BRIVE
Selon Bernard Gui, on vit arriver à Brive, en 1261, le Frère Hugues de Malemort, depuis cardinal, et d'autres Frères qui logèrent dans la maison de la Raynaudia ; ils célébraient dans diverses églises. On trouva un terrain convenable pour y bâtir et en attendant on y éleva des tentes pour célébrer la messe (in tentoriis quia ibdem alia edificia nundum erant). Ponce de S. Gilles, prieur provincial, venu visiter le « lieu », mourut à Brive et dut être enterré dans le jardin et sous une tente. L'année suivante, le chapitre d'Avignon institua le couvent, on se mil à construire le bâtiment de l’est où furent groupés, l'infirmerie, le chapitre et la sacristie.
La dame Hugues de Castres, dont Gui parle avec admiration, fut ensevelie dans le cloître. Sous
le priorat d'Elie de Brive on commença le réfectoire et le dortoir qui s'étend jusqu'à Pinfirme-
rie à l'est. Plusieurs bienfaiteurs intervinrent, Gérald de Cardaillac, abbé d’Obazine, Aymeric, chapelain de Douzy. En 1272, l'évêque de Limoges, Aymeric, légua 400 solidi qui permirent
d'activer les travaux.
Le cinquième prieur, Jean de Chastane, fonda la grande maison de l'infirmerie (1279) et commença la construction de l'Église ; Malemort posa la première pierre peu de temps avant sa mort : il fut enterré dans le cloître de Limoges (+ 1281).
Le couvent de Brive fut détruit par la guerre. En 1587, le gouverneur du Limousin et les consuls le firent démolir pour empêcher les ennemis de s'y retrancher, et employèrent les matériaux dans les fortifications. On céda provisoirement aux religieux l'église S. Libéral et quelques maisons adjacentes. — Lorsqu'ils eurent rétabli en partie les édifices conventuels (1626), on leur réclama les propriétés prêtées, mais ils refusèrent en ne pouvant obtenir d'indemnité.
Vers 1756, le duc de Noailles s'empara du cimetière contigu à l'église et le vendit pour ; bâtir des maisons.
De l'antique couvent nous ne possédons aucun vestige. € Malheureusement, nous écrit « M. Rupin, il n’en reste absolument rien, je ne connais même aucun dessin, ni aucun plan « qui en rappelle le souvenir. L'emplacement situé non loin de la sous-préfecture actuelle est
« maintenant occupé par des maisons et des jardins ; l'endroit s'appelle encore les Jacobins.
BIBLIOGRAPHIE
« BERNARD Gui, Fondations « M. Ernest Rupix, Correspondance.