TEST DE CRAMPTON
PRESSION ARTÉRIELLE M AXIMA
Pure Augmentation Diminution CARDIAQUE || SE RISPE P ES Augmentation |+10|+ 8l+ 6|+ 414 2] 0 |— 2] 41 61— 8l 10 (AA ER TS 100 | 95 | 90 | 85 | 80 | 75 | 70 | 65 | 60 | 55 | 50 DA O RES .95 | 90 | 85 | 80 | 75 || 70 | 65 | 60 | 55 | 50 | 45 DIE MAT 90 | 85 | EO | 75 | 70 | 65 | 60 | 55 | 50 | 45 | 40 IMC RE 85 | 80 | 75 | 70 | 65 || 60 | 55 | 50 | 45 | 40 | 35 (ra 20RULE 80 | 75 | 70 | 65 | 60 | 55 | 50 | 45 | 40 | 35 | 30 2PrA 24: 15 | 70 | 65 | 60 | 55 || 50 | 45 | 40 | 35 | 30 | 25 23 A 28 re 10 | 65 | 60 | 55 | 50:|| 45 | 40 | 35 20252820 ON NE ne 65 | 60 | 55 | 50 | 45 || 40 | 35 | 30 | 25 | 20 15 FITATIONTES 60 |.55 | 50: 45 | 40 | 35°| 30 252015 T0 YBR (Lente 55.1 50 | 45 | 40 | 35 || 30 | 25 | 20 | 15 | 10 5 41 à 44...... 50 | 45 1 40 | 35 | 30 || 25 | 20 | 15 | 10 5 0
(1) Nous regrettons de n'avoir pu nous-procurer le téxte original de la publication de CRAMPTON : l’article très documenté de BurTon Opirz (14) nous à heureusement permis d'y suppléer. Fee
KATZENSTEIN (62), chirurgien berlinois, frappé des résultats fâcheux qu'ont parfois l’anesthésie au chloroforme, le shock opératoire et la perte de sang sur le cœur et la santé générale des sujets appelés à subir
une intervention chirurgicale (chez lesquels un examen préliminaire n'avait rien révélé de particulier au point de vue cardiaque) fut amené à concevoir tout l'intérêt que présenterait une épreuve permettant de se rendre compte, avant l'opération, du degré de la capacité fonctionnelle du cœur (1). D'autre part, certaines recherches effectuées chez les animaux et — ayant trait à la circulation collatérale — lui avaient démontré que la ligature d’une ou plusieurs grosses artères provoque chez les sujets à cœur « suffisant » un supplément de travail du cœur, qui se manifeste par une élévation de la pression sanguine, le rythme du pouls restant inchangé ; cette élévation persiste pendant toute la durée du développement de la circulation collatérale, et la pression revient progressivement à la normale au bout de quelques semaines, à mesure que les résistances disparaissent.
Ces constatations amènent KATZENSTEIN à proposer l'emploi, chez l’homme, d’une méthode basée sur le fait que l'interposition de grandes résistances dans la circulation artérielle provoque un supplément de travail du cœur. La technique est la suivante : chez un sujet couché tranquillement, on détermine le
: (1) Pour la même raison, un chirurgien américain, CASHMAN (15), institua lui aussi, ultérieurement, une épreuve de détermination de la « force de réserve » du cœur, basée sur-les réactions du pouls. de Mx, de Mn et surtout de Var aux changements d’attitude du corps et à un exercice donné.
CAE
chiffre des pulsations, et — éventuellement — la pression sanguine ; on comprime ensuite pendant une période de 2 à 5 minutes les deux artères fémorales un peu au-dessous du ligament inguinal, et on note les modifications ainsi apportées au rythme du pouls et à la pression sanguine (mesurée au tonomètre de GAERTNER). Les résultats obtenus sont les suivants :
a) Pour les cœurs { suffisants » normaux, la pression s'élève de 5 à 15 millimètres Hg. le rythme cardiaque restant inchangé ou diminuant.
. b) Pour les cœurs { suffisants » hypertrophiques, l'élévation de pression atteint de 15 à 40 millimètres, la fréquence cardiaque restant inchangée ou diminuant ;
c) Pour les cœurs « l£gèrement insuffisants », la pres- ‘sion reste inchangée, et le rythme du cœur reste inchangé ou s'accélère ;
d) Pour les cœurs « fortement insuffisants », la pression diminue et le pouls s'accélère.
En pratique, on peut se dispenser d2: la détermination de la pression artérielle et se baser uniquement sur la
numération du pouls : si, lors de la compression des
fémorales, le rythme du pouls reste inchangé ou se ralentit, le cœur est « suffisant » : si au contraire le pouls s'accélère, 1l y a insuffisance cardiaque. Certaines précautions sont à prendre lors de l’emploi de la méthode : ;
a) La compression des artères étant effectuée avec le médius de chaque main, il est bon de contrôler, avec le doigt situé en aval — index ou annulaire, suivant le cas, — si la compression est eflective et com-
plète (si elle est incomplète, on sent sous le doigt un léger bruissement) ; le doigt situé en amont aide à la compression et sert en même temps à la numération des pulsations ;
b) Pour mettre hors de cause le plus possible les effets pouvant tenir à la surprise ou aux excitations psyehiques, il est bon de faire, avant la compression des artères, non pas une mais plusieurs numérations préliminaires du pouls (en touchant du doigt lors de la deuxième la région des artères, et en comprimant lors de la troisième une région quelconque voisine des artères).
La technique est ainsi très utilisable en pratique, et donne des résultats corrects, même chez les sujets nerveux ; son emploi est sans danger, même chez les malades graves ; elle est en outre simple et facile à accomplir.
Levy (73), tout en émettant quelques doutes sur la valeur de la méthode de KATZENSTEIN chez les malades facilement excitables au point de vue psy. chique, la considère cependant comme précieuse pour apprécier l’état de myocarde après des maladies infectieuses aigües, et même dans des affections cardiaques de toute sorte ; elle trouverait utilement aussi son application, selon lui, dans diverses branches de la médecine sociale (assurances, etc.).
HokE et MENDE (55), par contre, tirent des Me ches effectuées sur 50 malades, pris au hasard dans leur service hospitalier, dés critiques contre les conclusions de KATZENSTEIN. La méthode donne des