LANGE
b) En cas de travail plus considérable (200 à 500 kilogrammètres), la fréquence du cœur retombe également très vite, mais elle descend tout d’abord au-dessous du chiffre normal puis y revient au bout de 2 à 3 minutes environ ; |
c) En cas de travail plus considérable encore (500 kilogrammètres et davantage), l'accélération persiste après la cessation du travail, et son niveau et sa durée dépendent de la grandeur du travail accompli ; ce n'est souvent que longtemps après, que le cœur revient à son rythme normal, et la réapparition de celui-ci est presque toujours précédée d’une courte phase pendant laquelle la fréquence est inférieure à la normale.
Dès lors, plus est grand le nombre de kilogrammètres après accomplissement desquels le cœur d'un sujet donné revient immédiatement à son rythme normal, et plus est grande son aptitude fonctionnelle, — toutes choses égales d'ailleurs en ce qui concerne la force corporelle, la taille et la constitution générale de l'individu considéré.
Par opposition aux chiffres normaux ci-dessus indiqués, l’auteur cite l'exemple de sujets atteints d’affection cardiaque, chez lesquels un travail de 25 à 50 kilogrammètres peut suffire pour déterminer une accélération persistante du rythme du cœur. Les valeurs en kilogrammètres constituent cependant, beaucoup moins que des chiffres absolus, des chiffres relatifs ; et la méthode rendra surtout des services en permettant au médecin traitant de suivre chez un : même malade les variations de l’état du cœur et d'y: adapter sa thérapeutique.