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Les couvents de St. Dominique au moyen âge

L'opportunité du travail que nous présentons ici à été signalée, il y a quelques années, dans une lettre du célèbre bollandiste, Victor de Buck (+ 1876) au Père dominicain Fontalisant ; cette lettre restée inédite nous à été communiquée par le P. Michel Cormier ; nous y lisons ce passage : L'Ordre de S. Dominique est un des plus illustres et des

plus fertiles en œuvres de salut et de science. Mais, où en

enue

aujourd'hui inexécutable), mais l’histoire de ses provinces, de ses maisons. Ne verra-t-on pas paraître un jour une Gallia dominicana comme il existe un Belgium dominicanum, une Batavia desolata, une Hibernia dominicana. » Nous sommes heureux de recueillir ce vœu sur les lèvres mourantes, du célèbre hagiographe ; mais l'opportunité de l’histoire monumentale qu'il nous propose, résulte surtout d'une façon éclatante des circonstances actuelles. Lorsque les couvents avaient repris

en France leur vie, leurs prières, leurs costumes antiques, que leur ferveur y surpas-

sait les meilleurs temps, lorsque les cloîtres s'étaient rouverts, que les cloches tintaient

les hymnes sacrés, voici que les sectaires de 17

leurs demeures, cherchant à étouffer ces foyers de science et de piété.

99, se relèvent,

dispersent les Religieux et fer

Quelle heure est

ment

plus

propice que celle-ci, devant ces criminelles tentatives, pour rétablir les vieux cloîtres, pour

recueillir leurs pierres qu’on croyait à jam

ais brisées ou oubliées; pour remettre debou

DACÉS

édifices. Leurs vues donneront l'image d’une résurrection certaine, la preuve de l'invincible vie

des religieux.

Notre pensée semble avoir été comprise, et nos efforts ont été puissamment soutenus ; des

laïques érudits et beaucoup de nos Pères 1 inscrire ici les noms des Pères Berthet, Thiriot, Chapotin le savant historien qui 1 celui de notre Maître Général le R. P. Fru diction.

C'est le modèle du monasticon gallican nous avons dû y joindre une étude des ruines Nous avons d’abord cherché le « lieu « pierres, nous avons interrogé les archive

naient, les anciennes vues qui nous permet

ious ont prodigué leur concours. — Nous aim Michel Pie Mo

ous à fourni d’admirables encouragements,

>erthier, Goirand, Cormier,

iwirth, qui nous à envoyé une si affectueuse

um et de D. Germain qui nous est proposé ici, qui alors n'était pas aussi nécessaire qu'aujour es couvents », nous avons recueilli les moi

s, les bibliothèques, les vieux plans qu'elles €

ent de rassembler les fragments et de recom

ons à hon, enfin

JÉéné-

mais hi idres

onte-

)0OSer

l'ensemble. — Ces documents en mains, nous

à la manière de Dom Germain, à côté de

avons pu souvent tenter une perspective générale

ces restaurations, de peur qu'on ne les croit fan-

taisistes, nous avons eu soin d'exposer les documents qui les autorisent, à côté de l'essai, que

nous moffrons qu'avec mille réserv

pourra peut-être trouver une meilleure solu

Lorsque les couvents modernes s'élèver

nous rapprochons les éléments du problème auquel on

ion.

it sur l'emplacement des anciens, on peut croire

que les lignes architecturales n’ont pas changé non plus que les. programmes de construction.

Souvent aussi les bâtiments conventuels, ont cés. En cette circonstance la plus défavorab

laisser dans l'oubli les vénérables souvenirs «

totalement disparu, quelquefois, ils ont été dépla- 6, Nous avons eu recours à l’histoire pour ne pas

que nous cherchons à réveiller. Chaque notice

sera accompagnée dune bibliographie où nous avons rappelé les noms de nos collaborateurs,

les principaux ouvrages avec la cote de la bi d'œil jeté sur l'architecture dominicaine enco élégants monuments, des verrières splendide réunions publiques, de riches nécropoles « l'ombre monastique.

Tel est le tableau que nous mettons auj

iothèque nationale ; nous terminons par un coup re trop peu étudiée, où nous verrons de simples et s, de vastes chapitres qui abritérent souvent des

ù les morts les plus illustres se réfugiaient à

urdhui sous les yeux des lecteurs, et que nous

offrons humblement à nos chers Pères. Puissent-ils l'accepter en ce moment, avec le cri de

notre ardente indignation contre les attentats

sacrilèges dont ils sont victimes, puissent-ils bénir

nos modestes efforts et leurs décerner ainsi la plus précieuse récompense.

24 Mars 1903

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