III. LA GAMBERAIA
PARC enchanteur de quelque invisible sylphide Suspendu dans l'azur argenté de Toscane, Cœur de la rose ouverte où le ciel diaphane Laisse encore un parfum d'une douceur humide,
Sur le frisson nacré des bassins translucides Et le long des massifs qu'orne un or qui se fane Une reine au pied nu dont la jeunesse émane Semble avoir suscité votre printemps viride.
L'allée où montent les cyprès dans le silence Paraît être, au frisson d'un oiseau qui s'élance, Une lyre qu'effleure une main virginale,
Perle rose où s'allume une saison divine, Cristal pur embaumé de chansons matinales, Paradis rayonnant sur la paix florentine !