‹ Les critères d'aptitude physique: Étude critique et expérimentale de quelques épreuves d'aptitude "cardiaque" à l'effortChapitre 23 sur 125 · DE · texte numérisé non relu

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Ce rapport de MENDELSsOHN, présenté au Congrès de Médecine de Berlin en 1901, y souleva une discussion, au cours de laquelle BAELTZ signala lui aussi que pour se rendre compte exact de l’état du cœur il est indispensable de répéter l'expérience plusieurs fois de suite, et rappela également l'importance de l'état d'entraînement des individus considérés : il cita à ce sujet l'exemple de coureurs japonais, qui

peuvent plusieurs jours de suite accomplir des par-

cours de 100 à 110 kilomètres et chez lesquels le retour du pouls à la normale est extraordinairement rapide.

GRAUPNER, médecin consultant à Nauheim, station thermale où le traitement des affections cardiaques par. l'exercice fut très en honneur, consacre de nombreuses années et plusieurs publications (42 à 45) à l'étude de la € mensuration de la force cardiaque ». Dans une première série de recherches, le sujet examiné effectue sur l’ergomètre de ZUNTZ un travail

dosé qui met en jeu la musculature des bras et du

thorax ; les déterminations de pression sanguine sont faites au moyen du tonomètre de GAERTNER, les malades étant en position couchée, La manière dont se comporte la pression sanguine après l'accomplissement du travail est caractéristique :

a) Tant que la pression sanguine après le travail est plus élevée et reste plus élevée qu'auparavant, ou bien revient à la normale et y demeure constante, l'accomplissement du travail est resté dans les limites de la capacité individuelle d'adaptation et de travail.

b) Si la pression sanguine commence à tomber, il convient de rechercher la durée de la phase d'hypotension, la rapidité du retour à la normale, l'existence ou la non-existence d’une phase d’hypertension précédant ce retour à la normale “aces modalités constituent le tableau du processus d'insuffisance, mais celle-ci est alors un phénomène absolument physiologique. L'insuffisance ne devient pathologique que si la pression sanguine, après la phase d’hypotension, ne s'élève « qu'en traînant », dépasse à peine la normale ou même ne l'atteint pas. La durée de ces diverses phases du retour au calme a une importance essentielle : car plus est grand le travail après lequel la pression sanguine remonte rapidement et dépasse la normale, et plus le myocarde est puissant : ;

c) Si la pression sanguine demeure élevée après le travail et présente ensuite une chute soudaine, c’est là un signe de surmenage ou même de fatigue (l’hypertension consécutive au travail étant alors entretenue par la dyspnée) :

d) Lorsqu'un premier examen pratiqué dans ces conditions laisse subsister quelque doute, on procédera immédiatement à un deuxième accomplissement de la même quantité de travail : le mode de fonctionnement de l'appareil cardiovasculaire se manifestera alors très clairement.

De ses nombreuses expériences, GRAUPNER déduit que lorsque le myocarde est anatomiquement intact, sa capacité fonctionnelle oscille entre 3.000 et 20.000 kilogrammètres à l'heure (de travail des bras effectué à l'ergomètre de ZüNTz) : par contre une capacité fonc-

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tionnelle inférieure à 1.000 kilogrammètres dénote une faiblesse du travail myocardique, qui péut tenir à des raisons soit anatomiques, soit purement « fonctionnelles ».

Ultérieurement, GRAUPNER continue ses recherches : il fait construire un ergomètre de son invention, qui permet de faire travailler le sujet soit en position assise, soit en position couchée, et sur lequel peut être effectué alternativement un travail des extenseurs et des fléchisseurs de l’un ou des deux bras, ou de l’une ou des deux jambes : les déterminations de pression sanguine sont effectuées avec l'appareil de Riva-Roccr. GRAUPNER (en collaboration avec SIEGEL) en vient alors à formuler les lois suivantes :

a) Un travail faible laisse la pression sanguine inchangée ; en cas de travail plus fort, la pression sanguine peut sembler tout d'abord rester inchangée, et les modifications n'apparaître qu’au bout d’une demi minute ;

b) Immédiatement après le travail, la pression se trouve augmentée, mais retombe rapidement à la valeur initiale, et ce retour à la normale peut être accéléré par l'entrainement du sujet à ce genre de travail ; au contraire, si le cœur ( ne s'adapte pas », l'élévation de pression après le travail est plus marquée et persiste plus longtemps ;

c) Si l'on augmente encore le ue la pression, qui était montée au début du travail, commence à tomber au cours même de celui-ci, tout en demeurant néanmoins supérieure à la normale ; et dès la cessation du travail, la pression monte à nouveau et ne revient qu ‘ultérieurement à sa valeur de repos ;

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d) Une nouvelle augmentation de travail amène au cours même de celui-ci, après une élévation primaire, une chute de la pression, qui tombe alors plus ou moins au-dessous de la normale et est inférieure à celle-ci au moment de la cessation du travail ; puis, la pression remonte, atteint la normale, la de et n'y revient qu'après une élévation secondaire, dont l'intensité et la durée dépendent de la grandeur des résistances vasculaires. L’allure générale de ce genre de courbe a reçu le nom d’ « insuffisance fonctionnelle », pe indiquer que la chute et l'élévation de la pression sanguine sont produites par des modifications fonctionnelles du travail vasculaire ;

e) En augmentant le travail une nouvelle et dernière fois, la pression sanguine qui, après une élévation primaire, est tombée au-dessous de sa valeur initiale au cours même du travail, ne remonte que très lentement, en (serpentant », vers son niveau normal et ne le dépasse pas ; il n'y a plus ici d’élévation secondaire ; et cette absence signifie, — si, lors de la répétition de l’accomplissement du travail, la pression prend une allure Encore plus défavorable, — que la quantité de travail accompli détermine une fatigue du myocarde ; d'ordinaire apparaissent simultanément les signes cliniques objectifs de l'insuffisance cardiaque ;

f) Quand apparaît de la dyspnée, elle peut tout d'abord maintenir la pression élevée lors de la cessation du travail (par intoxication des centres vasomoteurs par le CO?, qui dans ces conditions s ‘élimine mal) ; néanmoins, la chute intense de la tension ne

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