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résultats contradictoires, surtout chez les sujets émotifs. Elle peut en outre être dangereuse dans certains cas (chez un emphysémateux il se produisit, immédiatement après la compression, des phénomènes de cyanose, de dyspnée, et un véritable collapsus cardiaque qui dut être combattu par des injections d'éther et d'huile camphrée; — parfois les accidents furent moins graves et se bornèrent à de la toux et de la dyspnée).
HEerz (51) est l’auteur d’une méthode consistant à faire accomplir au sujet examiné des mouvements alternatifs, lents et réguliers, de flexion et d'extension de l’avant-bras droit sur le bras, en lui ordonnant de prêter la plus grande attention aux mouvements ainsi exécutés. Le pouls est compté avant et après cet exercice. Dans l'esprit de son auteur. cette méthode vise moins à l’accomplissement d’un travail musculaire (celui-ci doit être le plus faible possible) qu’à une concentration complète de l'esprit du malade sur un processus de mouvement ; aussi est:l recommandé au médecin de ( conduire » le mouvement, en saisissant de la main gauche le coude du malade et de la main droite son poignet, pour empêcher toute contraction de l'ensemble de la musculature du bras (et en interdisant aussi toute pression exercée contre sa propre main droite), tout en évitant cependant que le mouvement devienne complètement passif de la part du malade. HERTZ qualifie ce genre de mouvements de ( mouvements d’auto-inhibition » (Selbsthemmungsbewegungen). Lorsque l'exercice est ainsi
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exécuté correctement, en constate, si le cœur est sain, que le pouls demeure au même rythme ou s'accélère modérément, et devient en même temps plus plein et plus fort. C'est là, selon l’auteur, un phénomène absolument constant, qui rend de grands services pour déterminer le moment où le cœur commence à faiblir chez les artérioscléreux, pour diagnostiquer aussi la surcharge graisseuse du cœur dans les cas d’obésité, ou — d'une façon plus générale — pour faire la discrimination entre un trouble nervosique et une affection organique.
Oppo (110 à 112), étudiant chez les convalescents l'influence d'un exercice modéré sur la tension artérielle, note chez eux une « hypotension d'effort », qui est révélatrice « d’hyposthénie cardiovasculaire ». Cette hypotension peut apparaître même lorsque la tension artérielle de repos est normale, en sorte que la tension artérielle peut être instable sans être faible ; stabilité et niveau de la tension artérielle sont donc deux facteurs distincts, qu'il convient d'étudier avec soin pour apprécier l’état de la circulation chez les convalescents. :
ACHARD (1), élève d'Oppo, poursuit les recherches de son Maître et effectue, notamment dans sa thèse, une étude comparative de l'influence du travail musculaire sur l’activité cardiaque et la tension artérielle, d’une part chez les sujets normaux, d'autre part chez les convalescents. Un exercice musculaire tel que la montée et la descente rapides d'un étage d'escalier amène une accélération du pouls, qui chez les sujets
MD Por
sains est de 10 à 20 et atteint chez les convalescents 20, 30 et même 50 par minute ; cette accélération est surtout fréquente chez les convalescents typhiques, | rhumatisants, érysipélateux, scarlatineux, chez lesquels elle est plus marquée et dure généralement bien plus que chez les convalescents de pneumonie ou de diphtérie ; la fréquence normale ne réapparaît qu'après un certain temps, (une dizaine de minutes en moyenne): l'accoutumance à l'effort fait généralement défaut chez ces convalescents. |
Un exercice musculaire de ce genre détermine également des modifications de la tension artérielle. Chez les sujets sains, après une élévation de 2 à 3 centimètres de mercure, la tension revient à la normale (ou redescend d'un centimètre, mais on peut consid rer cette légère hypotension comme négligeatle). Quant aux convalescents, on peut à cet égard, au moment de leur entrée au service hospitalier des convalescents, les diviser en trois groupes :
a) Les uns présentent, au repos, de l’hypotension artérielle (13 ou 14 au sphygmomanomètre de Potain) : la descente et la montée rapides de deux étages la fait baisser jusqu’à 11, 10 1 /2 ou même 10. mais cette hypotension d'effort n'est pas constante. Huit jours plus tard, on constate un relèvement de la tension au repos, mais l’hypotension d'effort est à ce moment plus constante et plus accentuée : c’est la phase d’hybotension moyenne instable. Enfin, dans un troisième . stade, l'hypotension ne se produit plus, ni au repos
ni après l'effort ; c’est la phase d’hypotension moyenne stable,
b) Dans un deuxième groupe, présentant au repos une tension moyenne (15 à 18), l’hypotension d'effort est très nette, et souvent même plus accentuée que pour les sujets du premier groupe. Ce sont en somme des convalescents chez lesquels la première phase d'hypotension ci-dessus décrite a été antérieure à leur entrée dans le service, qui en sont alors à la deuxième phase (celle de l’hypotension moyenne instable) et qui passeront ensuite par la troisième phase, celle d’hypotension moyenne stable.
c) Un troisième groupe, moins nombreux, de convalescents présente de l'hypertension artérielle. Les uns, sujets d'âge mûr, sont des « hypertendus organiques » (artérioscléreux, néphrétiques chroniques, etc.), chez lesquels la maladie aigüe dont ils relèvent (pneumonie, rhumatisme) n’a guère modifié la tension ; chez eux l'hypotension d'effort ne se produit pas. Chez les autres, sujets plus jeunes (des femmes, le plus souvent), l'hypertension est liée à de l’éréthism: cardiaque : au moment de leur entrée, l'exercice musculaire pro- voque une hypotension considérable ; puis, à mesure que la convalescence suit son cours, la tension au repos s’abaisse et l’hypotension d’effort diminue parallèlement d'étendue.
En somme, le grand caractère de la tension artérielle, comme celui du rythme cardiaque, chez les convalescents est l'instabilité ; et la tension baisse non seulement du fait de l'exercice musculaire, maïs aussi lors du passage à la position debout. L'épreuve d’hypotension d'effort rendra des services chez les convalescents, pour apprécier les modifications de l'appareil
cardiovasculaire suivant l'atteinte et la longueur de la . maladie précédente, et aussi pour dépister l’éréthisme apparent chez les convalescents réellement hypotendus
et faibles.
Van SPANJE (133) utilise lui aussi, pour le « diagnostic fonctionnel du cœur », les modifications apportées à la pression artérielle (mesurée avec l'appareil de Riva-Rocci) par un travail donné (emploi d'un appareil spécial, avec lequel le sujet, en position couchée, détermine par rotation d’une manivelle le soulèvement d’un poids). La pression artérielle varie peu et revient vite à la normale si le cœur a une capacité de travail normale ; dans le cas contraire, les variations de la pression sont plus marquées et durent plus longtemps. Pourtant, après des observations sur des sujets sains d’une part et des individus atteints de diverses affections cardiaques ou rénales d’autre part, l’auteur déclare qu'il n’est pas possible d'en dégager des règles déterminées auxquelles seraient liées les oscillations de la pression artérielle.
‘LoEHE (83), médecin du 59% régiment d'artillerie de montagne de l’armée allemande, étudie chez 300 soldats de ce régiment (recrues et soldats déjà entraînés) l'effet, sur le pouls, d’un exercice musculaire consistant en dix flexions des genoux accomplies en l'espace de 25 à 30 secondes. Les examens ont lieu dans la matinée, et toutes les numérations du pouls sont faites sur le sujet en position assise. Une première détermination est faite avant l'exercice, au moment