‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 25 sur 72 · BEAUVAIS · texte numérisé non relu

BEAUVAIS

(Ste-Ursule).

Les Frères Prêcheurs arrivèrent à Beauvais en 1225, et obtinrent six ou sept ans plus tard l'institution canonique de leur couvent, ils en durent la construction, selon l'anonyme qui écrit en 1705 son histoire, à divers bienfaiteurs, le chatelain de Beauvais, les seigneurs de Crévecœur, de Boufflers, de Milly, dont on voyait les armoiries suspendues aux voûtes du cloître, etde divers bourgeois. Le terrain fut choisi non loin des remparts, sur la paroisse S. André, et les premiers travaux durent s'achever en 1246 à l'époque de la consécration du maitre autel. Au xvrr siècle, on lisait à l'entrée du chœur sur une plaque de cuivre, cette inscription commémorative :

Consecratum fuit hoc allare in honorem virginis Genitricis Dni. Marie a dno. Patre D. Odone Episcopo legato in Francia

Anno 12406 oclavo calend. August

Le souvenir de Vincent de Beauvais (+ 1264) se rattache à l'histoire de ce couvent au xir1e siècle ; le Père Chapotin nous dit qu'on montrait la fenêtre de sa cellule oubliée au milieu des reconstructions. Un sceau de 1303 (arch. natles no 9726) porte un malade auquel on récite les prières pendant qu’un ange balance l’encensoir au-dessus de lui.

De nobles sépultures rappelaient la gloire du couvent; celles de Marguerite de Roye

364), à gauche du maître autel, de Guillaume de Beauvais (41380) de Jeanne de Raineval

Le couvent fut rebâti à la fin du xve siècle et nous offre des parties considérables de cette

époque encore debout. Une salle grandiose, qui servait de prédicatoire voûtée en ogives, laisse

encore apercevoir les entraits et les poinçons de la charpente, les têtes fantastiques qui mordent

l'extrémité des poutres ; elle est malheureusement coupée par des planchers de dortoir.

On conserve aux archives départementales un plan de 1746 et un inventaire de 1790, à l'époque de la confiscation ; on y voit que l’Église était située entre la rue des Jacobins et le cloître, qu'elle mesurait 300 toises compris le chœur, la chapelle latérale, la nef et le bas-coté ; le clocher renfermait trois cloches et un elocheton.

À l'aide de ces documents, des renseignements du P. Fissot, d'anciennes perspectives du

quartier, on verra la restauration que nous avons supposée.

« GAIGNIÈRES, Dessin, mss. P. e. 3. f° 9. et 3. € D. MARTÈNE, Anecdota IL. 509,

« ACHERY, Spicil, 1. 175.

« DoyEnN, Histoire de la ville de Beauvais, T « Louv

, Antiquités de Beauvais, T. I, p.

nt

« P. CuaporiN, Histoire des dominicains de la province de France, 176. 11. « P. Fissor, Documents et relevés.

« Abbé Marnsaux, Vicaire général, archives départ. de l'Oise, G. 163, plan de 1746.

Couvent de Beauvais,

d’après une photog. du R. P. Chapotin

BELVEZ

La petite ville de Belvez conserve quelques monuments anciens, un château du xie siècle, une Église du xrve, des fortifications, enfin le beffroi de la mairie qui servait jadis de clocher au couvent des dominicains, dont il est maintenant le seul reste. Ce couvent, nous écrit M. Vigié, était peu important, il fut fondé en 1321, détruit en 1442 et 1569, gravement détérioré à diverses époques. L'Église à totalement disparu et fourni des matériaux à d’autres constructions. Le cloître est mentionné dans de vieux documents, mais il n'a laiss

& aucun vestige. Le couvent est transformé en mairie et en école,

Nous avons supposé l'Église rétablie au pied de la tour et orientée en suivant cette direction ; les hommes âgés du pays disent qu'il existait une entrée du côté de l’est. Le cloître, les salles du Chapitre que semblent rappeler encore trois grandes ogives, sont rejetés au nord.

En examinant le soubassement de la tour, on observe une vaste ogive aujourd’hui murée, qui rappelle peut-être une ancienne chapelle, le mur aurait été le côté septentrional de

l'Église. Ce clocher à 26m de haut, mais il est rebâti au sommet.

BIBLIOGRAPHIE

« Douais, (abbé), Les Frères Précheurs en Gascogne, AT1.

ViGié, Correspondance, documents « MiQuEL, Photographie.

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