‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 69 sur 72 · LISIEUX · texte numérisé non relu

LISIEUX

(N.-D. du Pré).

Les historiens les plus autorisés fixent la fondation du couvent de Lisieux à 1248. Ce couvent s'éleva dans l’île de Putangle, formée par la rencontre de la rivière de Gacé, de l'Orbec et de la Touque. Sur la rive gauche de la Touque, un hospice (1160) s'appelait N.-D. du Pré, dont le vocable fut adopté par les dominicains pour leur église. Les bâtiments s'ouvrirent à eux, mis à leur disposition par l’évêque Guillaume du Pont-de-l'Arche. Des bienfaiteurs facilitèrent aux religieux le rachat de certaines charges, la construction de chemins voisins et l’agrandissement de leur résidence.

Il est probable que l'Église rebâtie au x1ve siècle, conserva le vocable de la Ste Vierge ; nous YOyons son image orner leur sceau au milieu des arceaux d'église. — Parmi ces empreintes, là plus remarquable est celle dont la matrice appartient à M. Duvivier qui nous l'a communiquée ; elle montre la madone recevant les hommages des pères agenouillés devant son trône

(Demay 3092. Archives nationales n° 9731). Un autre sceau que possède M: Caillé porte

aussi celte image bénie.

L'ancien couvent était assez vaste pour recevoir en 1530 un chapitre général qui réunit 500 religieux.

En 1562, les huguenots détruisirent le couvent et son Sglise. Les ruines, longtemps délaissées, ne purent être relevées que dans la dernière partie du xvre siècle, Un document de 1675 nous instruit de la détresse des religieux. Le couvent put être renouvelé en 1777 comme on peut le supposer dans une gravure de M. Puchot.

Le Père Bonnefond, capucin, nous présente l'Église comme grande, bien percée et bien ornée, un état du couvent, dressé en 1715, comme vaste, haute, claire, avec un chœur surélevé, à gauche une chapelle du rosaire. Un plan terrier de 1789 marque pour les édifices la forme d’un Z. En 1790, l'Église fut transformée en club. Les bâtiments du couvent qui subsistent ont été utilisés peur la Sous-Préfecture.

On garde dans la sacristie de S. Pierre une statue de la Ste Vierge, en bois doré, qui provient, dit-on, des dominicains.

BIBLIOGRAPHIE

« Louis DE Bois, Histoire de Lisieux, 1845, 2 vol. in-8o.

€ GUILLEMETH, Histoire de Lisiewr.

« Vasseur, Notice sur les Mathurins ou la Maïson-Dieu de Lisieux. « P. CHaPorIN, Histoire des dominicains, p. 368.

« Pucuor, Notes et renseignements divers.

«€ Abbé Quint

« Archives gér

jombreux documents et photographies communiqués avec la plus grande obligeance. rales de l'Ordre.

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