‹ LES CRITIQUES LETTERAIRESChapitre 100 sur 243 · LE ROI S*AMUSE · texte numérisé non relu

LE ROI S*AMUSE

Pour le maniement de la langue, M. Hugo n'a pas de rival; il fait de notre idiome ce qu'il veut; il le forge et le rend solide, âpre et rude comme le fer ; il le trempe comme l'acier, le fond comme le bronze, le cisèle comme l'argent ou le ; marbre.

Mais ce constant amour de la langue et de la poésie pourr elle-même, cette fidèle prédilection pour la description de nature extérieure, ou le déroulement des pensées person — nelles, répugne, on le conçoit sans peine, au récit des aven — tures, à l'expression intime et simple de la passion. Dans le roman, elle multiplie les paysages au point d'absorber ef d'éteindre les personnages, comme dans les compositions

Page 1