CHAMBÉRY
Sur la demande des habitants de Chambéry (1418), Amédée VIIT appela les dominicains et obtint pour eux une bulle de Martin V. D'après la tradition, ce serait S. Vincent Ferrier qui aurait posé la première pierre du couvent; il leur laissa, comme souvenir de son passage, un missel, un bonnet, un bâton et une chape. Le Père Marcelin, qui vivait en 1623, atteste avoir vu ces reliques.
Le duc de Savoie éleva l'Église, le cloître intérieur, la bibliothèque, il acheta les maisons pour le cloître extérieur. (Dux Sabaudiæ ecclesiam et elaustrum, interiorem medianam partem
cum bibliotheca ædificari jussit, vicinasque domos emit ubi claustra exteriora extructa sunt). Le seigneur Jean de Pont ajouta le don de sa maison, de son jardin. Dès l’origine, le couvent fut assez vaste pour loger cinquante frères. Parmi les dons-les plus précieux nous ne pouvons
à-dire deux
oublier ceux de la princesse Anne de Lusignan, femme de Louis de Savoie, c'es épines de la Sainte Couronne et une chapelle en l'honneur de sa patronne. Le « theatrum Sabaudiæ » dans sa gravure de 1795, rappelle ce couvent qui à disparu.
Dès l'entrée il était annoncé par le beau portail qu'on à transféré au château en 1847 et que couronnait un fronton ; on entrait dans une vaste cour environnée de portiques et au fond de laquelle s’'élevaient l'Église et un second portail. [Il semble d'après l'autre gravure que la grande nef ait été accompagnée d’une nef du rosaire, à gauche s’étendait le cloître intérieur, et au-delà vers l’abside, une haute et belle tour couronnée de clochetons, de créneaux et d'une flèche
octogone.
BIBLIOGRAPHIE
« Theatrum Sabaudiæ. — Gravures.
« Prof. RABAT — s’est servi du travail du P. Jacques PELN, 1650, Mémoires de l'académie royale de Savoie, (Z. 2284).
« Annales conventus Camberiensis. Archives généralices PP. 537. Communiqué par le R. P. CHAPOTIN.