‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 57 sur 72 · GRENOBLE · texte numérisé non relu

GRENOBLE

l'établissement du couvent de Grenoble remontent à

1288. On permit aux religieux de s'établir entre la porte Pertusière et la place de Breuil (aujourd’hui place Grenette) ; le dauphin Humbert en éloigna (1291) le marché aux bestiaux qui se

tenait sur cette place pour assurer la tranquillité des religieux. Il les combla de libéralités, et il fut suivi dans cette voie généreuse par de nombreux bienfaiteurs. Grâce à ces générosités,

les religieux possédaient tout le terrain entre le fossé de l'enceinte romaine et le petit Drac,

depuis l'Isère jusqu'à la hauteur de la d’une nouvelle et plus grande Église.

fuerint definita et domificata. L'Église Les Frères demandèrent au roi de une concession de 10.000 florins d’or était grande, pavée en mosaique, flan Ces fortifications étaient avancées € cheurs et les consuls et nous à valu des

de grands fossés, deux tours rondes,

orte Pertusière ; ils purent entreprendre la construction En 1334, il est dit : quousque ecclesia et dormitorium ut ouverte au culte en 1335, achevée en 1350.

France la permission de se fortifier, ils l’obtinrent, avec sur les octrois de la ville. Guy Allard nous dit qu’elle uée de chapelles.

1 1447. Une convention intervint entre les Frères Pré-

détails curieux sur la construction, on y voit mentionnés

une demie-tour. En cas de péril imminent les Frères

avaient la garde des murs et la clé de

a poterne.

Ces remparts ne devaient pas les préserver des violences calvinistes. En 1562, les consuls à la tête d’une troupe d’hérétiques se jetèrent sur le couvent, saisirent les religieux, leur arrachèrent leur artillerie. Cependant (1568) ils rentrèrent au milieu de ces ruines et obtinrent une indemnité du parlement.

Après l’hérésie, la révolution fut une dernière cause de ruine. M. Prudhomme nous écrit de Grenoble qu'il faut renoncer à l'espoir de retrouver des traces du moyen âge. Il reste du xvIe siècle une chapelle sans style servant de halle et des bâtiments remaniés qui ont abrité les facultés de Grenoble. Il reste aussi les deux entrées du couvent, l’une dans la rue du Lycée, à la remise de la pompe municipale, l’autre sur la place Grenette qui conduit à la halle, une troisième au-dessus de laquelle on déchiffre encore cette inscription : Collegium fratrum Prædicalorum.

À défaut de ruines, quelques souvenirs subsistent dans les vieux plans de la ville. Le plus ancien, celui de 1548, nous montre encore l’Église, son clocher et les remparts en avant. Nous l’avons reproduit ainsi que d’autres plans et nous avons cherché à réunir ces données pour reconstituer une vue d'ensemble ; on verra sur notre perspective, la situation entre les murailles

urbaines.

BIBLIOGRAPHIE

2 vol.

« CHORIER, Histoire du Dauphiné, 1661, 16 € MAIGNIEN « ULYSsE CHEVALIER, Nécrologie et cartulaire des dominicains de Grenoble, plaquette. Lyon, 1870. « Le Dauphiné, 16 septembre 1866.

« Bulletin de l'académie delphinale, 1873. 80. (Z. 274).

& PRUDHOMME, Correspondance.

Notice sur Le couvent des dominicains de Grenoble, 12°, 1860.

Nous apprenons de du xure siècle et qu'il fu alla à Rome et obtint l’:

aidèrent à bâtir l’Église €

devant le pape. Le chap

GEÉNOLHAC (Gard)

Bernard Gui que le couvent dominicain de Génolhac remonte à la fin fondé par les Châteauneuf-Randon (1298-1306); Guillaume de Randon autorisation du pape Boniface VIIT (4300). De nombreux bienfaiteurs

1 l'évêque d'Uzès qui avait commencé à sy opposer dut se soumettre

itre de Marvejols institua le nouveau couvent (1305).

Peu de documents éclairent son histoire au x1ve siècle, la peste à Génolhac, les ravages des

routiers, quelques dona Le couvent au xvie

s'élevèrent contre lui.

ions sont les seuls faits qui nous y apparaissent. siècle atteignait une situation assez prospère lorsque les hérétiques

Is rasérent le cloître, l’Église, massacrèrent la plupart des religieux.

Le prieur et quelques frères purent se réfugier au Puy, dans le manoir de Polignac. Une autre

épreuve les attendait per à Arles. Ils revinrent,

idant la guerre des Camisards où ils furent incendiés et forcés de s'enfuir

se rétablirent, achetèrent dix maisons. Les nouveaux convertis furent

condamnés à relever l’Église. Cette Église (32m sur 10m18) avait six chapelles, non compris le

maître autel : S. Pierre martyr (1369-1484), S. André (1354-1429), Ste

rine (1520), S. Thomas (1760), S. Joseph (1765). Le clocher avait 7m04

Croix (1502), Ste Cathe-

Le couvent au mid puisqu'il put loger 30 d'anciennes fondations « pour être utiles. L'Églis

au moyen âge et demeu

i de l’Église, vis-à-vis la maison de M. Chapelain, devait être vaste pères et abriter plusieurs fois le chapitre provincial. Un puits et lésionent encore l'ancien couvent, mais ces traits sont trop vagues e elle-même, si on parvenait à la restituer échapperait complètement

re étrangère à nos recherches.

BIBLIOGRAPHIE

« BERNARD Gut, Fondations.

« Abbé Nicocas. Le couvent des dominicains de Génolhac 1890 8, (L. K7 27051).

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