‹ Les crépuscules du matin;Chapitre 6 sur 60 · BARBERINE · texte numérisé non relu

BARBERINE

pus les arbres, dans la splendeur Des diamants de la clairière, Parmi les parfums à l'ardeur De Juin couronné de lumière,

On eût dit par un éclair d'or, Apparue ainsi qu'une fée, Plus fugitive en son essor Rieur que la brise, étouffée,

Quelque princesse d'autrefois Ayant pour sceptre la Roulette, Ivre du soleil des bois Et des jeux de l'escarpolette,

Fleur rose au cœur de ses volants, Satin souple comme des ailes Qui fait sa caresse en volant De zéphir sur les cascateîles,

Comme un oiseau de paradis D'un éblouissant plumage Traverser l'azur de midi Et se perdre dans les feuillages.

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