LA BRUNE
|UEL paradis occidental T'a donné ces yeux de sultane Où l'azur des nuits d'Ecbatane Mit son velours et son métal ?
Tel coffre d'or ou de santal Plein de senteurs mahométanes T'offre ces robes de gitane Aux fragilités de cristal.
Dans le baiser bleu des soieries Où revivent des armoiries Ondule ton corps basané.
Garde l'orgueil pourpre des roses ;
Le souvenir l'a tôt fané
Des nocturnes métamorphoses.
LA BLÔNDË
Souple comme un bel éventail Et retournant à l'or des grèves, Fruit velouté de blondes sèves, Tu te montras, vivant corail.
Te drapant de sombres camails Ou plus soumise au plaisir d'Eve Tu vas, sans caresser de rêve A tes yeux d'un fluide émail.
Fragile et nonchalante idole, Sur toi voici d'autres corolles En émoi de ta nudité.
Leur âme est en vain languissante.
Tu demeures la déité, L'opale immobile et dansante.
MEDAILLONS (Pour dcd devins de Paul C.%)
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