GRASSE
CS. Dominique).
Les dominicains s’établirent à Grasse (1236) sous la protection de Charles 1, comte de
Provence; après avoir vu leur couvent que n’abritaient pas les remparts ruiné par les Sarrazins, ils obtinrent la permission de s'installer dans la ville (127%).
En 1377, Lerieux vendit aux dominicains de Grasse pour 200 livres une maison dans cette ville près de la porte Rognière où ils bâtirent leur Église.
En 1649, René, comte de Provence, leur accorda une tour près des muräilles, qui pouvait servir à leurs constructions.
Très aimés à Grasse, lorsqu'on menaça de les supprimer (1771) ils virent surgir des réclamations les plus vives en leur faveur.
Le tribunal du district siégea dans l'Église en 1791, le tribunal révolutionnaire pendant la
terreur. Alors tout fut vendu et disparut dans les maisons particulières ; on n’observe plus que deux pierres qui marquent la porte du sanctuaire.
M. l'abbé Latil, archiprètre, nous assure que cette disparition des édifices est complète : € Il me serait impossible, nous écrit-il, de vous envoyer aucune vue, aucun plan. J'ai entendu « dire par des vieillards que la façade de l'Église était semblable à celle de la Visitation qui « existe encore intacte, mais il n’y à rien de certain. Si vous désirez avoir cette facade, j'en € prendrai la photographie. Quant à l’intérieur, tout est bouleversé. Le couvent servit d'abord « de tribunal civil pendant la révolution ; il fut ensuite vendu et le terrain appartient aujour- € d'hui à dix ou quinze propriétaires. Il faudrait beaucoup de temps et d’études pour retrouver « quelque chose, on n’a rien aux archives communales. La cathédrale possède plusieurs tableaux € qui proviennent des dominicains, leurs stalles, leur chaire à prêcher ».
& Archives générales des Alpes-Maritimes.
« Lettre de M. l'abbé Lai, archiprêtre de Grasse. « Lettre de M. l'abbé LAUGIER, de Draguignan.
Les premières négociations pour