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on ne constate d’irrégularité du pouls que dans l'une des positions ;
h) I n’a pas été possible de mettre en lumière une influence de l’âge, ni d'établir non plus si le vague entre en jeu pour la genèse du ralentissement du pouls dans ces conditions.
Pour Pujoz (120), « dans les maladies de l'appareil circulatoire il y a le plus souvent violation de la loi des attitudes. Les lésions compensées donnent le plus souvent une mutabilité normale ou exagérée (lésions mitrales). Au moment de la rupture de compensation, le pouls s'accélère dans la position couchée, la mutabihté se trouvant ainsi inversée ». Et plus loin le même auteur ajoute que « dans les cardiopathies l’apparition de la mutabilité inversée est de pronostic extrêmement grave : elle est le signe pathognomonique de la dégénérescence avancée de la fibre myocardique ».
PREVEL (117) emploie la différence entre le nombre de pulsations en position debout et celui en position couchée pour mesurer ce qu'il appelle le « réflexe abdomino-cardiaque ». Ordinairement, l'étendue des variations du rythme cardiaque oscille entre 6 et 10 pulsations, mais l’auteur a pu noter des chiffres beaucoup plus forts : 20, 30, 40 et même davantage.
PRON (118) reprend cette étude, sur 18 sujets « à bonne statique abdominale » et 32 à « mauvaise statique abdominale, interne ou externe » (dilatation où
ptose gastrique, néphroptose, atonie totale de l’abdomen, etc.). Chez les premiers il trouve des chiffres qui concordent avec ceux de PREVEL, et constate comme lui que le réflexe est assez fréquemment inversé (dans 4 cas sur 18, le pouls s'accélère en position couchée). Chez les seconds, la différence est en moyenne beaucoup plus forte : chez 7 sujets seulement sur 32, elle est égale ou inférieure à !0 ; chez |], elle va de 20 à 30 ; chez un, elle est de 32 ; et chez les autres de 48 ; aucun des sujets de cette série ne présente d'inversion du réflexe abdominocardiaque.
HENDERSON et Haccarp (50), utilisant pour réaliser les changements de position une table à bascule, constatent que dans la position «tête en bas » (inclinaison de 20 à 45°), le rythme du cœur est, dans 10 cas sur 10, plus lent qu’en position horizontale (ralentissement de 9,5 battements à la minute en moyenne), et plus lent aussi qu'en position debout (ralentissement — |7).
Baracx (7), étudiant lui aussi les réactions du pouls aux inclinaisons passives chez 48 adultes normaux, trouve que la fréquence diminue lors du passage . de la position debout à la position couchée, et remonte
lors du retour de la position couchée à la position debout. |
Ezcis (26), dont les expériences portent sur 50 sujets jeunes appartenant au service de santé ou à l’aviation de l’armée américaine (dont 20 âgés de 31 ans), fait également usage de la table à bascule
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(avec laquelle il a soin de familiariser les sujets au cours d'expériences préliminaires pour éliminer complètement le facteur «surprise» lors des recherches proprement dites). Dans la très grande majorité des cas, les inclinaisons du corps s’accompagnant d’une élévation de la tête provoquent une accélération du pouls, et celles comportant un abaissement de la tête déterminent un ralentissement du pouls.
Mentionnons enfin les recherches de MouRGEON (108), accomplies à l’instigation de LANGLoIS (66) sur un groupe de lycéens (de 14 à 16 ans 1/2) et un groupe d'élèves de l’école de Joinville (de 20 à 21 ans), chez lesquels l’auteur étudie les effets de diverses modifications de l'attitude du corps avant et après l’exercice. Avant l'exercice, le décubitus dorsal provoque, pour l'ensemble des sujets. un ralentissement du pouls ; après l'exercice, les variations sont de même sens, sinon de même grandeur. |
Nous n'insisterons pas autrement sur le mécanisme invoqué par les divers auteurs pour expliquer la genèse de ces modifications du rythme du pouls suivant les attitudes, (mécanisme qui, d'ailleurs, varie évidemment suivant que les modifications des attitudes sont effectuées activement par le sujet ou obtenues passivement en ce qui le concerne). Nous n'avons cherché ici qu’à dégager des travaux antérieurs là
MORT, Ne
notion générale suivant laquelle le pouls réagit aux variations des positions du corps, dans le sens d'une accélération lors du passage de la position couchée à la position assise, et d'une accélération aussi lors du passage de la position assise à la position debout. Tel quel, le bref exposé ci-dessus montre également que certains auteurs ont songé à utiliser le sens et l'intensité des
- variations du rythme cardiaque à l’occasion des chan-
gements d'attitude, pour apprécier l’état du cœur chez les sujets examinés.
B) Effets de la tension artérielle
Les anciens auteurs pensaient, pour la plupart, que la tension sanguine a son minimum en station verticale sur les pieds, et devient de plus en plus forte en position assise, couchée à l'horizontale, puis en verticale tête en bas où elle a son maximum :
Marey (91), en particulier, note que l'influence de l'attitude sur le pouls semble se rattacher à des changements de la tension artérielle (qu'il attribue euxmêmes à l’action de la pesanteur).
Telle est aussi l'opinion d’AzouLaY (5) ; et L. HizL (52) montre de son côté, dans des expériences sur des animaux, que la pression sanguine dans la carotide augmente lorsqu'on fait passer l'animal de la position horizontale à la position « tête en bas », et diminue quand de la position horizontale on le met en position « tête en haut ».
DR
MinassiAN (107) constate également qu’en général, chez les sujets en bonne santé, le niveau de la tension artérielle est plus élevé en position horizontale qu'en position verticale. L'intensité des variations ainsi provoquées varie d’ailleurs beaucoup suivant les sujets et ne présente aucun parallélisme avec les modifications concomitantes du rythme du pouls. Il en est de même, dans les expériences de cet auteur, chez : les convalescents de maladies infectieuses aigües, les sujets atteints d’affections chroniques, et aussi chez les sujets atteints d’affections cardiaques (même chez ceux de ces derniers dont le rythme du pouls est plus rapide en position couchée qu’en position debout).
ERLANGER et HooKER (29) sont les premiers à indiquer que, pour avoir des indications dignes de confiance, il faut tenir compte à la fois de la pression maxima (Mx), de la pression minima (Mn) et de la différence entre ces deux données ou « pression du pouls » (qui n'est en somme pas autre chose que la variable, — Var — des auteurs français). Les mesures sont faites, au cours de leurs expériences, avec l’appareil d'ERLANGER (28). Lorsque le sujet passe des positions couchée ou assise à la position debout, Mx> et Mn peuvent soit augmenter, soit diminuer (et les modifications alors observées dépendent probablement, dans une très forte mesure, de conditions diverses telles que la température du milieu ambiant, le degré d'activité des organes digestifs); mais constamment la pression du pouls diminue et le rythme cardiaque
art Poe
s'accélère. Ces modifications sont dues principalement à l'a tion de la pesanteur et à une sorte de « saignée » vers les extrémités inférieures, dont les effets sont vraisemblablement compensés en partie par une vasoconstriction périphérique et une augmentation de l'énergie cardiaque.
STEPHENS (139) note, chez des sujets passant successivement de la position debout aux positions assise, puis couchée et (tête en bas », une augmentation de la pression maxima.
BARACH et Marks (6), chez des jeunes gens de 15 à 30 ans placés sur une table à une inclinaison variable, constatent que, l'élément «effort musculaire » étant mis hors de cause, le passage de la position debout à l'horizontale amène une augmentation considérable de Mx une diminution de Mn et une augmentation de la pression du pouls.
D'après HENDERSON et HAcGaRD (50), les modifications de Mx et Mn lors des changements d'attitude du corps ne sont pas aussi uniformes que les variations
u rythme cardiaque (voir page 19). Les auteurs ont effectué des expériences sur 10 jeunes gens placés sur une table à bascule. Le passage de la position debout à l'horizontale amena constamment une chute de Mn, mais Mx ne diminua que dans 5 cas sur 10. Au cours du passage de la position horizontale à la position « tête en bas », et lors de l'inclinaison de retour (c'est-à-dire de « tête en bas » à l'horizontale),