BERGERAC
Bergerac vit dès le xt siècle s'élever un couvent de dominicains. Pierre de S. Astier (1260), évêque de Périgueux, preserivit la fondation et fut secondé dans cette pieuse entreprise ar Marguerite de Turenne, femme du gouverneur de la ville, Renaud de Pons, qui fit don au couvent de 50 livres de rente. Hélie Brunet, bourgeois, céda gratuitement le terrain pour les constructions (loeum pro fratribus emit et eis dedit et dormitorium eis edificavit et multa bona ecit). Le même bienfaiteur éleva le dortoir, Gérard Roger le chapitre où les religieux urent célébrer le saint-saerifice. En attendant que l'avancement des travaux permit de s’instaler, les religieux demeurèrent en ville à l’hospice Folcran. Le chapitre de Narbonne (1262)
avait accepté le lieu proposé, celui d'Avignon ( 126%) institua le couvent. On choisit pour premier
rieur Guillaume de S. Astier, cousin de l’évêque. Marguerite de Turenne, une des premières et puissantes bienfaitrices, fut ensevelie dans la
maison cles frères qui témoignèrent sur sa tombe leur reconnaissance et leur admiration :
Larga, valens, humilis fuil hæc princepsque virilis In sexu fragilis, sed pectore prorsus herilis Forma, genus, mores, quid opes pro sunt et honores. In me prospice, qui vis peritura sequi
Sum Margarita gemmis auro redimita.
Le couvent de Bergerac dut souffrir de l'invasion anglaise. Les lettres patentes données à Melun (21 sept. 1377) semblent rappeler une ruine en autorisant les prècheurs à reconstruire en dehors des murs là où nous voyons encore désigné leur couvent.
Le duc de Biron (1516), Pierre de Beaupoil, y furent inhumés. Les protestants sacharnèrent contre le couvent. Langoiran, gouverneur, ordonna la démolition, le prince de Condé se servit des pierres pour les fortifications. Henri de Rohan (1616) autorisa la réforme à en tirer des pierres pour cet usage. Vers le milieu du xvire siècle, les religieux rentrèrent dans leur résidence et y restèrent jusqu'à la révolution.
En 1901, le cloître qui datait de cette époque, fut démoli ; après divers usages profanes, si du xvue siècle, se
les édifices se changèrent en écoles. L'Église, dont la façade parait aus transforma en une maison à 3 étages. — Les jardins servent à la sous-préfecture. Les derniers
travaux ont mis à jour de nombreux ossements de religieux.
BIBLIOGRAPHIE
« BerNarD Gui, Fondatio conventus Bergeriacensis, 506. « Du Lac, Bergerac et son arrondissement, 1872, 16.
« CHarRIER, Archiviste, jurades de Bergerac.
« » Plan de 1670, documents et dessins fournis avec une extrême obligeance.
« Abbé GANES, archiprètre, Correspondance.