‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 42 sur 72 · AUX · texte numérisé non relu

AUX

ren-

drons quelques extraits qui peuvent rappeler les dispositions et les mesures primitives malgré

les remaniements ultérieurs.

Toute l'Église, dit-il, fut restaurée en 1643: très vaste, elle à 183 pieds de long, 53 pie hauteur sous le plafond. La lumière y est versée par douze grandes fenêtres élégamr ornées. Des chapelles y rappellent la piété des bienfaiteurs : La chapelle de N. D. de Pitié ( sur 12), la chapelle du Rosaire (34 p. sur 18), ornée en 1632 d’un remarquable autel, la cha S. Hyacinthe et S. Rémond. La sacristie est double : la grande est en partie sous le dortoir p. sur 80), la petite beaucoup moindre (15 p. sur 12). Il y a deux cloîtres, le premier tor

s de nent 18 p.

elle (18

iche

aux murailles de l'Église et sert de cimetière ; il est trop petit et s'étend de l'Église au grand

réfectoire devant le chapitre sur une longueur de 88 pieds, dans l’autre sens 90 pie:

longe le second cloître et les officines jusqu'au parloir, ses galeries ont 9 pieds de large.

S; il

Le

second cloitre qui est interdit aux femmes à trois côtés : le premier vers la sacristie et le réfec-

toire, le second vers le déambulatoire et le petit réfectoire, le troisième vers les deux par!

oirs,

Le chapitre élégamment orné, offre des murailles tapissées de peinture, un dallage garni

de sépultures. On y dit l'office des morts, on y fait des processions avec la croix.

Il y a deux réfectoires, le grand construit dès l'origine (60 pieds sur 27), le petit où man-

gent les Frères (48 pieds sur 24).

Le grand dortoir construit à l’origine du couvent est au-dessus du grand réfectoire

chapitre et la grande sacristie ont 193 pieds sur 27. Il y a une maison pour les novices,

ie

une

école, un chaufloir, un vestiaire. Dans une partie du dortoir qui regarde l’ouest s'ouvrent six

cellules pour les jeunes prêtres. La bibliothèque est double (1626) (48 p. sur 24), elle ient 2.000 volumes.

Une demeure pour les hôtes mesure 48 pieds sur 16. — Il y a deux entrées au couven etite préparée en 1627, la seconde dans le passage qui mesure 116 pieds sur 90. — De v:

des novices 220 pieds.

tuent l’Église avec son chœur pentagone et ses contreforts.

con-

t: la

istes

jardins agrémentent la résidence, celui des Pères a 490 pieds, celui de l'Église 94 sur 79, celui

Il nous reste mieux que cette description où sont visées beaucoup de parties antiques, nous avons encore dans les bâtiments des dames de S. Paul qui occupent l'emplacement, des

ondements de murailles que M. l'abbé Légué a fait soigneusement relever et qui nous resti-

BIBLIOGRAPHIE

& MARTÈNE, Anecd. 11, 1244.

« Le P. LerèvRe, Predicator carnutensis. 1637 (L K7 1871), à consulter pour la description et les sépultures. « GAIGNÈRES, Collection de dessins à la bibl. nat.

« Dalles tumulaires et pierres tombales d'Eure-et-Loir. 1897.

€ DE L'Erinois, Histoire de Chartres, 1. p. 298 (L K7 1910),

& JANVIER DE FLAINVILLE, Manuscrit historique du couvent au mot : Jacobins

« LAISNÉ (Guillaume), mss. des Jacobins de Chartres, 11. (141-146). Bibl. nat. € Buisson et BALLIER DE LA CHAVIGNERIE, Tableau de la ville de Chartres, 1896 (L K7 30276).

CLERMONT-L'HÉRAU

La construction du couvent de Clermont-l'Hérault remonte au x1ve siècle, elle fut décidée (1321) comme une place défensive contre l'hérésie. Béranger VI, ce qu'on lit dans le cartulaire, donna le terrain (le 11 des calendes de mai), sur lequel furent disposés l'Église, le cloître, des bâtiments, le jardin et des enclos assez vastes. Le cimetière occupait la place de l’école actuelle des garçons; on ignore le bienfaiteur auquel on doit cette fondation.

La messe du S. Esprit à l’occasion des états du Languedoc y fut célébrée.

51) abattirent le couvent, exilèrent les religieux, l'Église, seule épargnée,

Les protestants (15 nous offre un des meilleurs spécimens de l'architecture ogivale dans le midi de la France. La facade occidentale conserve un beau portail, on peut v rétablir deux arcades ogivales dont on

aperçoit encore la naissance.

Le groupe de maisons qui environnent l'Église forment le faubourg qui conserve le nom de

S. Dominique.

BIBLIOGRAPHIE

« RÉCHAG, p. 108 « D. VAISSETTE, Histoire du Languedoc, N. 127. Abbé Duranp, Histoire de Clermont

Abbé Raouz BouRRELz, Documents, dessins, photographies envoyés avec une extrême oblige…nce. Î gra ! {

CLERMON

(Ste Vierge, SS. Pierre et Paul).

Les dominicains arrivèrent, dit-on, à Clermont en 1219, sous l'évêque Robert d'Auvergne ; mis d’abord en possession d'une vieille Église suburbaine, ils la rebâtirent en 1246 et la firent consacrer par l’évêque Gui de la Tour en 1286.

L'Église reçut bientôt les restes du cardinal Hugues Aycelin, qui mourut à Rome (1297), et qui demanda d'être inhumé à Clermont. L’effigie funéraire du prélat nous a été dérobée, mais nous conseryvons encore la scène des funérailles, représentée en bas-relief, tout autour, et une image en mosaique du pape Nicolas IV avec la tiare et les clefs qui ornent la face intérieure du

tombeau.

Un siècle plus tard, vis-à-vis, un autre tombeau s’éleva dans le chœur, celui de Nicolas de

S. Saturnin, général des Frères Précheurs, cardinal de $S. Sixte (+ 1382) nous avons rétabli la statue couchée, à la place dont on à fait un autel. En avant, dans des médaillons, sont figurés des moines qui psalmodient. Quelques pierres tombales rappellent encore la confiance qu'on avait dans les prières des Pères; les noms de Marle, de la Fayette, d'Aubert, de Golfer, de Ribeyre, illustraient cette sainte nécropole,

« M. Laporte qui a témoigné une si précieuse bienveillance pour ces études, complète ainsi

nos renseignements : « L'Eglise fut consacrée en l’honneur de la Ste Vierge, un incendie détrui- « sit une partie des bâtiments en 1398; Grégoire d'Estouteville, cardinal légat en France, ). Jacques de Camborn, évêque 473. La partie qui subsiste est

« accorda des indulgences pour multiplier les bienfaiteurs (1452 « de Clermont, seconda ses efforts et fit réparer le couvent en 1 « le chœur de l’ancienne Église. La nef, et les bas côtés détruits pendant la révolution n'était € pas voûtée, mais seulement lambrissée, les piliers étaient d’une sculpture grossière. Dans la pre- « mière année du xvirre siècle, les religieux firent des réparations considérables, ils enlevèrent le « jubé, une porte à gauche fut percée entre l'Église et le cloître; ce cloître, selon Audigier, n'avait « rien de remarquable, on y voyait seulement une belle peinture représentant S. Dominique «aux pieds du pape et lui demandant de confirmer son ordre. Fléchier qui visita le couvent « parle de plusieurs peintures qui le décoraient. Il ne subsiste aujourd'hui qu'une porte d'entrée « dans le cloître et quelques salles encore voûtées avec nervures. Cette porte et ces voûtes « sont du commencement du xvie siècle ».

Le couvent supprimé en 1790 fut rebâti par les visitandines qui l'habitent aujourd’hui.

BIBLIOGRAPHIE

« DüGHESNE, Histoire des cardinaux français, p. 306. « RÉCHAG, p. 815.

€ TARDIEU, Histore de Clermont, 1. 378.

€ DE RAIStE, Histoire de l'Église d'Auvergne.

« LAPOoRTE, Dessins et documents.

« P. CHAPoTIN, Histoire des dominicains, p. 108.

« P. BERTRIER, Histoire mss. de S. Sabine, p. 5:

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