‹ Les crises nitritoïdes localiséesChapitre 22 sur 28 · ONE · texte numérisé non relu

ONE

Le fait qu’il n'existait aucune tuberculose rénale antérieure nous permet donc d’écarter une aggravation, une activation biotropique de cette affection par le 914.

Une question se pose alors : pourquoi le sujet a-t-il localisé les accidents vaso-dilatatoires sur son rein ? Sans doute, son plexus rénal était-il touché par la tuberculose ; cela n’a rien d'étonnant quand on pense aux étroites connexions qui relient cette portion du sympathique, particulièrement, aux capsules surrénales. Or, celles-ci pouvaient bien avoir été atteintes chez ce malade comme semblent l’indiquer les douleurs lombaires violentes qu’il ressentait (nous verrons plus bas la signification vraisemblable de ces douleurs) à chaque injection, même quand il n’y avait pas encore hématurie consécutive. Cette atteinte des surrénales n’est du reste pas pour nous étonner, si nous nous rappelons sa fréquence au cours de la tuberculose pulmonaire ; elle peut se manifester cliniquement par une insuffisance surrénale discrète, ou rester latente : on ne la découvre qu’à l’autopsie, les lésions que l’on rencontre alors peuvent aller de la sclérose la plus minime à la fonte caséeuse de la glande.

Nous avons noté dans ces deux observations des douleurs lombaires importantes : ce fait est très fréquent, presque constant dans les cas de crise nitritoïde sérieuse ; ces douleurs correspondent aux capsules surrénales qui subissent une véritable sidération par le novar comme l’indiquent les symptômes surrénaux qui accompagnent ces crises. Il ne faut pas les prendre pour des douleurs symptomatiques de l’atteinte du rein par l’accident vaso-dilatatoire, car on les rencontre dans de nombreux cas où il n’y a pas d’hématurie consécutive.

Page 1