudition en étudiant à Athènes sous les habits du sexe masculin. Ayant charmé à Rome, par son génie et l’étendue de ses connaissances, un grand nombre de personnes, elle se serait fait élire pape après la mort de Léon IV, en 853, sous le nom de Jean VIII.
Par malheur, dans un moment d’abandon, elle aurait trahi son sexe devant un cardinal dont elle aurait été la maîtresse et dont elle aurait eu un enfant, mis au monde publiquement, car on ne recule ni on ne déguise à volonté les douleurs de l’enfantement.
Des chroniqueurs affirment que, « frappée par la vengeance du Ciel, » cette profanatrice est morte à l’endroit même où elle avait accouché, en 857.
Selon Platina, l’institution de la chaire percée (perforata), au moyen de laquelle on s’assurait autrefois du sexe du successeur de saint Pierre, était due à la crainte de voir renouveler la scandaleuse • aventure de la papesse Jeanne.
Nous n’avons ici d’autre mobile, d’autre souci que la recherche de la vérité, fortifiée par le dédain le plus absolu de tout scandale gratuit. Nous
resterons fidèle à cette ligne en traitant la question historique si controversée de l’existence ou de la non-existence de la papesse Jeanne qui a divisé les historiens les plus autorisés, et sur laquelle les catholiques ont amassé tant de nuages.
Malgré les chroniques monacales et la croyance séculaire de nombreux catholiques en ce pontife féminin que partagèrent soixante-dix auteurs orthodoxes, entre lesquels, dit Moreri, il y eut plusieurs religieux et même des saints canonisés, Bayle, Basnage et Voltaire ont qualifié de fable la prétendue existence de la papesse Jeanne.
Plalina, l’auteur d’une Histoire de; Papes , qui ajoute foi à la papesse en fondant cependant son opinion, comme il l’avoue, sur le témoignage d’auteurs incertains et obscurs, ainsi que Théodore de Bèze, Jacques Lenfanl et Frédéric Spanheim, ont été réfutés par Onufre Panvini, Bellarmin, le cardinal Baronius, Florimond de Rémond, Launoi, le père Lahbe, David Blondel, un des plus zélés partisans de la Réforme.
* Parmi ces auteurs, les uns attribuent l’origine de la fable à une fausse chronologie des papes, les autres à la faiblesse de Jean VIII vis-à-vis des Sarrasins, ce qui est une erreur matérielle, ou encore au bruit répandu en ce temps-là qu’une femme avait été patriarchesse de Constantinople, ainsi que le pape Léon IX le reprocha aux schismatiques d’Orient dans une lettre au patriarche Michel.
Certains historiens veulent que la fable de la papesse soit le résultat de l’influence qu’ont exercée les femmes sur la papauté pendant trois siècles.
Cette dernière version fut hardiment soutenue par Avcntin qui nous montre le pape Léon IX élevé par le crédit de Théodora, courtisane noble et impérieuse , et le pape Jean XII traînant après lui une horde de femmes. Il ne paraît nullement surprenant à Aventin que les contemporains d’un pape Jean, subissant la domination d’une femme, l’aient appelé dérisoirement la papesse Jeanne. Cette qualification parfaitement justifiée par les faits venait naturellement aux lèvres des frondeurs de la papauté tombée en quenouille.
Cependant les historiens partisans de l’existence de la papesse voient dans l’institution de la chaire percée et dans l’examen viril auquel étaient soumis les papes immédiatement après leur élection, la preuve irréfutable qu’une femme a occupé le
trône de Saint-Pierre et qu’il a fallu rendre impossible un tel abus, un tel sacrilège.
Bernardin Corio dit au sujet des cérémonies de l'intronisation d’Alexandre VI, qu’après avoir été placé sur la chaire percée, familièrement touché et visité (nous gazons les termes), le pape donna la bénédiction et s’en retourna au palais.
Dans son Histoire philosophique et politique du christianisme , de Potier cite à ce propos les deux strophes du poëme intitulé le Champion des dames , de Martin le Franc, protonotaire du saint-siège, prévôt et chanoine de Lausanne, secrétaire des papes Félix V et Nicolas V, où il est dit en parlant de Dieu et à l’occasion de la papesse Jeanne :
Ainsi toujours pas n’endura Que l’Église fût abusée De celle qui trop y dura ;
Car sa fraude fut accusée.
Or, vengeance bien ad visée,
La sainte papesse enfanta;
Digitizi
Noncques plus la p rusée
A l’autel Saint-Pierre chanta.
Entre le moustier Saint-Clément Et le Colliséc, chacun vit Le féminin enchantement.
Si fut tantôt fait un édit Que jamais pape ne se fît,
Tant eut-il de science au nas,
S’il ne montrait le doigt petit Enharnachié de son liarnas.
Cet ouvrage fut dédié à Philippe II, le Bon, duc de Bourgogne.
« Pour ajouter quelques lignes, dit de Potier, à la longue liste des fraudes pieuses, des infidélités et surtout des omissions des auteurs catholiques qui ont traité l'époque à laquelle on place le pontificat de Jeanne, nous suppléerons ici à une lacune laissée dans la chronique de Jean Ypérius, ou Jean d’Ypre, abbé de Saint-Berlin, imprimée dans le Thesaur. anecdot. du Père dom Martène, au t. III, p. 515. Dom Martène fait suivre immédiatement le règne du pape Léon IV par celui de Benoît III, en ces termes : « Sedit Leos anni oclo, mensibus tribus, diebus sex. Post quem fuit papa Bencdictus tertius qui, etc. » Dans un manuscrit d’Ypérius possédé par la bibliothèque publique de la ville de Bruges, on trouve le passage suivant (f. 35) :
« Sedit Léo annis octo, mensibus tribus, diebus sex. Post eum in apostolica sede sedere visus est tanquam papa, quidam d ictus Johannes Anglicus, Magontinensis, qui fæmina fuit, juvenis ab amasio suo in habitu virili Àthenis ducta. In diversis studiis sic profecit, utpostea Romæ legens, tantum magnos magistros haberet auditores. Et quia in scientia magnæ opinionis erat, in papalum... concorditer eligitur. Post hæc, impregnata et partus sui tempus ignorans, dum de sancto Petro Lateranum tenderit, inter Colisseum et ecclesiam sancti Clementis peperit. Ibique sepulta fuit, et per illam viam semper obliquatur. Credunt aliqui quod propter detestalionem facli hoc fiat : nec ponilur ille Johannes in cathalago paparum, propter mulieris sexum. Sedit autem annis duobus, mensibus quinque, diebus quatuor ; et cessavit mense uno. Post quem fuit papa Benedicluslll, qui, etc.»
De Potter n’ayant pas traduit ce passage en latin barbare de la chronique de Jean d’Ypres, nous allons le rendre de notre mieux à nos lecteurs :
« Léon occupa le siège (papal) pendant huit ans trois mois et six jours. Après lui siégea comme pape un certain Jean Anglais, de Mayence (?), qui était une femme amenée d’Athènes habillée en homme par son amant. Elle fit tant de progrès dans diverses
études que dans la suite donnant des leçons publiques à Rome, elle eut pour auditeurs de grands savants. Jouissant d’une grande renommée par sa science, on tomba d’accord pour l'élire pape. Après cela étant devenue enceinte et ne sachant pas au juste l’époque où elle devait accoucher, un jour qu’elle allait de Saint-Pierre au Lalran, elle accoucha entre le Colisée et l'église de Saint-Clément. On se détourne pour éviter de passer par cette voie. Quelques-uns croient que cela se fait pour montrer l’horreur que cet événement inspire. Le nom de Jean n’est pas écrit dans le catalogue des papes à cause de son sexe, car c’était une femme. Elle occupa le siège papal pendant deux ans, six mois et quatre jours, et cessa pendant un mois. Après Jean, Benoit III fut pape, etc. »
On voit clairement la fraude catholique. Toute la citation qu’on a lue a été sautée par dom Martène, qui du pape Léon IV a passé à Benoît III en rayant le passage si intéressant de la chronique de Jean d’Ypres relatif à la papesse Jeanne.
Dom Martène n'avait pourtant d’autre guide que la chronique de Jean d’Ypres dont son Thésaurus ’ anecdotorum (Parisiis, 1717) n’est que la reproduction in extenso , sauf le passage supprimé, le seul qu’il ait trouvé problématique et trop scabreux pour l’Église au milieu des nombreux faits de cette volumineuse histoire.
De tout temps les catholiques ont pratiqué le même système : nier, amputer et falsifier l’histoire quand elle leur est défavorable. Pour ne citer qu’un exemple entre mille, ils ont nié et déclaré fausse (même dans la Biographie universelle) le fait de * la corruption de la sœur de Pétrarque, devenue la maîtresse publique du pape d’Avignon Benoît xft, fait patent et attesté par la colère du poète qui éclata dans son sonnet : Io non vo piu canlar corne solea. Pétrarque avait rejeté avec indignation l’offre du pape, qui pour l'apaiser lui proposait la pourpre du cardinalat.
Cette précieuse découverte que de Potter a dû à l’amicale obligeance de M. Scourion, bibliothécaire et secrétaire du collège municipal de la ville de Bruges en Flandre, apporte donc un témoignage aussi précieux qu’irrécusable aux partisans de l’existence de la papesse Jeanne dont les compilateurs et auteurs chrétiens n’ont réussi à faire douter qu’en pratiquant, suivant leur habitude, des interpolations, des suppressions et des lacunes
ta.
dans les chroniques monacales, comme celle de ’ Jean d’Ypres 1 .
Consignons maintenant, en opposition avec les témoignages que nous venons de citer, les opinions contraires de deux historiens italiens dont l’autorité est reconnue, de Muratori et de Bianchi- GTovini.
« On a cru, dit Muratori, que la papesse avait succédé à Léon, alors que les contes les plus ridicules trouvaient créance à cause de l’ignorance du peuple. Telle a été cette fable née seulement au treizième siècle. Aujourd’hui elle est tellement réfutée et reconnue fausse, mémo par les ennemis de
I. Le 21 octobre 1862, M. le baron de Ponnat a eu entre les mains le manuscrit de la bibliothèque de tirages cité par de Polter. Ce manuscrit porle le n° 426; il est petit in-folio, et le passage relatif ül la papesse Jeanne commence au folio 35, recto. 11 a pour titre : Cronica (sic) sive historia tlonasterii sancti Berlini. La chronique manuscrite de Jean d'Ypres, à longues lignes, avec initiales coloriées et titres des chapitres à l’encre rouge, est du quatorzième siècle.
la religion catholique, qu’elle vouerait au ridicule celui qui la discuterait. »
Il ne faut pas oublier que Muratori était prêtre, par conséquent intéressé à s’élever contre la thèse de la papesse. Il triomphe trop facilement sans apporter aucun argument. Nous préférons Bianchi- Giovini, savant historien de l’Italie, mort il y a quelques années, qui ne croit pas ridicule de discuter la question historique de la papesse et appuie sur un document la réfutation de son existence.
Selon Bianchi-Giovini, auteur de la Papessa Giovanna et d’une remarquable histoire des papes, le texte des chroniques mentionnant l’existence de la papesse Jeanne aurait été altéré, et entre autres chroniques arrangées, il cite celles de Mariano, de Sigeberlo et de Gervaiso Tilheriense. Il prétend aussi avec Muratori que la légende de la papesse Jeanne n’aurait été mise en circulation que vers la fin du treizième siècle.
Outre ces raisons, ce qui détermine surtout l’incrédulité de Bianchi-Giovini au sujet de la prétendue papesse, c’est le dessin d’une monnaie publié par le cardinal Garampi, qui d’un côté porte autour l’exergue suivant : HLotharius imperator , et au milieu Pius; au revers de celte monnaie on lit : Sanctus Petrus, Benedictus papa.
a En confrontant, dit Bianchi-Giovini, le nom
de l’empereur avec celui du pontife, il est hors de doute que la monnaie appartient à Benoit III. Or, il est certain que Léon IV est mort le 17 juillet 855, et l'empereur Lolhaire le 28 septembre de la même année. Il y a donc soixante-treize jours entre les deux morts. D’après les inscriptions de la monnaie du cardinal Garampi, l’ordination de Benoît III doit être arrivée dans ce court laps de temps où ne peut se placer un autre pontificat.» Entre le règne de Léon IV et celui de Benoît III, il n'y aurait donc eu ni pape ni papesse.
Sans nier systématiquement la valeur de l’argument de Bianchi-Giovini, un doute s’élève irrésistiblement en notre esprit. Cette monnaie ne peutelle être fausse, fabriquée après coup? Puisque l’historien italien admet qu’on a inventé ou altéré des chroniques, afin de faire croire au règne d’un pape féminin, pourquoi n’aurait-on pas créé une ou deux pièces de monnaie pouf prouver la nonexistence de Jeanne la papesse?
Voilà l’objection à priori qui nous paraît sérieuse et puissante. Mais la contradiction peut se présenter sur une autre base.
La réfutation de Giovini s’appuie sur la simultanéité des noms de Benoît et de Lothaire que porte la fameuse monnaie. Mais au dixième siècle, de 975 à 985, un autre Lothaire, roi de France, et un autre Benoît VII ont été contemporains.
Qui nous assure que la monnaie en question ne leur est pas applicable, d’autant mieux que dans ce temps, on frappait des médailles en toute occasion, pour commémorer une cérémonie religieuse, une fondation de monastère ou d’église? Il est vrai qu’il reste à rendre compte du mot imperator difficilement applicable à Lothaire, de France, du temps des Olhon. Mais après Charlemagne et avant Pavénement de Hugues Capel, les rois, ou plutôt les chefs du duché de France, prétendaient tous au titre d’empereur, qualification qui a très-bien pu être portée et frappée sur une monnaie, du temps de Lothaire de France, de 975 à 985.
En résumant le débat entre des historiens d’une égale valeur, il faut convenir qu’aucun fait énoncé, qu’aucune argumentation n’a encore détruit la valeur des chroniques affirmant l’existence de la papesse, ni expliqué la coutume si longtemps persistante de la chaire percée, au moyen de laquelle les cardinaux s’assuraient du sexe du nouveau pape.
L’histoire de la papesse Jeanne est mentionnée
par Martin de Pologne, auteur d’une histoire des papes jusqu’en 1277, et par Anastase le bibliothécaire.
Presque tous les monuments des chroniques qui relatent l’aventure t|u pape féminin, comme celle de Marianus Scotus, chroniqueur du onzième siècle, et celle de Jean d’Ypres, étaient entre les mains des moines bénédictins et des prêtres catholiques. Tous les rédacteurs des anciennes chroniques sont des clercs, des moines, des abbés. Comment supposer qu’ils les eussent altérées pour y consigner un fait faux et nuisible à leur religion, tel que le roman de la papesse Jeanne? L’hypothèse de Bianchi-Giovini n’est donc pas admissible. Les catholiques, qui ont rarement trahi leurs intérêts de caste, se sont appliqués à supprimer dans les éditions de tous leurs livres reproduisant ou relatant d’anciennes chroniques, les passages concernant la papesse, de même que dans la série canonique, ils l’ont passée sous silence. Mais au milieu des désordres des neuvième et dixième siècles, rien n’est moins certain et authentique que la série des papes. Bianchi-Giovini, dans sa Storia dei papi , dit parfaitement que les collaborateurs du cardinal Baronius avaient entre les mains des chroniques que l’on devait taire pour l’honneur de la sainte Église romaine. Eh bien, c’est pour cette raison qu’on a tu l’histoift de Jeanne.
En quoi l’élévation d’une papesse à la chaire de Saint-Pierre présente-t-elle plus d’improbabilité historique que celle d’une patriarchesse et d’eunuques occupant le siège chrétien de Constantinople, ou que celle de l’androgyne mademoiselle d’Éon?
« L’histoire de la papesse Jeanne, lisons-nous dans une note de Gibbon [Histoire de la décadence de V Empire romain , traduction Guizot), doit être regardée comme fausse, mais non pas comme incroyable. Supposons que le fameux chevalier français (mademoiselle d’Éon) qui, de nos jours fait tant de bruit, fût né en Italie, et qu’il eût été élevé dans l’Église, le mérite ou la fortune aurait pu l’élever sur le trône de saint Pierre; il aurait pu se livrer æ l’amour, et il aurait été malheureux, mais non pas impossible qu’il accouchât au milieu de la rue. »
« Il faut remarquer, dit le catholique Cantu, au tome VII de son Histoire universelle , que, dans un temps où les Latins reprochaient aux Grecs d’élever parfois des eunuques au patriarchat, ni Photius, ni aucun autre écrivain de cette époque ne leur opposa cette aventure scandaleuse (de la papesse Jeanne). »
De sorte que si Léon IX n’avait pas fait de polémique au sujet de la patriarchesse de Constantinople, il faudrait douter de son existence^Rnéme
qu’en dépit des chroniqueurs, le silence de Photius à l’égard de la papesse prouve qu’elle n’a pas existé.
En vérité, de tels arguments sont peut-être catholiques, mais ils n’ont aucune valeur logique.
VU
Quelque étrange qu’elle paraisse, l'odyssée du pape féminin Jean VIII ne saurait étonner ceux qui connaissent l’histoire d’un trio de courtisanes, de Théodora et de ses deux filles, qui, de 880 à 918, prqsliluèrent la puissance pontificale à tous les caprices de leur libertinage, à toutes les fureurs de leur mâle ambition.
Dans un temps où les rois et les grands feudalaires de l’Italie pouvaient distribuer à leurs maîtresses des Églises et des abbayes, lorsque les femmes, à la tête des factions seigneuriales, dominaient, gouvernaient la papauté, faisant et défaisant les successeurs de saint Pierre, pourquoi l’une d’elles, en masquant son sexe, ne se serait-elle pas fait élire,pape?
CetKÉ&iement est non-seulement possible, mais
rationnel. S’il n’a pas pour lui la certitude absolue, difficile à obtenir de cette époque obscure et tourmentée de l’histoire, il s’appuie sur les chroniques, les coutumes et les mœurs de ce temps. Nous le croyons vrai.