‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 33 sur 72 · BOURGES · texte numérisé non relu

BOURGES

Le pieux archevêque de Bourges, Philippe Berruyer, appela dans sa ville les Frères Précheurs et leur choisit une résidence près de la cathédrale. Il sut intéresser à son entreprise les lus hauts personnages du temps, un prince de la maison de Bourbon, sans doute Archambault-le-Grand, Blanche de Joigny, femme de Guillaume IT, seigneur de Vierzon.

La paroisse Ste Austrégésile éleva contre l'établissement quelques réclamations qu'on satisfit

jar une compensation annuelle.

Divers incendies, notamment celui de 1259, affligérent les religieux. Ils durent subir une

grave catastrophe au xve siècle, époque à laquelle se rapportent les restes des édifices et qui

semblent rappeler leur reconstruction. Ces restes ont fixé l'époque de notre restauration, nous

es avons rapprochés de documents qui nous ont ermis de les compléter, et surtout du plan

cadastral de Bourges en 1813, qui nous livre la place qu'occupait l'Eglise. Le couvent était

compris dans un îlot quadrilatère, au pied de la cathédrale, limité au nord par la rue moyenne,

au midi des armuriers, à l’est de la vieille friperie, à l’ouest des brigands. La grande entrée donnait sur la rue moyenne, là où le cadastre marque : cour des Jacobins. De cette cour on

imensions qui concordent assez bien avec le

entrait dans l’église. Gevry, nous rappelle

lan cadastral, 44-toises 2 pieds de longueur, 5

oises 4 pieds et demi de largeur, à droite en entrant on trouvait deux petites chapelles, auxquelles lirrégularité du plan valait des proondeurs différentes, dans la nef 14 verrières, six de chaque côté et deux vastes fenêtres des pignons, plusieurs chapelles, celle de Pellourde (1450) d'abord dédiée à S. Jean, de

S. Claude, de S. Anne, de Castelnau, un jubé garr e petits autels en pierre polie, dorés dans e genre du maitre autel. Le chœur comprenait deux travées, il était garni de 48 stalles hautes

et 38 stalles basses. On montrait dans l’Église le tombeau de Guy de Sully (ÿ 1280), de Jean «

Ja (F 1469), Denys de Bar, son fils, évêque de Tulle (+ 1517), Pierre Carré, évêque d'Orange (+ 1510), enterré dans le chœur.

À l’est du couvent subsistent des salles qui donnent la largeur du, bâtiment et qui étaient contiguës à l'Église. Je suppose qu'un des contreforts appartenait à l'Église, et que l’autre moins élevé devait commencer la série des contreforts distribués sur la façade orientale du couvent. Ce

tées de voûtes d’arêtes. Ce style semble se rapporter à Jean de Bar (1469) dont l'écusson

salles au rez-de-chaussée et au premier étage étaient partagées en deux travées el surmon-

figure sur la clé des voûtes, et sur le tympan d'une porte ouverte dans le mur méridional. Au-dessus de ces deux salles un grenier est recouvert d’un toit ancien en forme de carène de navire renversé, mode de charpente fréquent au xve siècle.

En s’éloignant de l’église de 6»65, on voit s'élever au milieu des bâtiments une colonne haute de 2m96 qui appartenait peut-être à la salle du chapitre.

Le cloître carré de 42m39 était entouré de bâtiments conventuels. Le côté de l'ouest était occupé par l'école de S. Thomas, plus tard louée comme grenier à sel. Sur la paroi extérieure

du mur une sculpture représente le Christ mourant de la fin du xve siècle.

BIBLIOGRAPHIE

« Plan de Fer.

& Plan cadastral.

MAURICE DE BENGY, Plan, relevé,

S, Pétersbourg, publié par Labbé Mens -

& ANTOINE GEVRY, Mémoire du couvent des Frères Précheurs de la ville de

- copie à la bibliothèque nationale.

« Buuor pe KEeRsERs, Statistique mon. du Cher 11. 744 (L K4. 1468).

documents.

Bibl. nat. Latin 10484. L. 272,

Bourges, mss.

autographe de

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