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habituellement, dans les cas où le tableau clinique est grave et ils sont de très mäuvais pronostic. Ne Mais il existe d’autres accidents digestifs à évolution aigué qui peuvent survenir dans les suites opératoires. CUSHING a rapporté des cas de perforation brutale de l'estomac, du duodénum, de l’œsophage. Il a rapporté, également, des lésions de la mu-
queuse gastrique, des hémorragies digestives abondantes. IL
s’agissait de tumeurs lésant plus ou moins directement le tronc cérébral. « Ces cas déclare CUSHING, suggère parfaitement l’idée d’un centre parasympathique dans le diencéphale. » « De ce centre, situé apparemment dans le tuber, des fibres se dirigent en arrière pour faire relais dans les centres automatiques du bulbe et de la moelle, parmi lesquels le noyau vagal est de loin le plus important, en raison de son influence sur l’activité des poumons, du cœur, du tube digestif supérieur. »
« Les lésions expérimentales en un a du trajet intra-cra-
nien de ces fibres, entre l’hypothalamus et le noyau du vague, sont capables de causer des érosions, des perforations ou des ulcères gastriques. Les lésions ou les maladies affectant la même région de la base sont connues pour s'accompagner de lésions ulcératives de la partie haute du tube digestif. »
On observe de l’hyperhémie, et des vomissements avec hémorragie occulte à la suite des excitations directes du tuber chez l’animal.
Aïnsi donc, l’expérimentation et la clinique confirment l’existence de centres hypothalamiques dont l’altération peut provo-
quer des uicérations digestives avec hémorragie, et des perfora-
tions.
Nous avons passé en revue les grands accidents qui peuvent survenir au cours des suites opératoires des craniopharyngiomes. Nous nous excusons de la longueur de ce chapitre. Il est, à notre avis, très insuffisant, mais il est impossible, dans le cadre du travail que nous nous sommes proposé, d'envisager au complet les problèmes de physiologie pathologique qu'il soulève.
Il est troublant de constater que les « lésions opératoires » du troisième ventricule provoquent des symptomes tels que l’hyperthermie, la torpeur, le collapsus cardiovasculaire, la polypnée, les vomissements noirs, que l’on retrouve à peu près identiques
dans le syndrome malin des maladies infectieuses. REILLy et ses.
collaborateurs S ’attachent, depuis quelques années, à montrer Je rôle du sympathique dans ce syndrome malin. Il est troublant de constater que les lésions de ce centre sympathique et para-
a sympathique qu'est l’infundibulum, provoquent un tableau cli-
nique qui se rapproche, par bien des points, du syndrome malin. Nous avons étudié, un à un, les signes que l’on observe au
cours des suites opératoires. Ces symptômes s’associent les uns
aux autres. Ainsi les suites opératoires se: présentent- -elles, sui-
vant les cas, avec dés aspects un peu différents.
1° Ilexiste des formes simples où l’ on observe :
sommeil ou coma léger, Hi température à 389 pendant quelques jours, tension artérielle qui reste haute, pouls et respiration lents et réguliers, La guérison survient habituellement dans ces cas.
29 Il existe des formes avec aggravation progressive :
coma de plus en plus profond,
température s’élevant progressivement à 40-410, tension artérielle qui s’abaisse,
pouls qui s’accélère progressivement, respiration qui devient rapide, humide, vomissements noirs parfois.
80 Il existe des formes qui semblent guérir, quand brutalement apparaît le collapsus cardiovasculaire ; :
chute brutale de la tension artérielle, accélération du pouls, troubles cardiaques.
Ces deux dernières formes aboutissent à la mort des opérés dans, hélas, la très grande majorité des cas. C’est contre elles qu’une thérapeutique sans cesse nouvelle, appuyée sur une observation rigoureuse des malades s'efforce de combattre. Les accidents qui causent la mort sont retardés;par rapport à l’intervention. Ce sont des accidents fonctionnels. Ils peuvent disparaître secondairement et les fonctions normales peuvent se rétablir. Si l’on peut gagner du temps, ces opérés peuvent guérir comme guérissent, grâce à la respiration artificielle et au poumon d’acier, les malades dont la fonction respiratoire a perdu, de façon transitoire, son automatisme normal.
Quand la température monte, on refroidit les opérés par des vessies de glace. Quand la respiration s’encombre, on couche les malades sur le ventre, tête basse, pour faciliter leux expectoration. Quand la tension artérielle s’effondre, on s’efforce de la remonter par des injections intraveineuses d’adrénaline, des tonicardiaques, des extraits corticosurrénaux.
C’est cette thérapeutique difficile, imparfaite, vouée à tant d’écueils, encore à l’étude sur bien des points, qui rend si pleines d'intérêt ces tumeurs de la poche de Rathke dont les statistiques opératoires paraissent, à première vue, si désespérantes.