VS À
ot —=
b) PRESSION ARTÉRIELLE MAXIMA : Son élévation immédiatement après l'exercice est nettement plus faible chez les malades que chez les normaux, mais ceci tient sans doute au fait que la quantité de travail accompli est moindre. Le retour à la normale est aussi complet et aussi rapide chez les malades (Mx. tendant même à prendre passagèrement un niveau inférieur au chiffre antérieur de repos) que chez les normaux. Le ( retard d'élévation » de Mx. ne fut constaté nettement qu’une fois, et ce fut chez un sujet normal pour lequel il n’avait nullement le pronostic défavorable que lui attribue BARRINGER.
c) FORCE MUSCULAIRE DES SUJETS CONSIDÉRÉS : Très peu de malades peuvent accomplir autant de travail que les normaux, mais il est à remarquer qu'ils présentent tous des signes certains de faiblesse musculaire générale et que le maximum de travail dont ils sont capables correspond étroitement au résultat des divers tests de force musculaire auxquels ils sont soumis. Et MA80N en tire la conclusion qu'outre le facteur cardiaque, le développement défectueux du système musculaire général constitue un facteur à considérer parmi les causes de la fatigue entrainée par un effort léger dans certains cas de « syndrome d'effort ».
WarrieLp seul (151), puis en collaboration avec Smitx (152), pense que l'exercice contrôlé est incontestablement le moyen le plus sûr et le plus rapide’ de détermination de l'aptitude au service militaire dans les cas de « cœur irritable ». Il peut d’ailleurs
aussi fournir des données servant à l'établissement du diagnostic chez certains sujets suspects de tuberculose, en sorte que, même dans la vie civile, l’exercice pourra rendre des services dans un certain nombre de cas dont l'étude et la classification étaient jusqu'alors restées défectueuses,
SCHNEIDER (125), attaché au laboratoire de recherches médicales du champ d'aviation de Mitchell Field à Long-Island (près New-York), établit un test destiné à apprécier la capacité physique des aviateurs américains.
Ce test est basé sur :
a) Le rythme du cœur en position couchée et debout ; |
b) L'accélération cardiaque lors du passage de la position couchée à la position debout :;
c) L'accélération cardiaque après un exercice donné (voir plus loin) :;
d) La durée de cette accélération :
e) L'élévation ou la chute de Mx. lors du passage de la position couchée à la position debout.
Pour donner à chacun de ces facteurs l'importance qui lui revient et ne pas risquer de négliger l’un au profit de l’autre, SCHNEIDER établit un système de € points » pour évaluer chacune des réactions, et
base son jugement sur une note constituée nar le. total des chiffres ainsi obtenus. Pour chacune des réactions, la note varie entre + 3 et — | à — 3 (voir tableau ci-contre).