SORTE
expérience (« ce qui semble laisser une certaine marche
d'appréciation »), et que le « déséquilibre abdominal » qui a un rôle capital dans la tachycardie ortostatique (voir p. 18) paraît avoir peu d'influence sur Mx
et Mn.
Plus récemment, BARACH (7) constate, lors d'inclinalsons passives chez 40 adultes normaux, que le passage de la position debout à la position couchée amène une ascension de Mx et une chute de Mn et que « l’inclinaison de retour » a l'effet inverse.
Dès 1916, SEwaLz (131) avait conclu d’observations faites sur plusieurs centaines de sujets que l'effet du passage de la position couchée à la position debout est toujours une élévation de Mn et une chute de la pression du pouls, Mx dans les cas normaux (et dans quelques cas pathologiques) ne se modifiant pas ou ne présentant qu une légère élévation.
Reprenant la question en 1919 (132), le même auteur note que la réaction physiologique au passage de la position couchée à la position debout se manifeste, en dehors du rythme cardiaque, par des modifications de Mx et de Mn : une chute excessive de Mx en position debout indique une faiblesse du système régulateur vaso-moteur ; une élévation excessive de Mn dénote un spasme vasculaire et un effort anormal ; toutes deux ont pour résultat une diminution anormale de la pression du pouls, dont le maintien à un certain niveau est nécessaire pour que soient convenablement irrigués le cerveau et les autres tissus.
Ecrits (26), dont nous avons déjà rapporté (voir p. 19) les observations relatives aux modifications du rythme du pouls lors des changements passifs d’attitude, donne de ses expériences sur 50 sujets des conclusions dont il y a lieu de retenir ici que :
1° D'une façon générale, les inclinaisons du corps donnant lieu à une élévation de la tête amènent, outre une accélération du rythme du pouls, une chute de Mx et une élévation de Mn : celles qui s'accompagnent d’un abaissement de la tête provoquent, outre un ralentissement du pouls, une élévation de Mx et une chute de Mn. Une exception réside cependant dans les réactions au passage de la position couchée à la position ( tête en bas », où surviennent dans la majorité des cas une chute de Mx et une élévation
de Mn ;
2° Ce n'est pourtant que dans un tiers des cas qu’on observe un parallélisme complet des réactions du rythme du pouls, de Mx et de Mn dans le sens indiqué ci-dessus.
MourcEoN (108) enfin, outre l'effet déjà signalé (p. 20) du decubitus dorsal sur le rythme du pouls, note que la position couchée amène, avant comme après l'exercice, une diminution importante de Mx et une plus importante encore de Mn.
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De ce qui précède il résulte que, pour ce qui a trait au retentissement des changements d’attitude du corps sur le niveau de la pression artérielle, l'accord entre les divers auteurs, — par opposition à ce quenous avons vu plus haut (voir p. 21) à propos de l'effet des mêmes modifications d’attitude sur le rythme cardiaque, — est loin d’être encore complet. Sans doute conviendrait-il d’incriminer à ce sujet, non pas certes l'exactitude des diverses observations ci-dessus rapportées, mais des variations des conditions individuelles suivant les sujets examinés, et surtout des différences dans le mécanisme intime d'apparition des réactions suivant que les changements de position sont effectués activement ou passivement. Quel que fût l'intérêt qu'elle ne manquerait pas d'entraîner, une discussion approfondie de cette question sortirait d’ailleurs des cadres du présent travail ; aussi ne nous y arrêterons-nous pas. Retenons seulement que, si un changement d’attitude du corps provoque bien une modification de la pression artérielle, le sens et l'intensité que doit normalement présenter cette modification ne semblent pas avoir encore été déterminés de façon parfaite.