SCÈNE X
Les mêmes, LARIVÉ en froc, mais en caleçons blancs.
LARIVÉ (effaré)
Victor ! Baptiste! (A court à tous les coins de la scène sans faire attention.)
LANTONNARD
V'là le ministre !
LABROCHE
Non. c’est le cousin !
LARIVÉ
Baptiste !. Victor ! Où êtes-vous donc.
Tous .
Ah! c'est le cousin! C'est le député.
LANTONNARD En a-t-il un bel habit !
LARIVÉ
‘Victor ! Mais où sont-ils donc ?
LE MAIRE
Monsieur le député, qu’est-il donc arrivé? Calmez-vous, de grâce.
LARIVÉ
Le ministre est-il là ? Où est-il ?
LE MAIRE
Ce n'était pas lui. Vous est-il arrivé malheur ?
LARIVÉ
ÆFigurez-vous, monsieur le Maire, j'endosse mon pantalon, je passe mon habit, je vais pour sortir de ma chambre, je veux ramasser mon discours tombé à terre, mon pantalon s'éclate en deux parties... et me voilà ! Que faire ? Baptiste ! Victor ! Monsieur le Maire, faudrait avoir le tailleur de Laurierville.
Certainement on va l’envoyer chercher... Ah ! mais j'y pense il doit être à la station; il est conseiller municipal.
LARIVÉ Que faire donc ?
LÉ MAIRE
Aujourd’hui ce n’est pas commode, tout le monde est dehors.
LARIVÉ
Je ne puis pourtant per me présenter en public en cet état.
LE MAIRE Monsieur le député, prenez donc n'importe quel pantaion ; l’habit seul est de rigueur.
LARIVÉ
Vous avez raison. je reviens tout de suite.
(Il part.)