‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 37 sur 72 · CARCASSONNE · texte numérisé non relu

CARCASSONNE

Simon de Montfort établit à Carcassonne le premier couvent dominicain ; au bout de la barbacane, dans les maisons confisquées aux hérétiques et sur la rive gauche de l'Aude. Trancavel détruisit le faubourg et le couvent qui ne put y être reconstruit. La main de S. Louis apparait dans cette seconde construction. Un acte de 1247 nous apprend que Jean de Granit,

Sénéchal de Carcassonne, assigna une place dans le bourg aux Frères Prêcheurs, pour y

construire. Le bourg était situé sur la rive gauche de l'Aude, là où s'élève la ville basse. En 1253, le Sénéchal leur donne une fontaine au nom du saint roi, sur la paroisse S. Vincent, et ‘année suivante, il autorise à profiter de son eau. Des maisons étaient annexées au couvent.

L’inondation de PAude (1255) rendit ces libéralités inutiles et força les religieux à rebâtir our la troisième fois. S. Louis dans son infatigable charité écrit au Sénéchal (1257) de leur rocurer un lieu et 100 livres tournois pour leur construction; à cette époque le pape Alexandre IV leur envoya une bulle d'indulgences et rédigea une seconde bulle adressée à l'évêque de Carcassonne où il défend de rien bâtir à moins de 30 cannes du Couvent.

Peut-être à l’occasion de la tentative de la ville pour se séparer de la France (1305), on

les vitres des Frères, on démolit leur toit, on les maltraita eux-mêmes. Les malfaiteurs

encoururent Pexcommunication de Raynaud, évêque de Limoges.

ous possédons à la bibliothèque nationale, dans la collection Gaignières, un plan curieux

qui donne l’image du couvent au moyen âge, les remparts de la ville, leurs courtines flanquées de

tours et protégées en avant par des fortifications modernes ; à droite dans la campagne figure

un enclos carré environné de murs et désigné par cette inscription : couvent des Jacobins. Un

chemin qui conduit du couvent à la ville où on pénètre par une porte appelée des Jacobins, reconstruite au XviIe siècle et de nos jours nommée porte Barbès.

M. Alieu a découvert aux archives municipales de Carcassonne un plan de 1729, qui repré-

sente terminée par une tribune et environnée de maisons; cet édifice servit aux

Prêcheurs après les guerres de religion et a été transformé en théâtre. Nous pouvons résumer la dramatique histoire de cette résidence monastique par les époques suivantes : 1247 premier établissement. 125% destruction et deuxième construction. 1257 troisième construction

après l’inondation de l'Aude. 1560 après les huguenots quatrième couvent en ville.

BIBLIOGRAPHIE

« BERNARD GuI, Fondations p. 475.

« GAIGNIÈRES, Topographie nationale.

TTE, Histoire du Languedoc V. p. 302.

: MAYREVISILLE, Carcassonne 1850. (L K 7 1649).

, La cilé de Carcassonne 1884 (L Kr. 24.

« M. ALIEU, M. DoInEz, « Père Doussor, M. NOGUIER, } Mauur., Le cartulaire de Carcassonne, p.

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