‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 68 sur 72 · LIMOGES · texte numérisé non relu

LIMOGES

(Ste Marie).

Pierre Cellani, envoyé par S. Dominique à Limoges, trouva un accueil empressé auprès de l’évêque Bernard de Savène, et surtout auprès d’un veillard Guy de Closel, âgé de 124 ans, qui devait succéder à Bernard et vivre jusqu'à 440 ans. Cellani, malgré ces bonnes volontés, ne Jugea pas le moment encore propice et il revint l'année suivante. Les Frères s'établirent alors au-delà du pont S. Martial et, en attendant une Église définitive, ils se servirent de celle de Ste Félicité ; ils élevèrent rapidement des bâtiments conventuels ; Guy de Closel construisit à ses frais presque tout le dortoir. L’éloignement de la ville offrait un obstacle à la mission des Frères. Ils se décidèrent à changer leur résidence, ils achetèrent sur la paroisse de S. Michel de Pistorie, pour la somme de 6000 sols, un terrain qui les rapprochait. Gérard de Frachet,

alors prieur, avait donné son patrimoine, sans équivaloir à la somme due. Il se désolait, lors-

qu'un chapelain du Dorat, Aimeric de Palmut, envoyé vraiment par la Ste Vierge, leur apport:

’argent nécessaire. Les Frères l’accueillirent avec une reconnaissance qui lui survécut, ils lui irent de magnifiques funérailles et l’enterrèrent dans leur chapitre.

Nous conservons encore l’Église qu’ils élevèrent et qui sert maintenant de paroisse. Jadis

ort longue, elle a été coupée en deux parties. Elle conserve au nord un portail ogival de style

rès pur et quis’ouvre, auprès d'anciennes chapelles ; de l’autre côté le cloître lui était rattaché

mais il à disparu.

On possède, au musée de Limoges, l'inscription : funéraire d’Aimery de Palmut et de Guil-

aume de Beaumont, les grands bienfaiteurs. Parmi les morts recus dans ce vieux couvent, on

comptait Gérard de Frachet et le célèbre chroniqueur Bernard Gui.

BIBLIOGRAPHIE

« Dictionnaire d'épigraphes, 1852, pour les épilaphes.

« DUGOURTIEUX, Limoges d'après les plans anciens, correspondance.

« P. CHAPOTIN, Histoire di MARGUERITE DE WARESQUIEL, Deux Frères Prêcheurs, publie le plan, le portail, lépitaphe de Palmut, ete.

ns de Limoges, 1900 (L G J 3787). Une curieuse vue de Limoges ; étude sur

s dominicains. p. 37.

Louis GUIBERT, Anci

Beuuménil qui dessinait de 1746 à 1786.

LIMOUX (Aude)

CS. Martin).

Limoux possède un de nos plus anciens couvents; S. Martin fut donné en 1207 par Béraner, archevèque de Narbonne au monastère de Prouille. L'année suivante S. Dominique en confia l'administration au K. Guillaume Claréa qui en prit possession le 17 mars 1208. En 1961, les consuls s’occupèrent de restaurer l'Église ; un traité intervint entre un maître naçon, Pierre Michel prêtre et les consuls. Pierre s’obligea de remettre l'Église à neuf. Dès l’origine, S. Martin fut desservi par les Frères Prêcheurs. On parla de transformer ce sanctuaire en cathédrale, mais les dames de Prouille refusèrent. Des travaux importants signalèrent peut-être le xve siècle qui occasionnèrent la consécration de S. Martin. Les documents nous apprennent qu'on construisit une crypte (1533), une flèche (1596).

Depuis cette époque on constate des changements considérables; le cloître a été démoli, le chapitre et les bâtiments conventuels ont disparu et fait place au logement des sœurs de Cluny È qui tiennent un asile d'aliénés. Le campanile refait, l’église remaniée, la façade surhaussée, la rose agrandie, des contreforts d'un aspect peu gracieux gardent peu de traits intacts du moyen âge. Le cadre lui-même a bien changé et les murailles urbaines qui limitaient le couvent au nord-ouest ont été renversées. Heureusement, le Père Berthet, nous à fourni le plan de l'Église, et l'abbé Destrem, le vénérable archiprêtre de Limoux, un plan de 1730, qui nous ont permis d'essayer une restauration générale. Le cloître n'existe plus sur le plan du xvine siècle, mais il

nous rappelle le chapitre avec son abside curieuse.

BIBLIOGRAPHIE

i c RécnaG, p. 697.

| « Foxps-LamotHE, Notice historique de Limoux, 1838 (L K7 4088).

« P. BerrHer, Communication du plan de l'Église. Desrrem, archi prêtre de Limoux, Plan des archives, documents. Mai 1901 « Les analecta parlent de la fondation à l’année 1311.

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