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miachromatopsie temporale était bilatérale, signant ainsi l'atteinte chiasmatique. 3
Très souvent, le signe le plus précoce est une hémianopsie quadrantale ou bi-temporale pour les couleurs, alors que le champ temporal pour le blanc ne présente encore qu’une légère encoche. C’est la « première phase » de CusHinc.
Dans tous les cas, il est important de répéter les examens Fe les mêmes conditions. On peut ainsi suivre en quelque sorte l’évolution anatomique de la compression. |
On voit alors, à des examens successifs, une hémianopsie en quadrant supérieur ou inférieur, se compléter et réaliser une hémianopsie bi-temporale complète.
Des hémianopsies homonymes ont été signalées au cours des craniopharyngiomes. Il suffit pour les observer que la tumeur soit un peu latérale et que la compression de la bandelette soit plus importante que la compression du chiasma.
CHRISTIANSEN a signalé des hémianopsies horizontales, des hémianopsies bi-nasales, dans le cas de tumeur double des deux angles du chiasma.
Dans les craniopharyngiomes, la tutheur est irrégulière de forme et de consistance. Il n’est pas rare d’avoir des hémianopsies en secteur, des scotomes colorés bigarrés, desfîlots de vision conservée de forme très variable, des scotomes centraux ou sécocentraux.
: La compression du nerf optique.
Très souvent le premier signe oculaire est la baisse de l’acuité visuelle d’un seul œil par compression isolée du nerf optique. Celle-ci peut rester isolée pendant longtemps ou peut se compléter d’une hémianopsie temporale du côté opposé.
La compression du nerf optique intracranien se traduit au début uniquement par un scotome central. Celui-ci peut être absolu ou relatif et électif pour certaines couleurs. Le champ périphérique est normal. Le fond d’œil, au début, ne montre pas d’anomalie, et c’est, dans ces cas que l'on parle de névrite rétrobulbaire.
Bien souvent on pense à une étiologie infectieuse, à une infection sinusienne, on patiente, on perd en réalité un temps précieux, car, seule une intervention rapidement faite peut dans les cas heureux faire récupérer l’acuité visuelle. La décoloration papillaire ne se voit qu’au bout de plusieurs mois.
P. Droguet 4
LD
L'examen du fond d’œil ne suffit pas au début. Au début, il ne donne pas de renseignements. Certains malades ont une baisse manifeste de l’acuité visuelle alors que l’examen du fond d’œil n’apprend rien. « Dans l’évolution des tumeurs chiasmatiques, le parallélisme entre les symptômes sévères d’une affection des voies optiques et les résultats obtenus par un examen ophtalmologique, manque souvent » (CHRISTIANSEN).
La réduction du champ visuel s’accompagne, secondairement, d’une décoloration de la papille dans son segment temporal. Le segment nasal garde plus longtemps sa teinte normale. Pour
Benepicr, Cusxinc, WALKER, l’aspect du fond d’œil est parti-
culier au début de la maladie. La papille ést pâle, non complètement décolorée mais présentant uné teinte jaunâtre cireuse et luisante, les bords sont nets et les vaisseaux ne sont pas sensiblement altérés. Ce serait un stade préatrophique où il y aurait simplement ischémie, et où les lésions seraient susceptibles de rétrocéder quand la compression est levée.
La décoloration qui a commencé par le segment temporal se complète et s’étend au segment nasal. Les vaisseaux sont d’abord normaux puis plus petits, mais leur calibre peut rester assez longtemps normal contrairement à ce que voit dans l’atrophie tabétique ou les vaisseaux diminuent très vite et sont filiformes. L’atrophie complète de la papille, atrophie optique primitive est le dernier stade évolutif.
Que la tumeur ait débuté par le chiasma ou par un nerf optique, du fait de l’extension de la tumeur, la compression des voies optiques se généralise et l’évolution se fait vers la cécité complète. Presque tous les malades dont l’évolution se prolonge sans intervention où avec une intervention incomplète meurent aveugles. :
20 LA STASE PAPILLAIRE.
Il est des cas, en particulier chez l'enfant, nous le verrons, où lé syndrome d’hypertension intra-cranienne fait à peu près toute la symptomatologie des craniopharyngiomes. Toute leur histoire se résume en maux de tête rebelles, en quelques crises brutales d’hypertension intra-cranienne. Enfin survient la baisse de l’acuité visuelle et l'examen du fond d’œil montre une stase papillaire bilatérale, symétrique ou prédominante d’un côté.
Tous les degrés sont variables, simple œdème estompant les