ES TE
Le nombre des pulsations reste souvent identique, ou diminue de 5 pulsations ; au sphygmographe (3 cas) l'élévation du tracé est augmentée. Avec la fin de la compression, la tension retrouve son niveau antérieur
(6 cas).
b) Chez les sujets atteints de cardiopathies valoulaires bien compensées, à artères souples, les modifcations sont du même ordre que les précédentes
(7 cas).
c) Chez les sujets anémiés, les bacillaires, les convalescents (pleurésie et typhoïde), la compression amène une élévation plus considérable de la tension, avec accélération du pouls ; mais, dans ces cas, on trouve presque aussi souvent une tension intacte ou diminuée, avec forte accélération du pouls (21 cas)
d) Chez les hypertendus (brightiques, diabétiques, femmes enceintes. albuminuriques), le pouls s’accélère normalement, la tension demeure identique. Les oscillations artérielles, dans ces cas comme dans les précédents, diminuent. |
e) Chez les asystoliques, dans les myocardites graves, la tension diminue progressivement dès le début de l'expérience, le pouls s'accélère. »
Aussi la méthode de KATZENSTEIN est-elle considérée par l’auteur comme un moyen précieux, et d'emploi facile et inoffensif, pour l'établissement de la puissance fonctionnelle du myocarde.
La seule réserve que, selon PuJoL, il conviendrait d'apporter aux conclusions de KATZENSTEIN luimême, serait de ne tenir compte que des modifications de
LE PEQREE
la tension artérielle, celles du pouls étant éminemment variables suivant les sujets. Quoi qu'il en soit, on peut admettre qu’en général à la compression des fémorales répondent normalement ( une élévation de la tension, une augmentation de l’ondée sanguine, un très léger ralentissement du pouls ; si ces résultats sont inversés, il faut songer à une faiblesse dans l'accommodation du système nerveux ou dans la fibre cardiaque elle-même ». Quant aux chances — très minimes — d'accidents au cours de l'épreuve, un bon moyen de les éliminer est de comprimer d'abord une seule fémorale pendant une minute environ, ce qui permet d'éviter une élévation trop subite de la pression ; si cette première manœuvre amenait la moindre douleur ou angoisse particulière, il serait nécessaire de suspendre l'expérience.
Quant à la méthode de VARisco, PuJoL, après l'avoir employée sur 16 sujets environ, l’abandonne vite en raison de son peu de sûreté.
JaNowskt (58 et 59) reproche aux méthodes précédentes de comporter de nombreuses causes d’erreurs ; selon lui, l'emploi de l’ergostat pour faire exécuter aux sujets considérés un travail donné n'est pas à recommander, l'effet du travail musculaire sur le rythme cardiaque et la pression artérielle | maxima n'étant pas le même aux différents âges de la vie, et la dépense d'énergie pour un même travail à exécuter dépendant de la force individuelle du sujet examiné. |
L'auteur cherche, pour sa part, à se rapprocher davantage des conditions physiologiques, et ce sont
des mouvements de la vie ordinaire qu'il fait exécuter à ses patients : marche de 1.000 pas en douze minutes, ascension d'un escalier de trois étages, douze flexions des genoux à intervalles réguliers. Avant l'exercice, puis immédiatement après et enfin de cinq à dix minutes après, 1] détermine la pression maxima, la € pression du pouls » le produit P. D XP (pression du pouls X fréquence du pouls) et le quotient P D
Mx.
(pression du pouls : pression maxima). Pas plus que les précédentes, cette méthode ne permet de diagnostiquer à coup sûr l'insuffisance ou la faiblesse du cœur. (Le résultat est d’ailleurs le même si l’on met en rapport les modifications apportées par un travail donné à la pression du sang dans les artères digitales d’une part, et dans l'artère brachiale d'autre part : ici encore les réactions vasomotrices peuvent masquer les effets d’une altération du travail du cœur.)
-HorFrManN (53 et 54) se livre lui aussi à des critiques serrées des méthodes ci-dessus, critiques reposant comme celles de JANOWSkI sur de nombreux essais. Si, d'une manière générale, on peut admettre que la méthode de KATZENSTEIN est meilleure que celles de GRAUPNER et de HERZ, elle est pourtant : loin de donner des résultats satisfaisants, en raison des influences psychiques et cérébrales sur la pression sanguine. Tel est également, à propos de la méthode de KATZENSTEIN, l’avis de STRUSBERG et SCHMIDT (140 et 141) ; tel est aussi l'avis de SCHOTT (205
toutes ces méthodes partent de bases trop critiquables,
2 ODEE
et renferment trop de causes d'erreur, pour être de
quelque utilité.
VaquEz enfin (146) considère que les procédés basés sur les modifications de la fréquence du pouls à la suite d’un travail provoqué (STAEHELIN, MEN- DELSSOHN, HERZ) sont « discordants dans leurs résultats et en réalité de peu de valeur ». Quant aux méthodes se basant sur les variations de la pression artérielle (GRAUPNER, KATZENSTEIN), elles ne sont pas non plus, selon lui, (de nature à nous rendre de grands services ».
Ainsi se vérifie ce que nous écrivions dans notre introduction : après des débuts brillants, les { épreuves d'aptitude cardiaque fonctionnelle en sont arrivées, immédiatement avant la guerre, à être âprement critiquées.
Une voix cependant exprime alors à leur sujet une opinion qui semble bien, au milieu des partisans trop enthousiastes et des détracteurs trop acharnés. être la «voix de la raison » ; c’est celle de J. pe MEYER (106); qui, en tête du chapitre qu'il consacre à la « déterrmnation de la capacité fonctionnelle du cœur » dans son remarquable ouvrage sur ( les méthodes modernes d'examen du cœur et d?s vaisseaux », écrit :
« Certaines des méthodes proposées à cet effet ont dû être rejetées, et celles que l’on possède actuellement sont encore lom d'être à l’abri de toute critique. Ce n'est pas une raison pour qu’on les abandonne. Au contraire, en les mettant en œuvre, quelque fautives qu'elles soient, on arrivera à en mieux définir les causes d'erreur, à les corriger et à les rendre utilisables. »