IV. LA VILLA D'ESTE
LA terrasse embrassant l'azur adamantin Domine les cyprès frôlés des cascatelles, D'où le regard atteint la coupole immortelle Fuyante à l'horizon vermeil du sol latin.
Le long des bassins bleus aux reflets de satin, Au son de la pavane ou de la tarentelle, Quelque dame traînant de lourdes brocatelles Va peut-être venir au bras de l'Arétin.
Entre les pins k reflets d'or l'allée étage La vasque, le perron, la niche à coquillages Où le jet d'eau s'épioie en jeux éoliens ;
Et là-haut, suspendu dans l'azur par magie, Le casino, comme un navire aérien, Etale sa splendeur insensément surgie.