‹ Les cris de ParisChapitre 7 sur 26 · C 8 ) SCENE V · texte numérisé non relu

C 8 ) SCENE V

GRAND-JEAN père , HIPPOLYTE , JACQUOT.

GRAND- JEAN

Un homme qui tient z'à une famille honnête ! c'est y tannant, que le ciel laisse pousser d'aussi mauvais champignons dans un bon terrein !

HYPOLYTE.

Coquine de Roulette ! trente coups de suite ! Le beau-père de ma tante qui est encore là. . . C'est vous, père Grand- Jean ?

GRAND-JEAN

Oui, mon beau Monsieur, jVais fermer bientôt ma boutique et vous allez bientôt ouvrir la vôtre- • . Mais voust vlà d'bien bonne heure par ici , vous m'avez furieusemen l'air d' ces gens qui sont tous les malins levés de la veille . . . Vous avez , j'crois , autant besoin qu'moi d'faire une partie de traversin , hein ?

HYPOLITE

Oui, j'ai passé une partie de la nuit.

GRAND- JE AN

A jouer, je l'parie.

HYPOLITE

Juste ! Oh ! je suis ambitieux , moi, et je ne connais que la roulette qui puisse me pousser.

AlR du fleuve de la vie.

Toujours guidé par l'espérance , En jouant on peut s'enrichir Avec l'argent vient la puissance , Un bel emploi peut s'obtenir.

Grâce à cette aimable industrie f On monte enfin au premier rang ; C'est ainsi qu'on descend gatnnaH Le fleuve de la vie.

GRAND-JEAN

Ca fait une jolie navigation.

(9 ) Même Air.

Dans ton ardeur pour les richesses , Au jeu j' te vois t'abandonner ; Tu nag's d'abord dans les espèces, Mais la chance vient à tourner.

Tu perds tout , et , dans ta folie , Tu coûts te noyer à ton tour ; Via comme tu descendras un jour Le fleuve de la vie.

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