‹ Les Craniopharyngiomes: Étude clinique et anatomiqueChapitre 7 sur 72 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de notre année d’Internat dans le Service de Neuro- Chirurgie du Professeur Clovis VINCENT, nous avons eu l’occasion d’examiner des malades atteints de craniopharyngiome. Ces tumeurs ne récidivent pas si on les extirpe complètement, et

leur évolution histologique les rapproche des tumeurs bénignes.

Mais elles sont d’un abord chirurgical si grave, que plus de la moitié des malades meurt de l'intervention. La gravité de ces « tumeurs bénignes » est un triste paradoxe qui a retenu notre curiosité.

Sur les conseils du D' THiÉBAUT, assistant médical du service, nous avons entrepris l’étude des craniopharyngiomes. Ce dernier nous à très amicalement guidé, et a mis à notre disposition son expérience clinique et ses études anatomiques. Nous le remercions de son aide très précieuse.

Dans le service de notre Maître Clovis VINCENT, nous avons trouvé une source abondante de documents. En dix ans il a, avec ses collaborateurs, examiné et opéré plus de cent tumeurs de la poche Rathke.

Que le Professeur Clovis VINCENT trouve, en ce travail, un modeste témoignage de notre respect et de notre reconnaissance.

L'étude des craniopharyngiomes n’est pas un sujet neuf. Depuis des années déjà des études cliniques et anatomiques ont été publiées sur ces tumeurs.

Pourtant l'intérêt du sujet est loin d’être épuisé. Bien des points de détail sur l’origine anatomique et sur les diverses variétés cliniques de ces tumeurs méritent d’être précisés. Le traitement de ces tumeurs est toujours aussi difficile et les progrès de la technique neuro-chirurgicale ne font baisser que lentement

Sie

la mortalité opératoire. Bien plus, les interventions chirurgicales sur la région supra-sellaire ont déclenché toute une série d’accidents inconnus ou mal interprétés jusqu'alors. Ces interventions constituent une véritable étudeexpérimentale del’hypothalamus. Elles contribuent à l’étude d’un chapitre de physiologie nerveuse encore imparfaitement connu.

Nous avons utilisé, pour notre travail, un grand nombre des observations de la Clinique de neuro-chirurgie. Nous avons éliminé systématiquement les cas où la vérification histologique n’avait pas été faite. Un certain nombre de nos observations est numéroté de 1 à 63. Ces observations font partie d’une statistique établie dans le service du Professeur Clovis VINCENT, qui porte sur 63 cas. Les autres observations que nous publions et qui ne font pas partie de cette statistique portent leur numéro de registre opératoire.

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