‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 10 sur 72 · ANGOULÈME · texte numérisé non relu

ANGOULÈME

Le couvent dominicain d'Angoulème fut érigé dans le chapitre général de Lille, 1293. Un sceau de 1297, dont nous avons copié l'empreinte sur le moulage des archives nationales (no 9722), atteste déjà une organisation conventuelle régulière, il porte cette légende, sigillum Prioris fratrum Engolismensium. Ce sceau apparait dans le testament de Hugues XII le Brun, comte de la Marche. Hugues y déclare qu'il veut être le fondateur du couvent, il demande que son cœur soit déposé devant le maitre autel, il lègue 500 livres tournois pour les pre miers travaux (1352). Il établit que les Frères Prêcheurs pourront acquérir à Angoulême un terrain de 140 bras sur 80, attenant à leur chapelle, il leur donne en outre les terrains pour la construction de leur Église, cloître, officines ete., ces donations faites à Lusignan, en 4299, furent répétées dans le testament du 20 avril 4352, avec recommandation à tous les officiers et justiciers de ne molester en rien les Frères.

Les édifices élevés par la piété du xive siècle ne semblent pas avoir souffert des guerres

debout sur le plan de Belle-Forest qui est le compte-rendu des désastres du xvr

anglaises, mais ils subirent de graves ravages de la part des calvinistes. L'Eglise est encore

siècle, puis elle échappe à l’histoire ; grâce à M. George et à la savante topographie qu'il a dressée, on peut en essayer la restauration.

muraille qui lui appartenait et que, de nos jours, des fouilles ont mis à découvert. À l'est du

glise longeait au midi la rue du grand Palais, comme le prouve un fondement de

cloître en façade sur la petite rue des prêtres s’élevaient des bâtiments affermés à la sénéchaussée après 1568. Divers édifices et des maisons tournant leurs façades sur la rue des prêtres, et la

place du murier bordaient les côtés nord et est de ce cloître. Le couvent possédait au moins

deux entrées : l’une, la principale, dans l'angle nord-ouest en face de la rue Taillefer, l'autre, à l'angle sud-ouest, sur le prolongement de l'Eglise. En 1895, à l’occasion de la construction du palais de justice, le couvent fut rasé et disparut

définitivement.

BIBLIOGRAPHIE

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€ VIGIER DE LA PILE, Histoire de l’'Angoumois, 1840. 4 J

« CASTAIGNE, Rerum Angolism. scriptores, 1853

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« GEORGE, Bulletin archéologique de la Charente, 1898. p. 84. Etude topographique.

« P. Cnaporn, Histoire des dominicains de la province de France. p. 760. 1898.

€ Archives de la Charente, E. 948, 959, 981, 4204. — Fonds des Jacobins, liasse 10. Q. — Recherches de M. George.

« Archives municipales d'Angoulèm

& Archives générales de l'Ordre, $S. 505.

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