BELI
-Foresr, Cosmographie universelle 1875.
no due dela le diAucr 1800 (: )
« LAFFORGUES, Histoire d'Auch, depuis les romains 1789. — 1851. 8. L. K7 « Comte nE Beaumonr, Les Congrès d'Agen et d'Auch, 1901 « RENÉ PAGEL, Documents el correspondances
« BRUGÈLE, Chronique ecclésiastique du diocèse d'Auch. 17
AUVILLARS
Auvillars, d'une origine très antique, comme le témoignent les statuettes et débris qu’on y retrouve, fut illustré au moyen âge par un couvent dominicain. Bernard Gui nous apprend que le lieu fut accepté par le Chapitre de Perpignan et qu'après avoir été institué il eut pour premier prieur Arnaud de Ponciac qui venait de Condom.
Les religieux firent construire d’abord une chapelle provisoire ; ils y joignirent une chapelle où Raymond Bernard de Durfert (1296) et Arnaud Garcia de Goth furent ensevelis. — In 1311, ils élevérent l'Église définitive dont la premiére pierre fut posée par Bertrand de Goth, neveu du Pape Clément V.
Benain du Bouzet ne tarda pas à y fonder une chapellenie, exemple qui fut suivi par un grand nombre de seigneurs du pays, notamment par Régine de Goth, vicomtesse d’Auvillars, (1325).
M. Denis Laurent à retrouvé, aux archives d'Auvillars, un plan de 1602 où se trouvent marqués l'Église, le cloître et le couvent. Dans la caserne de gendarmerie bâtie sur les murs du cloître, on retrouve de temps en temps des sépultures qui rappellent sa vieille histoire. L'édifice fut reconstruit au xvire siècle comme le fait supposer la date de 1737 qu'on lit sur
le porche.
La révolution dispersa les religieux. On réserva d’abord l'Eglise pour le service paroissial,
mais elle fut profanée en 1793. Le citoyen Ducom, commissaire du district, demanda trois manœuvres pour retirer les tableaux et autres objets de l'église, enfin le 14 frimaire, an IT, las-
semblée décida « que l'autel des Jacobins serait démoli, ainsi que tous les signes de la supersti-
« tion qui y sont; les matériaux seront employés à bâtir l'hôtel (sie) de la raison ».
Le plan, quoiqu'il ait été refait au xvre siècle, offre sans doute des lignes plus anciennes et qui appartiennent au moyen âge. L'édifice s'élevait à l'angle nord-est de la ville, auprès des fortifications ; le long des murs de l’est, un chemin, appelé le chemin des moines est un souvenir des anciens habitants. Notons aussi une vieille citerne, à l'angle du cloître, qui communique par trois souterrains avec l'extérieur.
Lannes, de la précieuse collaboration qu'ils nous ont fournie.
Remercions en terminant,
l'abbé Vigneaux, le pieux curé d'Auvillars, MM. Laurent et
BIBLIOGRAPHIE
« BEerNarD GuI, Les fondations, p. 508.
« Abbé Douais, Les frères prêchewrs en Gascogne, p. 195. Abbé VIGNEAUX, curé-doyen d’Auvillars, Nombreux documents. DENIS LAURENT, Documents, mss. photographies. «€ LANXNES, lieutenant d'artillerie, Relevé de plans. Chanoiïine Porrier, Président de la Soc. arch. de Montauban, Exploration el notes.
Ruines de la nef. — Photographie de M. Laurent.