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où, le sujet étant assis depuis un certain temps, le pouls s’est complètement stabilisé. Après l'exercice, le pouls est compté pendant la totalité de la première minute, puis pendant la deuxième minute qui suit (pour voir si le retour au calme a lieu ou non). Le chiffre moyen du pouls au repos oscille entre 70 et 79 battements à la minute : après accomplissement de dix flexions des genoux, l'accélération moyenne est de 10 battements par minute ; et chez tous les sujets (sauf quatre manquant d'entraînement pour des raisons diverses), le retour au calme fut tel qu'au bout de la première minute le pouls était revenu au chiffre initial ou même tombé au-dessous de ce chiffre.
Sur 40 des 300 hommes examinés, LOEHE entreprend, outre la numération du pouls, des mesures de la pression artérielle avec l'appareil de Riva-Rocci ; les déterminations sont effectuées à trois reprises : au repos, immédiatement après la fin de l'exercice, et cinq minutes après la fin de l'exercice. Au repos, la moyenne est pour Mx de 109 millimètres Hg et pour Mn de 8l m/m. Hg Les augmentations moyennes sous l'influence de l'exercice sont de 28 pour Mx et de 21 pour Mn ; la « pression du pouls » (différence entre Mx et Mn), qui est de 28 m/m. en moyenne au repos, passe donc à une moyenne de 35 sous l'influence de l'exercice. Enfin. cinq minutes après la fin de l'exercice, Mx et Mn ont diminué de niveau et présentent une tendance à revenir à une valeur voisine du point de départ ; la pression du pouls a diminué elle aussi, et se monte en moyenne à 28 millimètres.
L'auteur insiste, en terminant, sur la nécessité d'employer de plus en plus, pour juger de l’aptitude au service militaire, le sphygnomanomètre de Riva-Rocci.
Pierre MERKLEN (101), passant en revue les diverses épreuves instituées pour déterminer la capacité fonctionnelle du cœur, admet la possibilité d'une exagération de l'accélération cardiaque à la suite du travail chez les sujets faibles et fatigués (STAEHELIN) et chez certains cardiopathes à cœur faible ; mais ceci, — dit-il, — n’a rien d'absolu. De même, la durée de l'accélération cardiaque à la suite d’un effort donné (MEN- DELSSOHN) est « un signe incertain et très infidèle de l'insuffisance du cœur ». Quant à la méthode de HEerz, les essais de vérification que l'auteur en a effectués avec J. HEITZ n'ont « paru conduire à aucun résultat pratique ».
Quant à la pression artérielle, il faut se rappeler qu'elle est le produit de trois facteurs principaux : énergie des systoles cardiaques, volume de l’ondée sanguine qu'elles propulsent, et résistances périphériques ; et ( la part égale de ces trois facteurs empêche : de considérer la pression artérielle comme uniquement dépendante de la force du cœur ».
L'auteur rappelle ensuite les recherches de KAT- ZENSTEIN, de GRAUPNER et d’Oppo, et signale que l’hypotension d'effort observée par ce dernier chez les convalescents « montre bien qu'il faut dans l’évaluation de ces données tenir grand compte de la fai blesse générale, plus peut-être que de la faiblesse cardiaque elle-même ». L'étude des variations de la pres-
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sion artérielle n'en reste pas moins, — conclut-il, — « une des meilleures réactions physiques de travail dont 1l y ait lieu de faire état pour l'appréciation de la capacité fonctionnelle du cœur ».
… Mais c'est encore la dyspnée d'effort, —: qui serait mieux dite dyspnée de travail, — qui reste selon l’auteur le plus significatif des troubles fonctionnels en relation avec l'insuffisance cardiaque.
= Varisco (144), passant en revue les diverses méthodes proposées pour apprécier la capacité fonctionnelle du cœur, considère qu'aucune n’est pratique et précise, sauf la méthode de KATZENSTEIN dont les résultats. en dépit des critiques dont elle a été l’objet, concordent assez bien avec ceux fournis par la critique:
Il propose à son tour une méthode dérivée de la manœuvre d'AZOULAY (voir chapitre précédent) : le sujet ét nt en position horizontale, élever les jambes Jusqu'à les amener à former un angle de 110° avec l'axe du corps et étudier les modifications concomitantes de la pression artérielle au niveau des bras. L'auteur note dans ces conditions, — et sans que les chiffres ci-dessous aient d’ailleurs rien d’absolu, — qu: : | a) Lorsque l'appareil circulatoire est normal, la pression augmente de 5 millimètres Hg au moins ; le pouls reste constant, diminue ou augmente légèrement ;
b) Chez les sujets avec hypertrophie du cœur : au stade de compensation, l'augmentation de pression
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atteint au moins 15 millimètres et le pouls se comporte comme précédemment ; au stade de décompensation, on constate, suivant le degré de celle-ci, que l'augmentation de pression est moindre ou manque, ou même que la pression diminue ; quant au pouls, il est plus fréquent.
c) Dans les cas d'insuffisance de l'appareil circulatoire sans hypertrophie cardiaque, on constate suivant les cas une élévation de pression inférieure à 5 millimètres ou nulle, ou encore une diminution de pression ; et le pouls est généralement p'us fréquent.
Pujoz (120), dans sa thèse consacrée au (diagnostic de la valeur fonctionnelle du cœur en clinique », passe en revue la plupart des épreuves ci-dessus exposées.
L'épreuve de LOEHE a déterminé chez 15 sujets (4 atteints d’affections cardiaques compensées, 2 emphysèmateux avec défaillance cardiaque légère, 3 tuberculeux au début, 3 tuberculeux cavitaires très anémiés, 3 artérioscléreux avec albumine et gros cœur) une accélération très marquée des systoles cardiaques ; mais l’auteur n’a pu établir de relation nette entre cette accélération et l’état fonctionnel du myocarde ; l’anhélation et la toux, qui surviennent souvent lors de l'épreuve, faussent d’ailleurs certainement les résultats obtenus ou en rendent tout au moins l'interprétation incertaine.
Quant à l'épreuve de HERZ, qui utilise (« un phénomène subjectif, l'attention », dont l'influence sur le système vasomoteur est «© toujours éminemment
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variable suivant les sujets », l’auteur ne pense pas qu'il y ait grand bénéfice à en retirer.
PujoL a plus de confiance dans les modifications apportées par l'exercice musculaire à la tension artérielle, qui sont nettement différenciées chez le sujet sain et chez le sujet malade. Il a pour sa part employé une épreuve consistant à faire monter un escalier de 50 marches environ en 30 secondes, et l'étude des variations ainsi apportées au rythme cardiaque et à la tension artérielle l'amène aux conclusions suivantes :
«a) Chez les sujets sains, une élévation de la tension systolique de 15 m/m. Hg. environ, avec une accélération du pouls de 10 pulsations. L'amplitude du pouls, parfois, augmente de 5 m/m., les oscillations relevées au Pachon augmentent. Le retour à la normale s'effectue très rapidement, le plus souvent. avant 90 secondes ;
b) Chez les sujets atteints d’une affection valvulaire bien compensée (insuffisance mitrale surtout), les résultats se sont superposés aux précédents dans la majorité des cas. Le retour à la normale est aussi rapide (6 sujets) ; |
c) Chez les convalescents (6 typhiques, 4 laparotomisés vers le 20° jour, 5 pleurésies), on constate un abaissement de la pression atteignant parfois 15 m/m. Hg et une assez grande accélération du pouls, en même temps que des phénomènes subjectifs (pâleur, faiblesse, dyspnée, douleurs thoraciques). Dans un certain nombre de cas, la chute légère de la pression
et l'accélération du pouls sont les seuls phénomènes
observés ;
d) Chez les scléreux — les emphysèmateux surtout —, on constate à peu près constamment une élévation de la tension qui dépasse le plus souvent 15 milhimètres, en même temps qu'une forte accélération du pouls. Les oscillations, recueillies au Pachon, augmentent considérablement d'intensité. Le retour à la normale, est long et ne se produit qu'après que tout phénomène subjectif a disparu. »
” Toutefois, ainsi 0e le note l’auteur, cette Héthode et toutes celles qui s’y rattachent ont le défaut d’être inapplicables chez les alités et dans les cas de défail-
. Jance cardiaque prononcée. Et ceci amène PuJoL à
rechercher la valeur de l'épreuve de KATZENSTEIN. Il suit dans ses grandes lignes le mode opératoire décrit par cet auteur (en employant seulement, au lieu du tonomètre de GAERTNER, l'appareil de VAQUEZ ou celui de PACHON) ; jamais il ne voit survenir de symptômes alarmants, et de ses expériences il déduit que :
ta) Chez les sujets sains, la compression d'une seule fémorale n'amène pas de modification appréciable dans le nombre des pulsations ou dans la tension artérielle. La compression des deux fémorales entraîne une élévation de la tension systolique d'environ 10 à 15 m/m. au Vaquez, la tension diastolique reste sensiblement identique, et l'amplitude du pouls se trouve par suite notablement augmentée ; avec l'appareil de
PACHON, on constate une augmentation des oscillations de la paroi artérielle .