‹ Les critères d'aptitude physique: Étude critique et expérimentale de quelques épreuves d'aptitude "cardiaque" à l'effortChapitre 19 sur 125 · AO EE · texte numérisé non relu

AO EE

sur 29 sujets, en bonne santé ou convalescents, prouvent que la fréquence du pouls augmente Jusqu’à un certain degré avec la grandeur du travail accompli ; puis, quand le chiffre du pouls a atteint un certain niveau, il ne peut le dépasser, même en cas d'augmentation considérable du travail fourni. L'effet d'un même travail, sur le rythme cardiaque d'un seul et même sujet, peut n'être pas toujours identique ; et l'on constate en outre, suivant les sujets, des différences individuelles importantes. Quant au retour à la fréquence initiale de repos, le chiffre du pouls diminue très vite au cours de la première ou des deux premières minutes qui suivent la fin du travail, puis ne se rapproche ensuite que plus lentement de sa valeur initiale, |

STAEHELIN (136 et 137), avec le même appareil, recherche si les écarts individuels observés par CHRIST ne tiennent pas en partie à une technique expérimentale défectueuse, ou à l’état passager du sujet au moment de l'expérience. Les examens sont répétés à plusieurs jours d'intervalle sur les mêmes sujets, toujours à la même heure de la journée, en mettant hors de cause l'influence des repas ou d’un effort physique antérieur. Les expériences sont classées en trois groupes, suivant la grandeur du travail accompli : 1.000, 4500 et 10.000 kilogrammètres. Les sujets examinés sont tous en bonne santé (réelle ou apparente). STAEHELIN constate que l'accélération cardiaque oscille entre 6 et 22 pulsations pour le premier groupe d'expériences, entre 18 et 50 pour le deuxième, entre 47 et 79 pour le

troisième ; toutefois, comme l'avait noté CHRIST, il y a des différences individuelles importantes. Ce sérait aussi aller trop loin, que de parler d'un rapport strictement proportionnel entre le travail accompli et la fréquence du pouls : dès l'expérience du premier groupe (1.000 kilogrammètres), on trouve parfois, chez un sujet donné, une accélération cardiaque qui nest guère inférieure à celle provoquée par l'expérience du second groupe (4.500 kilogrammètres). La durée du retour au calme est dans une certaine mesure fonction de la grandeur du travail accompli : après les expériences du premier groupe, l'accélération a réguhièrement disparu au bout de 2 minutes : le fait est plus rare après les expériences du deuxième groupe, à la suite desquelles le retour au calme demande de 10 à 15 minutes ; après les expériences du troisième groupe enfin, il faut de 20 à 30 minutes et davantage, pour que le pouls reprenne son rythme initial de repos ; ici encore cependant, il faut noter des variations individuelles importantes. Quant à l'effet de l’accoutumance d'un sujet à un travail donné, — de son entraînement, pourrait-on dire, — il se manifeste moins par une diminution de la réaction initiale (l'accélération cardiaque immédiatement après le travail ne montre aucune tendance à s’atténuer) que par une rapidité plus grande du retour au calme après le travail. | = Dans un travail ultérieur (138), STAEHELIN répète ses expériences sur deux groupes de convalescents, relevant les uns de fièvre typhoïde, les autres de pneu-

monie :

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